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    Moyen-Orient

    Marche du retour à Gaza: une nouvelle victime, Washington accusé de complicité

    media De jeunes manifestants palestiniens lundi 1er avril dans le sud de la bande de Gaza. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

    Au moins 17 personnes ont été tuées vendredi 30 mars dans des violences à la frontière entre Gaza et Israël, indique le ministère gazaoui de la Santé. La dernière victime, Faris al Raqib, âgé de 29 ans, est décédé ce lundi des suites de ses blessures. La tension est désormais moins forte à Gaza, mais le mouvement doit se poursuivre jusqu'à la mi-mai. Et ce lundi encore, des manifestants sont rassemblés le long de la frontière avec Israël.

    Avec notre correspondant à Jérusalem, Guillhem Delteil

    Depuis samedi, les manifestants présents dans les cinq campements installés le long de la barrière de séparation sont nettement moins nombreux, mais le mouvement se poursuit. Dans chacun de ces cinq lieux de regroupement, des dizaines de personnes sont rassemblées ce lundi encore.

    C'était l'objectif des organisateurs que d'inscrire ce mouvement dans la durée, de le faire exister jusqu'au 15 mai, date du 70e anniversaire de ce que les Palestiniens appellent la Nakba, la « catastrophe » qu'a représenté pour eux l'exode de centaines de milliers de Palestiniens après la création de l'Etat d'Israël.

    Si les tentes sont plus vides en semaine, la manifestation de vendredi prochain devrait, elle, rassembler encore des milliers de Gazaouis : l'ensemble des factions palestiniennes appellent à une journée de deuil en mémoire des personnes tuées il y a trois jours.

    L’OLP accuse Washington

    Ces tensions autour de la bande de Gaza renforcent aussi la crise qui existe entre les responsables palestiniens et l'administration américaine. Dès vendredi, le président Mahmoud Abbas avait jugé qu'Israël est « seul responsable » de ce bilan très lourd et il appelait à la mise en place d' « une protection internationale » pour les manifestants gazaouis.

    Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni samedi pour discuter d'une proposition de déclaration soumise par le Koweït, représentant les pays arabes. Le texte réclamait – conformément aux vœux du secrétaire général de l'ONU – « une enquête indépendante et transparente » sur les événements de vendredi. Mais il a été bloqué par les Etats-Unis soutenus par le Royaume-Uni.

    Cette paralysie de la communauté internationale agace les responsables palestiniens. Washington « saborde toute condamnation internationale énergique du comportement d'Israël à la frontière de Gaza », s'est indigné Saëb Erakat, le numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Et Hanane Ashraoui, membre du comité exécutif de l'organisation, estime que « cette position contreproductive », dit-elle, peut rendre les deux pays « complices de l'occupation militaire israélienne et de sa violence ».

    Mais pour le chercheur  Alain Gresh, directeur de la revue Orient XXI, les Etats-Unis ne sont pas les seuls à pouvoir faire pression sur Israël ; l'Union européenne aussi. « Si nous pensons que, réellement, la solution du conflit israélo-palestinien est une question décisive pour l’avenir de la région, mais aussi de l’Europe, avec tout ce que l’on peut dire sur le terrorisme... il faut lui donner les moyens d’une politique autonome. Mais malheureusement, pour l’instant ce n’est pas le chemin que l’on prend », déplore-t-il.

    Vieille femme devant une des tentes dressées pour l'opération Grande Marche du retour, le 2 avril 2018. Une marche qui doit se poursuivre jusqu'à la mi-mai, date anniversaire de la Nakba. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

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