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    • Nouvelle frappe israélienne contre des cibles du Jihad islamique à Gaza (armée)
    Moyen-Orient

    Israël - Jordanie: en marche vers la réconciliation

    media Près de l'ambassade israélienne, des manifestants protestaient après la mort de deux Jordaniens abattus par un garde israëlien, le 28 juillet 2017, à Amman. REUTERS/Muhammad Hamed

    C’est la fin d’une brouille qui aura duré huit mois. Une brouille entre deux voisins : Israël et la Jordanie. La semaine dernière, les autorités jordaniennes ont accepté le retour d’un nouvel ambassadeur d’Israël à Amman, la capitale jordanienne. L’ambassade était fermée depuis juillet 2017. Depuis qu’un garde israélien avait abattu deux Jordaniens à l’entrée du batiment consulaire.

    De notre correspondant à Amman,

    La crise s’est dénouée parce qu’Israël a versé des compensations financières suite à la mort des deux Jordaniens. La presse israélienne a évoqué le montant de cinq millions de dollars. Le pouvoir jordanien avait été ulcéré lorsque le garde israélien, auteur des tirs mortels l’été dernier, avait quitté la Jordanie, protégé par son immunité diplomatique, et été ensuite accueilli en héros national par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à son retour au pays. Amman avait exigé des excuses, Benyamin Netanyahou a exprimé des « regrets ». Ce versement a donc permis une détente entre les deux pays et la nomination d’un nouvel ambassadeur à Amman : Amir Weissbrod.

    Intérêts communs économiques et stratégiques

    La Jordanie exigeait également qu’Israël engage des poursuites judiciaires contre l’auteur des tirs, mais cette condition ne semble pas avoir été respectée. Les versions jordanienne et israélienne divergent sur ce point ; Amman assure qu’Israël a promis « des mesures judiciaires », mais côté israélien, on est moins catégorique. En janvier, les autorités israéliennes avaient indiqué qu’elles prendraient une décision dans les prochaines semaines concernant ce dossier judiciaire, mais des sources diplomatiques israéliennes ont indiqué à la presse, sous couvert d’anonymat, qu’elles ne comptaient pas, en fait, juger l’auteur des tirs.

    Malgré tout, les deux pays ont accepté de se rapprocher car ayant des intérêts communs. Au niveau économique tout d’abord : la Jordanie a besoin du gaz israélien. Un nouveau gazoduc devrait d’ailleurs bientôt relier la Jordanie et Israël à la frontière nord des deux pays. Les travaux, sur le terrain, ont déjà débuté. Ce gazoduc devrait fournir 45 milliards de mètres cubes de gaz à la Jordanie sur une période de 15 ans. La Jordanie ne dispose pas d’importantes ressources en hydrocarbures et le pays dépend donc beaucoup de ses voisins, y compris d’Israël, pour son approvisionnement en énergie.

    Les lieux saints sous protection jordanienne

    Le pouvoir israélien considère ensuite la Jordanie comme un Etat tampon et un partenaire stratégique pour se protéger des conflits et de l’instabilité en Syrie et en Irak. Israël et la Jordanie partagent des informations de renseignements pour la lutte contre le terrorisme dans la région. Les deux pays ont signé un accord de paix en 1994 et puis, côté jordanien, le roi Abdallah II n’a pas apprécié que le président américain Donald Trump reconnaisse Jérusalem comme capitale d’Israël. Il est inquiet pour l’avenir des lieux saints musulmans et chrétiens de Jérusalem dont la Jordanie assure le gardiennage, mais il ne veut surtout pas s’opposer frontalement, ni à Israël ni aux Etats-Unis. Sur cette question, il a opté pour une politique d’engagement, une diplomatie douce, et il a donc besoin d’entretenir de bonnes relations avec le pouvoir israélien.

    à (re)lire: Jérusalem: les politiques jordaniens font bloc contre la décision de Trump

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