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    Moyen-Orient

    «Marche du retour»: nouveaux heurts à la frontière Gaza-Israël

    media Soldats israéliens déployés à la frontière entre Gaza et Israël, le 6 avril 2018. MENAHEM KAHANA / AFP

    Neuf Palestiniens ont été tués et plus de 1 000 blessés par des soldats israéliens lors de protestations ce vendredi près de la frontière entre Gaza et Israël, une semaine après une journée particulièrement meurtrière lors de manifestations similaires.

    Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

    Dès le début de la matinée, ce vendredi, des centaines de protestataires, entiellement de jeunes hommes, sont arrivés sur les cinq camps installés au pied de la barrière. Les gens continuaient d'arriver sur place à la mi-journée. Après la grande prière hebdomadaire, d'autres personnes étaient en chemin vers les points de rassemblement. Tout au long de la journée, le nombre de protestataires rassemblés le long de la frontière n'a cessé d'augmenter. Ils étaient quelques centaines dans la matinée, près de 20 000 en fin d'après-midi

    Il faut dire que la mobilisation semble avoir été moins forte. En milieu d'après-midi, l'armée israélienne annonçait avoir dénombré 10 000 protestataires à proximité de la barrière de séparation. C'est moins que la semaine dernière, lorsque 35 000 personnes avaient participé au mouvement et c'est moins que ce qu'avaient anticipé les forces israéliennes. Elles disaient s'attendre à un rassemblement de près de 50 000 personnes.

    Des « émeutes », selon Tsahal

    Ce vendredi, d'épaisses colonnes de fumée noire se sont élevées dans le ciel au-dessus de la bande de Gaza. Aidés par le vent qui soufflait d'ouest en est, vers le territoire israélien donc, les protestataires ont incendié de très nombreux pneus afin de perturber la vision des tireurs d'élite israéliens. Et selon l'armée, certains ont tenté - dissimulés derrière ces écrans de fumée - de pénétrer illégalement sur le territoire israélien.

    Des manifestants palestiniens crient lors d'affrontements avec les troupes israéliennes lors d'une manifestation à l'est de la ville de Gaza, le 6 avril 2018 REUTERS/Mohammed Salem

    Pour l'armée israélienne, ces rassemblements sont des « émeutes ». Elle redit qu'elle « ne permettra aucune brèche dans les infrastructures sécuritaires ». Ce matin, elle a fait usage de gaz lacrymogènes et de balles réelles, mais dit avoir tiré dans les jambes de dix personnes. Les tireurs d'élite sont entrés en action « conformément aux règles d'engagement » assure l'état-major.

    Selon le ministère de la Santé à Gaza, le bilan de la journée est de neuf morts et plus de 1 000 blessés dont près de 300 par balles et 25 blessés graves.


    Le Hamas promet de poursuivre le mouvement

    C'est un jugement qui revient dans la bouche de plusieurs responsables israéliens. Les rassemblements de ce vendredi ont attiré 15 000 personnes de moins que ceux d'il y a 8 jours. Et ils y voient le bien-fondé de la réponse de l'armée à ce mouvement de protestation : « les actions militaires de la semaine dernière ont "dissuadé" le Hamas d'inciter à de nouveaux rassemblements de masse à la frontière avec Gaza » disent-ils.

    Mais comme la semaine dernière, plusieurs cadres du mouvement islamiste au pouvoir dans l'enclave palestinienne ont défié l'armée israélienne en se rendant à proximité de la barrière de séparation ce vendredi. Et tous assurent que le mouvement ne s'essouffle pas. Le monde « doit s'attendre à notre grand déplacement, lorsque nous ferons tomber les frontières et prierons à Al-Aqsa » a lancé Yahya Sinwar. Le chef du Hamas dans la bande de Gaza promet donc à ses administrés de les emmener à Jérusalem dans le troisième lieu saint de l'Islam.

    « Le blocus et la faim ont échoué à retourner le peuple de Gaza contre la résistance » a-t-il assuré, le qualificatif désignant sa formation. Et des centaines de partisans l'entouraient, chantant eux aussi leur détermination : « nous irons à Jérusalem, même au prix de millions de martyrs » scandaient-ils.
    GD

    Les Palestiniens évacuent le journaliste palestinien Yasser Murtaja, 31 ans, lors d'affrontements avec les troupes israéliennes à la frontière entre Israël et Gaza, le 6 avril 2018. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

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