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    Moyen-Orient

    Syrie: «Dès que [l'Iran] ou le Hezbollah s’approchent du Golan, [Israël] frappe»

    media (Photo d'illustration) Une unité d'artillerie israélienne en poste à la frontière syrienne, sur le plateau du Golan, le 28 janvier 2015. REUTERS/Baz Ratner

    Plusieurs missiles ont frappé lundi 9 avril à l’aube l’aéroport militaire syrien de Tiyas, la base dite T-4 située entre Homs et Palmyre. Moscou et Damas accusent Israël d’être à l’origine de cette attaque qui a fait 14 morts, dont 4 soldats iraniens présents sur place. L'Etat hébreu n'a pas commenté, mais l'hypothèse semble vraisemblable selon plusieurs observateurs, d’autant qu’Israël avait déjà frappé cet aéroport militaire en février dernier. Entretien avec Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie, chercheur invité à l’université Stanford aux Etats-Unis.

    RFI : Pourquoi Israël s’en prend-t-il à cette base en particulier ?

    Fabrice Balanche : C’est une base sur laquelle les Iraniens ont l’habitude d’arriver avec du matériel destiné à l’armée syrienne, mais aussi au Hezbollah. C’est pour ça que les Israéliens l’ont frappé. Ça fait partie des lignes rouges définies par les Israéliens au début du conflit. Dès que les Iraniens ou leurs alliés du Hezbollah s’approchent du Golan, ils frappent. Les Israéliens sont tétanisés à l’idée de voir les bases iraniennes se multiplier en Syrie et menacer sa sécurité, donc l’escalade de la violence entre Iran et Israël semble malheureusement difficile à éviter.

    Mais ce qui est important c’est le timing. Elle a lieu juste après les attaques chimiques dans la Ghouta, samedi 7 avril, qui ont créé beaucoup d’émotion. Israël montre aux pays occidentaux, à la France et aux Etats-Unis que s’ils veulent frapper la Syrie c’est possible. Les Russes ne réagissent pas ou n’ont pas les moyens d’empêcher ces frappes, donc les Israéliens disent « plutôt que de vous contenter de gesticulations à l’ONU, faites comme nous : frappez. Si vous voulez vraiment le faire, c’est possible ».

    Donc cette attaque d’une base syrienne où sont stationnées des forces iraniennes, c’est en fait un message aux alliés occidentaux d’Israël ?

    Israël est inquiet par les annonces de Donald Trump ces dernières semaines, qui a dit qu’il voulait retirer les troupes américaines de Syrie le plus rapidement possible, sans doute qu’il voudra le faire avant les élections de novembre. Il ne voit pas l’intérêt de rester en Syrie, parce que c’est trop compliqué et trop coûteux. Et cette perspective inquiète beaucoup les Israéliens. Des groupes de pression, des lobbies en Europe et aux Etats-Unis, poussent à une intervention massive contre le régime d’Assad et évidemment les attaques chimiques peuvent être le déclencheur de ce type d’attaque.

    Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a jugé que cette frappe constituait « un développement dangereux ». Comment se place la Russie dans ce conflit irano-israélien qui se joue en Syrie ?

    Moscou blâme et condamne Israël évidemment. Mais en réalité, les Russes ne sont pas si mécontents que les Israéliens frappent les Iraniens en Syrie parce que ça limite l’influence iranienne sur le territoire syrien. Ça permet à la Russie de se développer davantage et de jouer le rôle d’arbitre. Les Russes se sont notamment engagés à empêcher l’approche des Iraniens et de leurs alliés à moins de 40 kilomètres du Golan. Donc les Russes, à terme, espèrent déployer une espèce de « force de casques bleus russes » vers le Golan, ce qui les renforcera encore davantage sur la scène internationale. Par contre, il ne faut pas que ces frappes israéliennes gênent leur victoire en Syrie et ils ont peur que les Etats-Unis et la France emboitent le pas aux Israéliens et se lancent dans des frappes massives en Syrie qui pourraient - si ce n’est inverser le cours des choses - en tout cas ralentir fortement la victoire du régime syrien.

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