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    Riposte militaire en Syrie: la classe politique française reste divisée

    media Les présidents américain et français, Donald Trump et Emmanuel Macron, en juillet 2017 lors du G20 de Hambourg. REUTERS/John MACDOUGALL,POOL

    Mardi 10 avril 2018, au Conseil de sécurité de l'ONU, Moscou a opposé son veto à un projet de résolution américain visant à créer un mécanisme d'enquête sur le recours aux armes chimiques en Syrie. C'était le 12e veto russe en sept ans de guerre. Face à l'utilisation, potentiellement par le régime de Damas, de ce type d'armements, faut-il réagir militairement pour faire respecter le principe de la « ligne rouge » ? La classe politique française demeure partagée.

    Après la dernière attaque chimique survenue samedi, selon toute vraisemblance, dans le dernier bastion rebelle aux portes de Damas, la ville de Douma située dans la Ghouta, les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont tombés d'accord pour ne pas laisser l'usage d'armes chimiques se poursuivre en Syrie.

    Et le président français a déclaré que la décision ou non d'une riposte serait prise dans les prochains jours en coordination avec Londres et Washington. Les trois capitales tendent à pointer du doigt le régime de Damas comme responsable.

    Alors, frapper ou non la Syrie sans mandat de l'ONU ? Si en France, les institutions permettent à l'exécutif d'agir seul dans un premier temps, qu'en pense-t-on dans la classe politique et notamment à l'Assemblée nationale ?

    La question s'est déjà posée dans l'hémicycle. En août 2013, François Hollande et Barack Obama avaient laissé le régime de Damas franchir la fameuse « ligne rouge ». Aujourd'hui, dans la même verve qu'à l'époque, le Premier ministre promet une réponse « forte » :

    « Il n'y a pas de diplomatie crédible si de telles atrocités ne donnent pas lieu à une réponse forte, unie et résolue de la communauté internationale », a plaidé Edouard Philippe devant la représentation nationale.

    « Ils veulent nous refaire le coup des armes chimiques en Syrie ? »

    Mais dans les rangs, les députés sont partagés quant à l'usage de la force dans un conflit étranger. Il faut intervenir et maintenant, demande d'un côté le député des Français de l'étranger Meyer Habib (centriste, membre du groupe UDI) :

    « Je crois qu'à un moment donné, il faut dire "stop". Et si jamais une armée existe, la guerre existe, c'est peut-être pour empêcher de tels massacres. On ne peut pas mettre des lignes rouges et ne pas les respecter, sinon on perd toute crédibilité. C'est ce qui est en train de se passer. »

    Tandis que d'autres élus de gauche et de droite se montrent plus prudents... Intervenir, d'accord, mais pas seuls, met en garde un élu Les Républicains. Une condition à laquelle Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, ne souscrit même pas. Pour lui, c'est une très mauvaise idée, avec ou sans allié.

    « Je regrette tellement Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Eux n'avaient pas fait la connerie du siècle d'intervenir en Irak. Et ils veulent nous refaire le coup des armes chimiques en Syrie ? C'est une honte. D'abord on vérifie », lance-t-il.

    Même son de cloche chez Marine Le Pen, qui se dit « toujours très étonnée qu'on ne tire pas les leçons du passé », et pour qui cette histoire « rappelle de mauvais souvenirs », à savoir l'expérience irakienne de MM. Blair et Bush.

    Frapper Bachar, François Hollande et Marine Le Pen refont le débat

    « Je m'inquiète de cette précipitation qui fait qu'en l'espace de quelques minutes, sans même attendre une enquête internationale sur le sujet, on considère comme acquise une attaque chimique, on considère comme acquis que le gouvernement d'Assad est responsable de cette attaque », estime la présidente du FN.

    L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) va justement envoyer très vite une équipe d'enquêteurs, sur place, à Douma, mais convaincre Marine Le Pen sera difficile, quelles que soient ses hypothétiques conclusions.

    « Chacun a en mémoire la petite fiole agitée [par Colin Powell, secrétaire d'Etat américain aux Nations unies en mars 2003, NDLR ]pour justifier l'intervention en Irak au motif qu'il y aurait eu là-bas des armes de destruction massive chimiques dont nous savons depuis qu'il s'agissait là d'une vaste opération de propagande », considère la députée frontiste.

    Lui avait voulu intervenir en Syrie, en août 2013, et il estime que cette fois-ci, il faut y aller. L'ancien président François Hollande s'est exprimé sur le sujet sur l'antenne de France 2 : « Ne rien faire serait une impunité et conduirait le régime de Bachar el-Assad à continuer à massacrer son peuple. »

    « Aujourd'hui, continue-t-il, il y a - et ce n'est contesté que par les Russes, les soutiens du régime de Bachar - une nouvelle utilisation des armes chimiques. Des lignes rouges avaient été fixées. Quand une ligne rouge est violée, dépassée, transgressée, la seule réaction possible est une frappe ou des frappes. »

    → À relire : Quels pourraient être les contours d'une opération française ?

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