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    Moyen-Orient

    Syrie: Donald Trump bombarde sur Twitter

    media Le président américain Donald Trump a annoncé via Twitter une attaque prochaine en Syrie. NICHOLAS KAMM / AFP

    Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi une attaque prochaine en Syrie. 48 heures après avoir déclaré qu’une décision majeure allait être prise pour répondre à l’attaque chimique présumée de Douma, Donald Trump prévient via Twitter que des missiles américains vont s’abattre sur la Syrie. Avec ces tweets qui annoncent des frappes militaires, Donald Trump rompt décidément avec les codes établis. De son côté le Kremlin «ne participe pas à la twito-diplomatie», a déclaré le porte-parole Dmitri Peskov.

    Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet

    C’est la première fois que des tirs de missiles sont annoncés à l’avance par le commandant en chef d’une armée sur un réseau social. Dans un message posté sur Twitter, son réseau social préféré, en tout début de matinée le président américain écrit en effet : « Les Russes jurent détruire tous les missiles qui s’abattront sur la Syrie. Mais que les Russes se tiennent prêts, car ils arrivent, ils sont beaux, neufs, et intelligents. » Et menaçant, il ajoute toujours à l’adresse des Russes : « Vous ne devriez pas être les partenaires d’un animal qui gaze et tue son peuple ».

    Il s’agit d’un donc d'un vrai défi ouvertement lancé à Moscou et qui tranche avec le silence habituellement observé avant une offensive militaire.

    Dans un second message, le président américain affirme que les relations entre les Etats-Unis et la Russie sont « pires aujourd’hui qu’elles ne l’ont jamais été y compris pendant la Guerre froide », mais il complète, soudainement apaisé : « Il n’y a aucune raison pour cela, la Russie a besoin de notre aide pour son économie ».

    « La décision finale n'a pas été prise »

    Si l’intervention militaire américaine en Syrie semble désormais inéluctable, son imminence n’est cependant pas certaine car le secrétaire à la Défense a calmé le jeu dans la matinée. James Mattis a déclaré être prêt à présenter des options militaires au président, mais a souligné que les Etats-Unis étaient « encore en train d'évaluer » les origines de l’attaque chimique pour savoir si le régime syrien en était bien responsable.

    Un peu plus tard encore, dans l’après midi, la porte-parole de la Maison Blanche a confirmé qu’aucun tir de missile n’était encore réellement programmé. « Il y a d’autres options possibles, toutes les options sont sur la table, a déclaré Sarah Sanders avant de préciser, la décision finale n’a pas été prise. Le président n’a pas établi de calendrier .»

    La faute à l'enquête du juge Mueller ?

    Et le président américain a lui continué à tweeter, sans plus parler de l’offensive qui se prépare. Quatre autres messages ont été postés par Donald Trump, dont un, notable, qui attribue la mauvaise relation entre les Etats-Unis et la Russie à l’enquête menée par le procureur Mueller sur les ingérences russes.

    Comme si pour le président américain, tout était lié à cette enquête qu’il juge corrompue et injustifiée. Avec cette série de messages, Donald Trump donne en tout cas l’impression de durcir le ton contre Moscou pour prouver qu’il n’y a eu aucune collusion entre les Russes et sa campagne. Une véritable obsession pour le président américain, surtout depuis la perquisition menée lundi chez son avocat.

    Le Kremlin «ne participe pas à la twitto-diplomatie»

    « Nous ne participons pas à la twitto-diplomatie. Nous sommes partisans d'approches sérieuses », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, cité par les agences russes lui demandant de commenter les derniers messages du président américain.

    « Nous estimons toujours qu'il est important de ne pas mener des actions qui pourraient nuire à une situation déjà fragile », a-t-il ajouté. « Nous sommes convaincus que l'utilisation d'armes chimiques à Douma (ville de la Ghouta orientale en Syrie, NDLR) a été inventée, et ne peut être utilisée comme prétexte pour avoir recours à la force », a-t-il prévenu.

    La Bourse de Wall Street a clôturé ce mercredi en baisse, fragilisée par les tensions sur la Syrie et les menaces d'une action militaire. 

     

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