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    Moyen-Orient

    Syrie: une surenchère guerrière entre Moscou et Washington

    media Dans un hôpital le 7 avril à Douma, après l'attaque présumée chimique. White Helmets/Reuters TV via REUTERS

    C’est l’impasse diplomatique en Syrie. Une nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l'ONU s'est terminée sur un constat d'échec mardi soir. Résultat : le ton monte à nouveau entre la Russie et les Occidentaux. Paris se dit toujours déterminé à tout mettre en œuvre contre l'impunité chimique mais Moscou n'est pas en reste. Ce mercredi, le Kremlin a lancé un avertissement à destination de Washington : évitez tout acte pouvant déstabiliser la Syrie sinon... l'armée russe ne restera pas les bras croisés. Cela n'a pas l'air de faire reculer Donald Trump.

    Alexander Zasypkin, ambassadeur de Russie au Liban, a précisé que tout missile américain tiré sur la Syrie serait détruit par les forces russes, de même que les sources à partir desquelles ces missiles auront été tirés. Des propos sans équivoque qui marquent le franchissement d’une étape supplémentaire dans la rhétorique guerrière qui se cristallise autour de la Syrie, note notre correspondant à Moscou, Jean-Didier Revoin.

    Mardi soir, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, Vassily Nebenzia, le représentant de la Russie, accusait les Etats-Unis de faire un pas vers la confrontation en soumettant au vote un projet de résolution que la Russie ne pouvait pas accepter au motif qu’il visait à condamner sans preuves la Syrie, un Etat pourtant souverain.

    Une souveraineté que la Russie entend défendre au motif qu’elle est la seule à avoir été invitée par Damas à défendre la Syrie et que tout autre intervention étrangère ferait le jeu des terroristes encore actifs dans la Ghouta orientale. Compte tenu de la paralysie du Conseil de sécurité et sachant que Washington et Paris ont annoncé qu’ils préparaient une riposte à l’attaque chimique présumée qui a touché la Ghouta orientale samedi, le risque de voir le conflit syrien déborder les frontières du pays semble aujourd’hui bien réel.

    Trump, la riposte

    D'autant que Donald Trump n'a pas tardé à réagir aux déclarations russes: « Tiens-toi prête, Russie, les missiles arrivent », a ainsi tweeté ce mercredi le président des Etats-Unis. Les Russes ne doivent pas « être les partenaires d'un animal qui tue avec des gaz », a continué Trump dans un tweet, en faisant allusion au président syrien, Bachar el-Assad, et à l'attaque chimique présumée de samedi soir à Douma.

    Une escalade verbale à prendre au sérieux

    Selon le chercheur Bertrand Badié (Centre d'études et de recherches internationales), les deux protagonistes, Russie et Etats-Unis se sont enfermés dans leur propre rhétorique mais leurs propos ne sont pas des propos « en l'air ». « La Russie s’est trop avancée pour rester totalement passive en cas d’attaque américaine et Monsieur Trump, qui est d’ailleurs spécialiste dans le domaine, a trop parlé pour ne pas être obligé aujourd’hui de faire quelque chose. Et donc, cette situation où les deux protagonistes sont prisonniers de leur propre discours, est une situation dangereuse », analyse-t-il.

    « La Russie craint probablement une action militaire venant des puissances occidentales », poursuit Bertrand Badié. Et cela pour deux raisons : d'abord parce que cette nouvelle étape dans le conflit pourrait ne pas être favorable à la Russie, ensuite parce que cela embarrasse la Russie qui ne pourrait pas ne pas réagir.

    L'authenticité de l'attaque chimique toujours en question

    Se disant « prêt » à présenter des options militaires au président Donald Trump, le secrétaire américain à la Défense James Mattis a néanmoins souligné que les Etats-Unis étaient « encore en train d'évaluer » les informations sur l'attaque chimique présumée pour pouvoir en faire assumer la responsabilité au président syrien Bachar el-Assad. Car son authenticité continue à se poser. L'Organisation mondiale de la santé indique avoir reçu plusieurs rapports de « ses partenaires sur place » faisant état de 500 personnes à Douma présentant des « symptômes cohérents avec une exposition à des produits chimiques toxiques ».

    « L'Organisation mondiale de la Santé ne pourra pas confirmer ces informations tant que nous n'aurons pas accès à la ville de Douma », précise-t-elle. L'OMS réclame donc aux autorités syriennes de pouvoir mener sur place des enquêtes épidémiologiques afin d'évaluer les impacts sur la santé et pouvoir fournir du matériel médical si nécessaire.

    L'armée russe accuse quant à elle les casques blancs syrien d'avoir mis en scène cette attaque chimique présumée. « Opérant uniquement dans les rangs des terroristes, les Casques blancs ont une fois de plus mis en scène devant les caméras une attaque chimique contre des civils dans la ville de Douma », a affirmé le général Viktor Poznikhir au cours d'une conférence de presse.

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