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    Moyen-Orient

    Syrie: Washington et Moscou s'affrontent au Conseil de sécurité de l'ONU

    media L'ambassadeur russe à l'ONU Vassily Nebenzia, lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la Syrie, à New Yok, le 10 avril 2018. REUTERS/Brendan McDermid

    La Russie et les Etats-Unis se sont affrontés mardi devant le Conseil de sécurité des Nations unies sur les moyens d'enquêter sur le recours aux armes chimiques en Syrie. Depuis samedi, on assiste à une forte tension sur la scène diplomatique internationale, après l'attaque chimique présumée du régime contre la ville de Douma. Les Occidentaux laissent planer l'hypothèse d'une action militaire contre le régime de Bachar el-Assad.

    « La Russie a saccagé la crédibilité du Conseil de sécurité », a lancé l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley. C'est « une farce », a-t-elle ajouté, « l'Histoire se souviendra que ce jour, la Russie a choisi de préférer un monstre plutôt que la vie  du peuple syrien. »

    « Vous faites encore un pas vers la confrontation », a rétorqué son homologue russe Vassily Nebenzia, alors que Washington menace de recourir à la force pour sanctionner les attaques de samedi, imputées au régime syrien.

    D'abord, la Russie a opposé son veto à un projet de résolution américain prévoyant de créer un nouveau « mécanisme d'enquête indépendant des Nations unies » (Unimi) sur le recours aux armes chimiques en Syrie. Le projet de résolution américain a été soutenu par douze voix, deux pays ont voté contre - la Russie et la Bolivie - et la Chine s'est abstenue.

    De son côté, la Russie a présenté un projet de résolution qui visait à soutenir une enquête à Douma en Syrie de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). Le texte n'a recueilli que cinq voix en sa faveur. Quatre pays ont voté contre et six se sont abstenus.

    Damas a invité mardi l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques) à envoyer des inspecteurs à Douma, dernier bastion rebelle dans la Ghouta orientale aux portes de Damas. « L'équipe se prépare à se déployer en Syrie sous peu », a répondu l'OIAC, organisme dont le mandat est d'enquêter sur une attaque présumée, mais qui n'a pas la responsabilité d'en identifier les responsables.

    La France réfléchit à une réaction militaire

    L'ambassadeur de Russie à l'ONU, Vassily Nebenzia, a accusé les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni d'alimenter les tensions internationales par leur « politique d'affrontement » avec la Russie et la Syrie. « On menace la Russie de façon inadmissible et le ton avec lequel on le fait dépasse ce qui est acceptable. On n'avait jamais vu ça, même pendant la Guerre froide », a-t-il dit.

    Le président américain Donald Trump et la Première ministre britannique Theresa May ont affirmé mardi, lors d'un échange téléphonique, leur détermination à ne pas laisser les attaques chimiques se poursuivre en Syrie, a indiqué la Maison Blanche.

    A Londres, Downing Street indique que Theresa May s'est entretenue séparément avec les présidents américain et français et que les trois dirigeants ont souligné la nécessité d'une réaction internationale à l'attaque chimique présumée de Douma.

    La France annoncera « dans les prochains jours », en coordination avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni, sa décision quant à une éventuelle riposte militaire contre les « capacités chimiques » du régime syrien et en aucun cas ses « alliés » russe et iranien, a déclaré pour sa part mardi Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse conjointe avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman. Une intervention plausible que la France a semblé légitimer par le risque d'effondrement du régime de non prolifération. « Laisser se banaliser sans réagir l'usage des armes chimiques, c'est laisser le génie de la prolifération des armes de destructions massives, qui constituent une menace existentielle pour nous tous, sortir de sa bouteille. Les conséquences seraient terribles et nous en paierions tous le prix. C'est pourquoi nous ne pouvons pas l'accepter », a déclaré l'ambassadeur de la France François Delattre.

    En cas de frappes, la Russie a d'ores et déjà prévenu des très graves répercussions que cela pourrait avoir pour toute la région.

    (Avec agences)

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