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    Moyen-Orient

    Syrie: le flou persiste sur une opération militaire

    media Le chef d'état-major américain Joseph Dunford à la sortie d'une réunion sur la Syrie à la Maison Blanche, le 12 avril 2018. REUTERS/Carlos Barria

    Alors que se dessinait une opération militaire occidentale imminente contre le régime syrien en représailles à l'attaque chimique présumée à Douma, la Russie a appelé à une réunion du Conseil de sécurité ce vendredi autour du secrétaire général António Guterres. Le Royaume-Uni juge « nécessaire de prendre des mesures ». Après avoir entretenu le suspens sur l'imminence de frappes militaires en Syrie, Donald Trump a semblé ce jeudi temporiser en indiquant qu'aucune décision n'avait été prise au sortir d'une réunion aves ses conseillers militaires à Washington. Le président américain a prévu de s'entretenir avec Theresa May et Emmanuel Macron dans la soirée.

    La Russie a demandé que le Conseil de sécurité se réunisse ce vendredi pour discuter de la menace d'une action militaire menée par les Etats-Unis en Syrie, et que le secrétaire général des Nations unies António Guterres intervienne publiquement devant le Conseil pour faire un point de la situation.

    Cette demande intervient après que l'ambassadeur russe à l'ONU Vassily Nebenzia a déclaré, à l'issue d'une réunion à huis clos des 15 membres du Conseil de sécurité consacrée à la Syrie, que « la priorité est d'éviter le danger d'une guerre ». Cette réunion avait été convoquée en raison de « la politique agressive de certains membres du Conseil », a indiqué Vassily Nebenzia. Selon l'ambassadeur russe, une opération militaire occidentale en Syrie serait « très dangereuse, car nos militaires sont là-bas. »

    Le représentant de Moscou à l'ONU a fait monter la pression en évoquant devant les journalistes une situation extrêmement dangereuse du fait de la présence de soldats russes sur le sol syrien. Il faut tout faire pour éviter une guerre. Une confrontation, a-t-il precisé, qui pourrait opposer directement Washington et Moscou. Face à ce risque, la Suède a exposé sa fébrilité. Stockholm a proposé un compromis sous la forme de l'envoi d'une mission de désarmement en Syrie. Une initiative pour laquelle les diplomates auraient montré très peu d'appétence, rapporte notre correspondante à New York, Marie Bourreau.

    La tension ne cesse de grimper entre les Occidentaux et la Russie depuis l'attaque chimique présumée à Douma, samedi 7 avril, que Washington et ses alliés imputent au régime syrien. Depuis, les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni font planer la menace d'une opération militaire coordonnée imminente. Moscou, par la voix de son ambassadeur au Liban, avait alerté que tout missile américain tiré sur la Syrie serait détruit par les forces russes, de même que les sources à partir desquelles ces missiles auront été tirés.

    Londres considère qu'il est « nécessaire de prendre des mesures »

    Depuis, le flou persiste sur une éventuelle action occidentale en Syrie. Réuni en urgence ce jeudi, le gouvernement britannique a convenu « qu'il était nécessaire de prendre des mesures pour empêcher l'utilisation d'armes chimiques par le régime d'Assad ». Il a souligné que la Première ministre Theresa May devait « continuer à travailler avec les alliés, les Etats-Unis et la France, pour coordonner une réponse internationale ».

    Mais plusieurs voix au sein de l'opposition et la majorité réclament un vote au Parlement. C'est le cas du leader de l'opposition Jeremy Corbyn qui estime que Westminster devrait avoir son mot à dire en cas d'actions militaires, indique notre correspondante à Londres, Marina Daras. Mais la loi n'oblige pas Theresa May à solliciter l'aval des députés qui sont en ce moment en vacances. Si aucune intervention n'est programmée d'ici le début de la semaine prochaine, la chef du gouvernement pourrait revenir sur ses pas et finalement demander l'accord du Parlement. Le cas échéant, six avions de combat Typhoon et huit Tornado se tiennent prêts à décoller de la base militaire britannique d'Akrotiri, au sud de Chypre.

    Le président français Emmanuel Macron a de son côté relativisé l'urgence d'une réaction, tout en restant ferme dans ses accusations, disant détenir des preuves que des armes chimiques ont été utilisées, « au moins le chlore », par le régime syrien.

    Trump a réuni ses conseillers

    Donald Trump a de son côté réuni ses conseillers à la sécurité nationale. Mais aucune décision n'a été prise, a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Sanders.

    Plus tôt dans la journée, le secrétaire américain à la Défense James Mattis a affirmé devant le Congrès qu'une attaque chimique était inadmissible, tout en admettant ne pas avoir la preuve formelle qu'une telle attaque avait bien été menée. « Cette attaque est absolument inexcusable. Nous ne sommes pas engagés au sol sur place donc je ne peux pas vous dire que nous avons les preuves, bien qu'il y ait de nombreux signes dans les médias et sur les réseaux sociaux que du chlore ou du sarin aient été utilisés », a-t-il déclaré.

    Le secrétaire à la Défense n'a pas voulu détailler les différentes options militaires envisagées par les Américains. Il a expliqué son silence par son devoir de confidentialité à l'égard des alliés et par la nature sensible des opérations, rapporte notre correspondante à Washington, Anne Corpet. Mais James Mattis reconnaît que toute intervention armée en Syrie comporte des risques élevés : « Nous avons des préoccupations tactiques concernant la mort possible d'innocents. Nous ne voulons pas ajouter de morts civils. Nous faisons tout ce qui est humainement possible pour éviter cela, nous essayons d'arrêter le meurtre de gens innocents. Et sur un plan stratégique, nous voulons éviter une escalade si vous voyez ce que je veux dire. »

    L'Italie et l'Allemagne à l'écart

    L'Italie s'inquiète d'éventuelles frappes en Syrie. Condamnant l'utilisation d'armes chimiques, le chef du gouvernement démissionnaire Paolo Gentiloni a assuré que l'Italie ne participerait pas à une opération militaire, mais respecterait ses accords bilatéraux, alors que les médias évoquent une activité accrue sur certaines bases américaines installées sur le territoire italien.

    La chancelière allemande Angela Merkel a également prévenu que l'Allemagne ne participerait pas à d'éventuelles frappes militaires en Syrie. « Mais si les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU devaient prendre des mesures qui vont au-delà des initiatives diplomatiques, nous serions prêts à apporter notre soutien », a-t-elle précisé.

    L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé que ses enquêteurs étaient en route pour la Syrie. Ils commenceront à travailler samedi. Deux groupes de spécialistes « arriveront séparément en Syrie jeudi ainsi que demain vendredi », a annoncé l'organisation basée à La Haye, aux Pays-Bas. L'ambassadeur syrien à l'ONU, Bachar al-Jaafari, a assuré que Damas facilitera « l'arrivée de l'équipe où qu'elle le veuille, à Douma, pour vérifier s'il y a eu ou non utilisation de substances chimiques ».

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