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    «Grande marche du retour»: nouveau vendredi à haut risque à Gaza

    media Homme masqué à Gaza lors de la Grande marche pour le retour du 6 avril 2018. REUTERS/Ibraheem Abu Mustafa

    Pour la troisième semaine consécutive, des dizaines de milliers de Palestiniens se rassemblent à proximité de la barrière de séparation entre la bande de Gaza et le territoire israélien, ce vendredi 13 mars. Le mouvement a été baptisé « Grande marche du retour » pour réclamer le droit au retour des réfugiés palestiniens sur les terres qu’ils ont quittées il y a 70 ans à la création de l’Etat d’Israël, mais aussi la fin du blocus imposé à l’enclave palestinienne. Ces dernières semaines, l’armée israélienne a tiré à balles réelles sur les manifestants. Depuis le début de cette marche, 33 Palestiniens ont été tués et ce vendredi, à la mi-journée on signale trois blessés par balles.

    avec nos envoyés spéciaux à Gaza, Guilhem Delteil et Hassan Jaber

    Ce vendredi des dizaines de milliers de personnes doivent se rassembler près de la barrière de séparation avec Israël. Avec un mot d’ordre cette semaine : hisser les drapeaux palestiniens près de la frontière. Des drapeaux israéliens, eux, devraient être brûlés. Un vendredi qui risque d’être à nouveau marqué par de nouvelles victimes car aucune des parties ne semble montrer d’inflexion.

    En déplacement à Sderot, à quelques kilomètres de la bande de Gaza, cette semaine, le Premier ministre israélien a réitéré sa fermeté face à ce mouvement : « nous avons une règle claire et simple que nous exprimons de manière constante : si quelqu’un essaye de vous attaquer, levez-vous et attaquez-le », a déclaré Benyamin Netanyahu. Aux yeux du gouvernement israélien, ces rassemblements sont organisés par le Hamas, mouvement qu’il considère comme terroriste, et ils ont pour but d’attaquer la frontière entre la bande de Gaza et le territoire israélien. Et Israël ne veut pas laisser s’installer un foyer d’instabilité au Sud lorsque le pays se prépare à une confrontation avec l’Iran et le régime syrien à sa frontière Nord.

    Côté gazaoui, les organisateurs de la Grande marche du retour, lancée il y a deux semaines, affirment mener une résistance pacifique face à l’occupation israélienne et malgré le nombre important de victimes ces deux derniers vendredis, ils appellent à un nouveau rassemblement aujourd’hui et entendent maintenir une forte mobilisation chaque vendredi jusqu’au 15 mai, date des commémorations des 70 ans de la Nakba, l’exode qui a suivi la création d’Israël.

    Qui organise la Grande marche du retour ?

    Israël accuse le Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle l'enclave, d'être derrière ce mouvement. Les organisateurs de la Marche, eux, affirment représenter l'ensemble de la société palestinienne.

    Yusri Darwish dirige l'Union des centres culturels palestiniens. Mais depuis quelques mois, il est aussi membre du comité national qui organise la Grande Marche du retour. « Au début, il y avait l'idée de commémorer la Nakba et nous voulions nous préparer. Il y avait les factions, les organisations non-gouvernementales, les associations, les jeunes : toutes les composantes de la société civile », nous explique t-il

    Cette première rencontre a eu lieu en janvier. Depuis, le comité national a été créé. Il compte 28 membres et le Hamas n'y dispose que d'un seul siège. Mais le mouvement au pouvoir à Gaza apporte aussi son plein soutien à la Marche, reconnaît Faouzi Barhoum, l'un de ses porte-parole.

    « Nous offrons tout type de soutien : technique, financier... Pour aplanir le terrain, monter des tentes. Et nos enfants, nos femmes, nos hommes : tous les membres du Hamas sont impliqués en tant que citoyens dans cette Marche. Car le Hamas est une partie intégrante du peuple palestinien. »

    Un soutien précieux et de plus en plus important, relève Omar Chaabane, directeur du centre de réflexion Pal Think. « Plus ça continue, plus c'est dominé par les factions politiques. Parce que c'est un énorme effort. Il nécessite beaucoup de ressources, pour le transport, la nourriture, la logistique, et personne ne peut les mobiliser. »

    Mais la mobilisation conserve une dimension populaire, souligne le politologue : « le droit au retour défini les Palestiniens », dit-il.

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