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    Moyen-Orient

    Syrie: la guerre des nerfs se poursuit

    media Réunion des membres du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie, le 13 avril 2018. REUTERS/Eduardo Munoz

    Les Etats-Unis poursuivaient ce vendredi leurs consultations avec leurs alliés sur les frappes punitives en Syrie promises par Donald Trump après l'attaque chimique présumée à Douma, le 7 avril. L'armée russe accuse Londres d'avoir participé à la mise en scène de l'attaque chimique présumée. Poutine a mis en garde vendredi Emmanuel Macron contre tout « acte irréfléchi et dangereux». Theresa May et Emmanuel Macron travaillent ensemble sur la «réponse internationale», a annoncé un porte-parole du 10 Downing Street. Le secrétaire général de l'ONU met en garde contre « une escalade militaire globale ».

    Les Occidentaux semblent désormais temporiser face aux craintes d'une « escalade militaire totale », comme l'a exprimé ce vendredi le secrétaire général de l'ONU António Guterres lors d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la Syrie. Les Etats-Unis continuent de s'entretenir avec leurs alliés et les réunions se poursuivent à la Maison Blanche.

    Après ses tweets va-t-en-guerre annonçant des frappes imminentes, le président Donald Trump n'avait ainsi toujours pas pris de « décision finale » ce vendredi, a indiqué l'ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'ONU Nikki Haley. Et dans un entretien avec son homologue russe Vladimir Poutine, le président français Emmanuel Macron a dit souhaiter que la concertation « s'intensifie » entre Paris et Moscou, afin de « ramener la paix et la stabilité » en Syrie.

    Poutine met en garde Macron

    Soutien indéfectible du régime Assad, Vladimir Poutine a quant à lui mis en garde Emmanuel Macron contre tout « acte irréfléchi et dangereux » qui pourrait avoir des « conséquences imprévisibles ». Et à l'ONU, Damas a également prévenu : si elle est attaquée, elle « n'aura d'autre choix » que de se défendre. « Ceci n'est pas une menace. C'est une promesse », a déclaré l'ambassadeur syrien auprès des Nations unies, Bachar al-Jaafari.

    Le département d'Etat américain affirme avoir la preuve que des armes chimiques ont été utilisées lors de l'attaque à Douma le 7 avril. « L'attaque a eu lieu samedi et nous savons avec certitude qu'il s'agissait d'une arme chimique », a affirmé sa porte-parole Heather Nauert lors d'un point presse. Interrogée par les journalistes pour savoir si les Etats-Unis avaient la preuve que l'attaque avait été menée par le régime d'Assad, Heather Nauert a répondu par l'affirmative.

    Attaque présumée: la Maison Blanche évoque une forte conviction sans parler de preuve tangible

    La Maison Blanche, elle, n’évoque qu’une forte conviction sans parler de preuve tangible. « Nous sommes persuadés que la Syrie a une responsabilité dans cette attaque chimique, mais nous tenons aussi les Russes responsables de leur incapacité à empêcher que les attaques chimiques se déroulent », a déclaré la porte-parole de la présidence Sarah Sanders.

    Nous sommes persuadés que la Syrie a une responsabilité dans cette attaque chimique mais nous tenons aussi les russes responsables de leur incapacité à empêcher que les attaques chimiques se déroulent. Nous continuons à avoir des conversations avec nos partenaires et nos alliés, le président s'est à nouveau entretenu avec le président français Emmanuel Macron aujourd'hui. Le président et un certain nombre de responsables de l'administration ont discuté avec nos partenaires et alliés à des niveaux divers à travers le monde. Nous continuons d'avoir des réunions et des discussions à la Maison Blanche, je ne peux pas en dire plus, mais une nouvelle fois nous avons la très forte conviction que la Syrie est responsable de cette attaque et que la Russie a échoué à l'empêcher. L'inaction russe sur ce front est une partie du problème.
    Sarah Sanders porte-parole de la Maison Blanche 14/04/2018 - par RFI Écouter

    L'armée russe accuse le Royaume-Uni

    Mais Moscou, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, dénonce toujours une « mise en scène » à laquelle ont participé les « services spéciaux » d'un Etat désigné comme « russophobe ». L'armée russe va même plus loin en n'hésitant pas à nommer l'Etat en question. Pour elle, c'est le Royaume-Uni qui est derrière cette prétendue machination.

    « Nous savons avec certitude que du 3 au 6 avril, des pressions venant de Londres ont été exercées sur les représentants des soi-disant casques blancs pour mettre en place rapidement cette provocation préparée à l'avance », a affirmé le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

    Au cours d’une conférence de presse, ce dernier a diffusé une vidéo montrant deux Syriens, présentés comme des employés des urgences de l'hôpital de Douma. Selon leurs témoignages, cités par Igor Konachenkov et impossibles à vérifier, les blessés soignés ce jour-là ne présentaient pas de signe d'empoisonnement, mais des gens accompagnés de caméras ont soudain investi les lieux et ont commencé à arroser tout le monde d'eau, parlant d'une attaque chimique et semant la panique.

    Des déclarations auxquelles l'ambassadrice du Royaume-Uni après de l'ONU, Karen Pierce a rapidement répondu. « C'est grotesque. C'est un mensonge flagrant. C'est l'une des pires fausses informations de la machine à propagande russe. La Grande-Bretagne n'est aucunement impliquée et ne sera jamais impliquée dans l'utilisation d'une arme chimique », s'est-elle défendue.

    Des inspecteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) sont attendus sur place ce samedi.

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