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    Moyen-Orient

    Syrie: le calvaire sans fin du camp de Yarmouk, bombardé par le régime

    media La fumée s'élève du camp palestinien de Yarmouk à Damas, en Syrie, le 20 avril 2018. REUTERS/Ali Hashisho

    Après la misère, le siège, la faim et la domination jihadiste, Yarmouk, au sud de Damas, est aujourd'hui la cible d’un déluge de bombes. Devenu un bastion de l’organisation Etat islamique, ce qui était à l’origine un camp de réfugiés palestiniens vit un calvaire depuis le déclenchement du conflit syrien il y a sept ans.

    Asphyxié depuis mi-2013 par un implacable siège, Yarmouk est pilonné jour et nuit depuis jeudi par l'aviation et l'artillerie du régime qui entend parachever son emprise sur la région. Des combats au sol s'y déroulent également, dans un dédale de ruines.

    Situé au sud de Damas, Yarmouk était initialement un camp de réfugiés, créé par l'ONU dans les années 1950 pour accueillir les Palestiniens chassés de leurs terres ou fuyant la guerre israélo-arabe après la création de l'État hébreu. Il s'est transformé et étendu au fil des décennies, devenant une véritable ville à part entière où vivaient environ 160 000 réfugiés palestiniens avant le début du conflit en 2011.

    Désormais, la population du quartier a dramatiquement chuté et seuls quelques milliers de personnes y vivent encore. Fin 2012, quelque 140 000 réfugiés ont fui Yarmouk en une semaine alors que le régime y menait une campagne de bombardements pour tenter de contrer l'avancée des jihadistes. En 2015, le plus grand « camp » palestinien de Syrie est devenu un bastion de l’organisation Etat islamique.

    « Un camp de la mort »

    Pour ses habitants, le calvaire n'a pas cessé depuis le début du conflit. « C’est un camp de réfugiés qui s’est transformé en camp de la mort. Cet endroit est devenu un enfer », estime Chris Gunness, porte-parole de UNRWA, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, qui pointe une « situation totalement intolérable ».

    « Depuis 2015, 90% du camp est aux mains de l’organisation état islamique, poursuit le responsable onusien. Et depuis cette date, la situation s’est détériorée, au point qu’aujourd’hui, les habitants en sont réduits à manger de l’herbe, à boire l’eau des caniveaux. Il n’y a plus d’électricité, plus aucun docteur. Le dernier hôpital du camp qui fonctionnait a fermé. Ces derniers jours, 5 000 personnes ont fui vers le camp voisin de Yalda à cause des combats. »

    Une aide humanitaire urgente

    Face à une situation qui se dégrade encore et aux morts qui s’accumulent, Chris Gunness réclame une intervention humanitaire rapide. « Dimanche, nous avons appris que deux réfugiés palestiniens, un père et son fils avaient été tués. Nous appelons toutes les factions, tous les acteurs de ce conflit, à respecter la vie des civils. Il faut une intervention humanitaire, pour distribuer de l’aide et des vivres aux civils. Cette situation est devenue totalement intolérable. »

    Mais ce n’est pas seulement la question de Yarmouk qui pose problème, c’est celle du financement de l’aide à la Syrie tout entière. « Pour la Syrie, nous demandons d’urgence 165 millions de dollars de fonds d’aide, insiste Chris Gunness. Sinon, dans les mois à venir, nous serons contraints de réduire le budget de nos programmes d’aides. Ça veut dire moins d’argent, et moins de nourriture pour plus de 400 000 personnes désespérées. Des réfugiés qui ont été déplacés plus d’une fois. »

    Le porte-parole de UNRWA souligne que la situation des réfugiés palestiniens est critique. « Nous avons besoin d’un soutien politique et financier. Nous demandons la reconnaissance du statut particulier, et des besoins des réfugiés palestiniens. Et nous avons besoin d’argent, par exemple pour permettre à près de 48 000 enfants d’aller à l’école en Syrie, mais aussi pour les besoins urgents car nous sommes en première ligne dans ce terrible conflit. »

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