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    Moyen-Orient

    [Reportage] Gaza: les femmes et les jeunes dans la «Grande marche du retour»

    media Une jeune Palestinienne lance des pierres contre les soldats israéliens pendant la «Grande marche du retour», à la frontière entre Gaza et Israël, le 13 avril 2018. REUTERS/Mohammed Salem

    Ce vendredi 27 avril devrait encore être une journée de mobilisation dans la bande de Gaza. Depuis le 30 mars, société civile et factions politiques appellent à une « Grande marche du retour », un mouvement pour protester contre le blocus imposé au territoire et réclamer le droit au retour des réfugiés palestiniens. Un mouvement qualifié d'« émeutes » par Israël et l'armée a fait usage de balles réelles contre les manifestants. Depuis le 30 mars, 40 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens. Mais les Gazaouis poursuivent leur mouvement. Des femmes sont en première ligne et des jeunes aussi. Sensibilisés à travers les réseaux sociaux, ils veulent lutter pour leurs terres.

    Avec nos envoyés spéciaux à Gaza,  Guilhem Delteil et Hassan Jaber

    Khadija Al Chaafari a 78 ans. Elle se déplace avec une béquille. Mais cela ne l'empêche pas de participer à cette « Grande marche du retour ». « Nous pouvons décider de venir ou pas. Mais c'est le devoir des femmes de manifester. C'est le devoir de chaque femme, de chaque homme et de chaque enfant. Car nous défendons notre terre », dit-elle.

    Cette femme âgée brandit un drapeau palestinien et entre dans la zone tampon, celle interdite d'accès par l'armée israélienne. Elle se rapproche de la barrière de séparation et des tireurs d'élite.

    « Je suis prête à mourir, affirme Khadija Al Chaafari. Nous voulons vivre sur notre terre, en paix, et avec dignité. »

    L'un des porte-parole de l'armée israélienne a publié sur les réseaux sociaux une photo de deux femmes prenant part aux manifestations. L'une brandit un lance-pierres. « Une femme vertueuse est une femme qui pense aux intérêts de son foyer et de ses enfants », commente ce représentant israélien.

    Une vision combattue par Houda El Ayan, l'une des responsables du parti politique Union démocratique palestinienne. « Nous nous battons constamment pour que les femmes soient des partenaires dans la prise de décision. Et nous sommes tout le temps en première ligne. Nous nous battons pour gagner nos droits », assure-t-elle.

    La place des femmes dans les manifestations est légitime, estime Houda El Ayan. Et elle n'est d'ailleurs pas contestée par le Comité d'organisation de la Marche. Dès le début, il a mis en place une commission pour les femmes.

    Les jeunes concernés grâce aux réseaux sociaux

    Les jeunes sont aussi présents. Ils jugent leur participation à ce mouvement importante. Pour Bissan, l'ensemble de ces terres est la Palestine même si son prénom désigne un ancien village palestinien désormais situé sur le territoire israélien. Et même si elle sait que le rapport de force n'est pas en faveur des Palestiniens, cette jeune femme de 21 ans n'entend pas cesser la lutte.

    « Même si vous êtes faibles, cela ne veut pas dire que vous devez abandonner votre terre, vos droits, estime Bissan. C'est ridicule. Vous devez continuer à les défendre, par n'importe quel moyen, autant que possible. Et ce n'est pas comme si je disais que demain nous retournerons chez nous. Mais un jour prochain, ça arrivera. »

    Zaher Al Najar est, elle, encore plus jeune. Mais à 19 ans, elle est déjà l'une des Palestiniennes les plus influentes sur les réseaux sociaux: elle compte 72 000 abonnés sur Instagram. Pour prendre des photos dans les manifestations, elle s'est rapprochée jusqu'à 100 mètres de la barrière de séparation. Une prise de risque nécessaire, estime cette étudiante en journalisme.

    « Tout le monde désormais est sur les réseaux sociaux. Même ceux qui regardent la télévision ou lisent la presse écrite. Ça a plus de sens pour eux », dit Zaher.

    Joumana Moushtaha, elle aussi, veut documenter les événements actuels. Mais elle doit tenir compte des appréhensions de sa mère, Nada. « Je suis très heureuse de ce qu'elle fait, mais j'ai peur pour sa vie. J'y suis allée deux fois », avoue Nada. « Elle m'a suivi, pour me ramener à la maison », dit en riant Joumana.

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