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    Moyen-Orient

    Violences à Gaza: quel est le rôle du Hamas dans le mouvement de protestation?

    media La bande de Gaza est le théâtre de heurts depuis la fin de matinée, ce lundi 14 mai 2018. REUTERS/Mohammed Salem

    Ce lundi 14 mai, 59 personnes sont mortes dans les violences le long de la barrière de séparation entre Israël et l'enclave palestinienne. Des violences qui ont également fait plus de 2 400 blessés. Un seul responsable, selon Washington : le Hamas, auquel la Maison Blanche comme le gouvernement israélien impute la responsabilité de cette escalade. Mais certains observateurs estiment que c’est une conclusion un peu hâtive, et qu’il s’agit surtout d’une mobilisation populaire.

    « L'organisation terroriste Hamas proclame vouloir détruire Israël et envoie à cette fin des milliers de personnes pour ouvrir une brèche dans la clôture de sécurité ». C’est avec ces mots que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a justifié l’usage de la force dans la bande de Gaza, pointant la responsabilité du Hamas dans les violences.

    « Parmi ces manifestants se trouvent beaucoup de membres du Hamas, dont le but est d’entrer en Israël pour y commettre des actes de violence », estime Emmanuel Nashon, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.

    Le diplomate affirme que les forces de sécurité israéliennes essayent « de cibler ces terroristes du Hamas » mais, précise-t-il, ces derniers « se cachent parmi une population qui est incitée à la violence depuis très longtemps contre Israël et ils essaient de pénétrer par force, de détruire les frontières et d’occuper un territoire qui n’est pas le leur. »

    Une ligne partagée par Washington. « La responsabilité de ces morts tragiques repose entièrement sur le Hamas », a déclaré Raj Shah, le porte-parole adjoint de la présidence américaine. Il estime que l’organisation a provoqué « intentionnellement et cyniquement cette réponse » d'Israël.

    Société civile et factions palestiniennes

    S’il est vrai que le Hamas apporte une aide logistique à la mobilisation et que son soutien au mouvement est essentiel, dans la mesure où rien ne peut se faire dans la bande de Gaza sans son accord, notre correspondant Guilhem Delteil constate néanmoins que dans les manifestations, il n’y a pas de drapeaux du Hamas. Ni même ceux du Jihad islamique ou ceux du Fatah.

    Ce mouvement, sur place, apparaît surtout apolitique. Il est d’ailleurs, à l'origine, parti d'un militant issu de la société civile et son comité d’organisation est composé à la fois d’organisations de la société civile et de l’ensemble des factions palestiniennes.

    Contrairement à ce qu’affirment les autorités israéliennes, qui imputent depuis le début la responsabilité du mouvement au Hamas seul, le chercheur Nicolas Dot-Pouillard, de l'Institut français du Proche-Orient à Beyrouth, estime que cette mobilisation « n’est pas réductible à une stratégie du Hamas ». Notamment parce que « toutes les factions palestiniennes soutiennent ces manifestations ». Le Hamas en fait partie, mais il y a également « le Fatah, la gauche palestinienne et les autres organisations ».

    «Un mouvement populaire assez large»

    Par ailleurs, le chercheur souligne que ces manifestations « regroupent des milliers, des dizaines de milliers de manifestants qui viennent pour certains de partis politiques, pour d’autres d’ONG, d’autres encore ne sont engagés ni dans des associations, ni dans des syndicats, ni dans des partis politiques ». Le spécialiste du Proche-Orient y voit « un mouvement populaire assez large, qui s’est aussi mobilisé en amont sur les réseaux sociaux ».

    Nicolas Dot-Pouillard pointe néanmoins un changement dans le positionnement du Hamas : « Ce qui est intéressant dans la situation et la conjoncture actuelle, c’est que le Hamas - en soutenant officiellement ces manifestations semble adopter une stratégie de manifestations populaires et pacifiques et ça c’est un élément nouveau de la situation. »

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