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    Moyen-Orient

    Jordanie: le gouvernement et le FMI dans le viseur des manifestants

    media Des manifestants rassemblés à Amman, en Jordanie, pour protester contre le projet de loi fiscale et demander la démission du gouvernement, le 3 juin au soir. REUTERS/Muhammad Hamed

    La mobilisation est quotidienne en Jordanie. Depuis cinq jours, des milliers de manifestants se rassemblent, chaque nuit, dans de nombreuses villes du pays, dont Amman. Ils protestent contre le projet de loi fiscale du gouvernement qui vise à augmenter les impôts. Ils protestent également contre une hausse brutale des prix de l’essence et de l’électricité. Le royaume jordanien est connu pour sa stabilité mais les manifestants réclament purement et simplement la démission du gouvernement. Ils lui reprochent notamment d'être soumis aux institutions financières internationales.

    Avec notre correspondant à Amman, Jérôme Boruszewski

    La confiance est rompue entre le peuple et le gouvernement jordanien. À Amman, des milliers de personnes se regroupent toutes les nuits à quelques centaines de mètres du bureau du Premier ministre. Des slogans comme « ce gouvernement est une honte » ou « non, non, à la corruption » étaient repris dimanche soir dans ce quartier de la capitale.

    Le Premier ministre Hani Mulki a rouvert le dialogue avec les syndicats et une majorité de parlementaires s’est opposée au projet de réforme fiscale du gouvernement. Mais ces deux gestes d'apaisement, du gouvernement et du parlement, ne suffisent pas à calmer les protestataires. Ces deux concessions sont interprétées comme des gesticulations du pouvoir destinées à amadouer le peuple, à le faire patienter.

    Dimanche soir, la presse locale a annoncé que le Premier ministre devait se rendre, ce lundi matin, au palais royal pour y rencontrer le roi Abdallah. Les manifestants espèrent que le chef du gouvernement va remettre sa démission au monarque.

    Le gouvernement « ne fait qu'obéir aux ordres de l'étranger »

    Ils reprochent au Premier ministre, entre autres, d’être à la solde des institutions financières internationales. Car les mesures d'austérité que cherche à appliquer le gouvernement ont été négociées avec le Fonds monétaire international, en échange de son aide financière. Un des points que les manifestants critiquent vivement.

    « Le FMI et la Banque mondiale, ils cherchent tout le temps des moyens pour contrôler le monde, estime Inas. Augmenter les impôts et endetter des gens, cela va augmenter le contrôle qu'ils exerceront sur notre pays. Et fin de compte, on ne pourra plus payer pour rien. »

    Yasser regrette que le Premier ministre jordanien Hani Mulki mette en œuvre les réformes préconisées par le FMI. « Il ne fait qu'obéir aux ordres de l'étranger. Il n'a pas de programme, rien du tout. Cela ressemble maintenant au printemps arabe. Et il ne le voit pas. »

    Plutôt que d'augmenter les taxes, Khaled, un jeune ingénieur, propose de les baisser. « Si nous avions des lois et des règles qui satisfaisaient les investisseurs en Jordanie, on attirerait des milliards de dollars dans le pays. »

    Les manifestants dénoncent la perte d'autonomie financière et politique de leur pays. La Jordanie dépend beaucoup de l'aide internationale, et notamment de celle des États-Unis.

    Crainte de déstabilisation

    Mais certains, dans les cortèges, craignent tout de même que cette crise déstabilise le pays. Le roi Abdallah est un des piliers de la stabilité politique en Jordanie. Or, il a été critiqué dans cette crise. Certains manifestants lui ont reproché d’avoir tardé à intervenir.

    Plusieurs protestataires, en général un peu à l’écart des rassemblements, confiaient par exemple à RFI leur crainte de voir des forces politiques extrémistes ou des puissances étrangères tirer profit de cette agitation sociale en Jordanie.

    Beaucoup sont descendus dans les rues pour protester, mais d’autres ont gardé leur colère pour eux. Le chaos syrien est tout proche de la Jordanie et le destin tragique de la Syrie dissuade beaucoup de Jordaniens d’exprimer leurs véritables sentiments vis-à-vis du pouvoir en place.

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