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    Moyen-Orient

    Syrie: au moins 52 combattants pro-régime tués dans des frappes aériennes

    media Des membres des forces favorables au régime syrien, photographiés en novembre 2017 à la frontière irakienne, dans l'est du pays sur l'Euphrate, à Boukamal. STRINGER / AFP

    L'information a été confirmée de l'ONG Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) : au moins 52 combattants pro-régime dont 30 Irakiens et 16 Syriens ont été tués dans des frappes sur des positions de Damas dans la région d'al-Hari, dans l'est. L'agence officielle Sana attribue ces raids de la nuit dernière à la coalition emmenée par les Etats-Unis, mais cette dernière a démenti.

    La coalition internationale luttant contre les jihadistes en Syrie sous la direction de Washington a nié, ce lundi 18 juin 2018, avoir mené des raids aériens sur des positions du régime Assad dans l'est du pays la nuit dernière. « Il n'y a pas eu de frappe de la part des forces américaines ou de la coalition dans cette zone », assure une source de la coalition auprès de l'Agence France-Presse.

    Ce raid est l'un des plus meurtriers frappant les forces de Damas jusqu'ici. Les faits ont eu lieu dans la région d'al-Hari, au sud de la ville de Boukamal, près de la frontière irakienne, dans la province riche en pétrole de Deir Ezzor. Les Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les Etats-Unis, ainsi que les forces gouvernementales syriennes appuyées par la Russie, y mènent des offensives distinctes contre le groupe Etat islamique (EI).

    Parmi les victimes, 30 Irakiens selon l'OSDH. La coalition, si elle se dédouane, dit être au courant de l'existence de ces frappes et précise qu'elles ont « tué et blessé plusieurs combattants de Kataëb Hezbollah ». Il s'agit d'une milice chiite irakienne patronnée par la République islamique d'Iran, alliée à Damas. La force prise pour cible comprenaient aussi des Iraniens, des Libanais et des Afghans, selon notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh.

    La région d’al-Hari est le théâtre, depuis plusieurs jours, de violents combats entre les troupes pro-gouvernementales syriennes et des combattants du groupe Etat islamique. Des jihadistes, partis de ce secteur, avaient pris les quartiers périphériques de leur ancien bastion de Boukamal le 8 juin dernier, avant d’être repoussés par l’armée syriennes et ses alliés.

    La force pro-syrienne visée venaient de reprendre à l’EI plusieurs villages dans la même zone, et s’apprêtaient à lancer une vaste offensive contre des poches jihadistes dispersées dans cette région frontalière désertiques. Mais ni l'Observatoire syrien des droits de l'homme, ni la coalition internationale, ne se sont montrés en mesure de préciser l'origine de ces bombardements nocturnes.

    Cette affaire n'est pas une première dans la région

    Alors, qui est le responsable ? Pour l'agence officielle syrienne Sana, les choses sont claires : citant une source militaire, cette dernière a attribué le raid à des appareils de la coalition emmenée par les Etats-Unis. Et précise que les Américains, ce faisant, apportent une aide directe au groupe jihadiste.

    L’armée syrienne et ses alliés sont régulièrement pris pour cible dans l’est du pays par des raids, qui ne sont presque jamais revendiqués. Dans cette région, les troupes loyales à Damas contrôlent les terres situées à l'ouest du fleuve Euphrate, qui traverse la province de Deir Ezzor, quand les FDS se battent de leur côté pour expulser l'organisation EI de plusieurs villages sur la rive est, près de l'Irak.

    Les deux camps évitent en principe toute confrontation, notamment via une ligne de « déconfliction » pour prévenir tout incident. Mais en avril, de rares affrontements ont néanmoins éclaté, tuant plus d'une douzaine de combattants. Par ailleurs, le 24 mai, 12 combattants favorables au régime Assad ont perdu la vie dans un autre raid aérien. L'OSDH et des médias d'Etat syriens avaient attribué l'attaque à la coalition. Le Pentagone avait démenti également.

    En février, en revanche, après une attaque de Damas contre les FDS, la coalition avait reconnu avoir tué 100 combattants pro-régime, dont cinq Russes selon Moscou, dans cette province. Et en septembre 2016, des positions militaires du régime avaient été bombardées aussi (plus de 60 soldats syriens tués). Cette fois, la coalition avait concédé avoir pris les forces du régime pour des jihadistes.

    L'organisation EI a perdu l'essentiel des positions qu'elle avait obtenues depuis 2014 en Syrie et en Irak. Mais le groupe reste présent dans des zones désertiques transfrontalières, notamment dans cette province de Deir Ezzor. Les frappes de la nuit dernière interviennent justement au lendemain de la reprise par les FDS de Dachicha, un village, un « fief important » situé dans le nord de la province de Hasakeh.

    → À relire : Plus de 920 000 déplacés en 2018 en Syrie, un record

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