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    Moyen-Orient

    Yémen: bombardements meurtriers à Hodeïda, l'ONU propose de nouveaux pourparlers

    media Hodeïda, le 2 août 2018 après les bombardements. Au moins 20 personnes ont perdu la vie. ABDO HYDER / AFP

    L'ONU a proposé jeudi 2 août 2018 des consultations sur le Yémen, et a invité les parties au conflit à se réunir le 6 septembre prochain à Genève pour tenter de résoudre un conflit qui provoque la « pire crise humanitaire au monde », avec 10 000 morts en trois ans et des millions de personnes au bord de la famine, toujours selon les Nations unies. Le jour même, au moins 26 personnes ont été tuées à Hodeïda dans des raids aériens.

    « Depuis une semaine, les frappes aériennes sur Hodeïda et sa banlieue se sont intensifiées. Ce jeudi vers 18h, il y a eu deux raids aériens qui ont touché le marché aux poissons de la ville et un ou deux raids ont touché l'entrée principale de l'hôpital public al-Thawra, qui se trouve non loin du marché aux poissons », rapporte Jolien Veldwijk, directrice adjointe de l'ONG CARE au Yémen jointe depuis Sanaa par RFI. Bilan : au moins 26 morts et 50 blessés.

    Riyad n'a pas réagi, mais les médias contrôlés par les Houthis ont accusé la coalition militaire menée par l'Arabie saoudite, dont l'aviation soutient les troupes progouvernementales au sol depuis plus de trois ans. Dans ce pays pauvre de la péninsule arabique, un conflit meurtrier oppose de longue date le gouvernement du président Mansour Hadi aux rebelles Houthis, qui se sont emparés de vastes pans du territoire dont la capitale, Sanaa. Selon l'ONU, l'intervention de la coalition étrangère en mars 2015 a provoqué « la pire crise humanitaire au monde ».

    Après les derniers raids, les autorités de Hodeïda, ville située sur la mer Rouge, ont lancé un appel au don du sang. Le bureau du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Yémen a indiqué sur Twitter avoir envoyé une équipe de chirurgiens à l'hôpital al-Thawra pour soigner « 50 personnes grièvement blessées ». « Ce que l'on a appris également, poursuit Jolien Veldwijk, c'est que les équipes médicales qui ont quitté l'hôpital en ambulance pour aller secourir les victimes du bombardement du marché aux poissons ont été à leur tour visé par un raid. »

    Alors que le Yémen dépend des importations pour 90% de ses besoins en nourriture, 70% transitent par le port de Hodeïda. En juin, les forces soutenues par l'aviation de la coalition ont lancé une offensive pour reprendre cette ville stratégique. Fin juillet, « des frappes ont été menées près d'une structure sanitaire et d'un laboratoire (...) et ont endommagé un système d'assainissement à Zabid, ainsi qu'une station hydraulique qui alimente en eau la majorité de la ville », rappelle dans un communiqué le bureau de la coordinatrice humanitaire de l'ONU pour le Yémen, Lise Grande.

    → Écouter sur RFI : Les enjeux de la bataille d’Hodeïda (Décryptage)

    « On estime que seulement 40% des infrastructures sanitaires environ sont en état de fonctionner, mais Hodeïda dispose toujours de quelques hôpitaux militaires qui peuvent traiter ce genre de blessures, précise Jolien Veldwijk, chez CARE. Lorsque l'offensive sur Hodeïda a été lancée il y a cinq ou six semaines, de nombreux blessés ont dû être transportés vers Sanaa, et un grand nombre d'entre eux sont morts pendant le voyage, car le trajet jusqu'à la capitale peut prendre quatre, cinq voire six heures et la route est extrêmement difficile. »

    Piliers de la coalition, présents au sol, les Emirats arabes unis avaient annoncé début juillet la suspension de l'assaut contre la ville elle-même, pour donner une chance à une médiation de l'ONU. L'envoyé spécial des Nations unies a proposé aux protagonistes, jeudi après son retour du Yémen, d'entamer une première session de consultations le 6 septembre prochain à Genève. Son objectif : « Instaurer la confiance au sein de possibles négociations et définir un plan spécifique vers le processus de paix ».

    « Nous avons tenté de trouver une solution pour éviter des affrontements pour le contrôle de la ville et le port d'Hodeïda. Nous y travaillons toujours actuellement. Même si les conditions pour arriver à un accord ne sont toujours pas réunies, il faut tout de même souligner que nos efforts soutenus par le Conseil de sécurité ont permis de manière inattendue de réduire le fossé qui sépare les deux parties.
    Nous les exhortons à résoudre ce conflit par la négociation plutôt que par des moyens militaires
     », a déclaré Martin Griffiths.

    Pour que ces négociations puissent avoir lieu, il faudra éviter une nouvelle escalade du conflit autour d'Hodeïda. Pour l'heure, force est de constater que la trêve déjà censée être observée par les deux parties autour de la ville portuaire n'est pas respectée. Depuis 2015, le conflit a fait 10 000 morts et poussé des millions de personnes au bord de la famine. Une troisième vague de choléra a éclaté à Hodeïda.

    Ici même à Hodeïda, on vient d'enregistrer une troisième vague de choléra. Des équipes ont de nouveau été déployées dans la région pour faire face à l’épidémie. C'est très inquiétant, en particulier concernant Hodeïda, où les accès routiers sont bloqués et les Houthis qui se trouvent à Ansarallah essaient de se frayer un chemin pour rejoindre la ville. Si l'infrastructure sanitaire et les systèmes d'approvisionnement en eau sont détruits, cela pourrait avoir des conséquences désastreuses, car l’épidémie de choléra se propage très vite
    Jolien Veldwijk, de l'organisation CARE, jointe à Sanaa par Jelena Tomic 03/08/2018 - par RFI Écouter

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