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    Asie-Pacifique

    Afghanistan: les élections législatives et régionales menacées par l'insécurité

    media Des affiches électorales au premier jour de la campagne pour les élections législatives, à Kaboul, le 28 septembre. REUTERS/Omar Sobhani

    Dans moins d’un mois, les électeurs afghans seront appelés aux urnes pour des élections législatives et régionales. Ces élections auront lieu avec trois ans de retard sur le calendrier initial. Mais se tiendront-elles ? Certains se posent la question. A quelques semaines du scrutin, l’insécurité persiste. Des roquettes ont été tirées par des insurgés talibans sur les bureaux d’un gouverneur provincial, qui recevait la visite du président afghan Ashraf Ghani.

    De notre correspondante à Kaboul,

    Le chef de l'Etat effectuait une visite dans la province de Ghazni, à deux heures de Kaboul. Ashraf Ghani se trouvait dans le palais du gouverneur quand les roquettes ont explosé à 300 mètres de là. Pas de surprise sur l’origine des tirs, puisqu’en fin de journée, les talibans ont revendiqué en être les auteurs. Ces tirs de roquette n’ont fait aucune victimes selon les autorités.

    Le signal envoyé par les insurgés est fort, néanmoins, puisqu’il ne faut pas oublier que le président afghan a multiplié les appels en leur direction pour les inciter à rejoindre la table des négociations en vue d’un processus de paix. C’est la deuxième fois que le président afghan se rend à Ghazni depuis que cette ville stratégique a subi un assaut massif des talibans en août. Assaut mené par les talibans qui avaient réussi brièvement à prendre le contrôle d’une partie de la ville. Deux cents personnes ont péri au cours de cette attaque.

    Quant au président, ce n‘est pas la première fois qu'il est ainsi visé par des tirs de roquettes. Toujours en août, c’est le palais présidentiel, à Kaboul, qui avait essuyé plus d’une trentaine de tirs de roquettes. Le groupe EI avait revendiqué cette attaque qui avait duré plus de six heures.

    Des bureaux de vote ne seront pas fonctionnels

    Dans ce contexte de violences, comment se préparent les élections législatives, pour lesquelles 9 millions d'électeurs se sont enregistrés selon l'IEC, la Commission électorale afghane ? L’insécurité est l’une des raisons qui ont poussé les autorités à repousser la tenue du scrutin à Ghazni, mais pas que. La crise politique est aussi un frein considérable. Des alliances de partis se sont créés à travers le pays pour dénoncer des fraudes massives à venir, étant donné l’incapacité du gouvernement à lutter contre la fraude électorale.

    On a vu ces dernières semaines des rassemblements dans le nord, le sud, l’est du pays pour empêcher les bureaux locaux de la Commission électorale indépendante d’ouvrir ses portes. Des bureaux de vote ne seront donc pas fonctionnels le jour J dans plusieurs districts. Un tiers des 7 000 bureaux de vote du pays pourraient rester porte close, selon le chef de la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan qui ne cache plus son scepticisme.

    Des partis ont menacé de ne pas participer aux élections

    Le scepticisme est, on le comprend, dû à l’insécurité mais aussi à un climat politique très tendu. Plusieurs partis politiques ont menacé de ne pas participer à ces élections si le vote par vérification biométrique n'était pas mis en place. Le gouvernement a cédé. La Commission électorale indépendante a fait savoir que chaque bureau de vote sera doté du système d'enregistrement et de vérification réalisé par la société allemande Dermalog. Il s’agit d'une sorte de téléphone portable permettant d’enregistrer les données des électeurs.

    Sous couvert d’anonymat, des employés de l'IEC se disent catastrophés. Il leur reste 22 jours pour distribuer le matériel et pour former les agents des bureaux de vote. Une telle opération nécessite six mois en moyenne. Dans les ambassades étrangères, dans les couloirs de l’ONU, personne n’est dupe. Même si elles sont imparfaites, ces élections doivent avoir lieu, disent plusieurs hauts fonctionnaires internationaux et afghans, car elles ont déjà trois ans de retard. Elles auront valeur de test pour la présidentielle d’avril.

    → A lire aussi : Les électeurs afghans s'enregistrent en vue des législatives

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