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    Moyen-Orient

    Affaire Khashoggi: un chien et un drone pour fouiller la résidence du consul

    media La fouille de la résidence du consul d'Arabie saoudite à Istanbul a été menée par une trentaine de policiers accompagnés d'un chien renifleur, le 17 octobre 2018. REUTERS/Osman Orsal

    Des policiers turcs ont commencé ce mercredi 17 octobre à fouiller la résidence du consul d'Arabie saoudite à Istanbul dans le cadre de l'enquête sur la disparition du journaliste Jamal Khashoggi, qui n’a pas donné de signe de vie depuis le 2 octobre.

    Comme ils l’avaient fait au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul dans la nuit de lundi à mardi, les enquêteurs turcs ont mené une perquisition minutieuse dans la résidence du consul saoudien. L'opération a été menée en l’absence de ce dernier, qui avait quitté la Turquie mardi peu après l’annonce d’une fouille imminente, mais en présence de 11 officiels du royaume, membres d’une délégation arrivée en Turquie la semaine dernière.

    La fouille a concerné toutes les pièces de la résidence, y compris sa toiture, et s’est étendue aux véhicules de la résidence et du consulat. Un chien renifleur ainsi qu’un drone ont participé aux recherches, menées par une trentaine de policiers turcs, précise notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer.

    De l’extérieur du bâtiment, on pouvait voir par moments la lumière d’une pièce s’éteindre et une lumière bleue s’allumer, signe que les enquêteurs recherchaient des traces de sang et autres traces ADN. Ankara estime quasiment depuis le premier jour que Jamal Khashoggi a été tué au consulat. Des officiels turcs, sous couvert d’anonymat, ont soutenu dans la presse avoir trouvé des preuves confirmant ce scénario lors de la fouille du bâtiment diplomatique.

    Des membres de l'équipe saoudienne identifiés

    De son côté, le New York Times a pu collecter des informations sur les membres d'un groupe de quinze Saoudiens que les autorités turques disent avoir identifiés alors qu'ils effectuaient un aller-retour express à Istanbul le 2 octobre, jour de la disparition de Jamal Khashoggi.

    Parmi ceux-ci figurerait Maher Abdulaziz Mutreb, un proche de Mohammed ben Salman. Dans son édition du 16 octobre, le quotidien new-yorkais publie plusieurs photos où il apparaît à quelques mètres du prince héritier saoudien lors de ses voyages aux Etats-Unis, en France et en Espagne, au printemps dernier. Selon le New York Times, quatre des quinze membres du groupe sont ainsi liés à la sécurité du prince. D'autres ont travaillé pour l'armée ou diverses institutions du royaume.

    Si les différentes enquêtes confirment ces informations, elles contrediraient alors le scénario d'une disparition causée par des éléments « incontrôlés » du pouvoir saoudien. De même, le journal américain confirme qu'un médecin légiste, Salah al-Tubaigy, en faisait partie. Si sa présence était avérée, elle affaiblirait la thèse de la mort accidentelle de Jamal Khashoggi au cours d'un interrogatoire ayant « mal tourné ».

    « Je n'aurais pas cru qu'ils iraient jusqu'à ce type de crime »

    Yahya Assiri est Saoudien. Il était dans l'armée de l'air et s'est exilé à Londres depuis plusieurs années. Aujourd'hui il dirige l’ONG de défense des droits de l'homme, ALQST. Il connaissait Jamal Khashoggi qui lui avait fait part de ses critiques envers les autorités. Pour lui, le régime saoudien utilise la peur pour paralyser les opposants. Il affirme que plusieurs membres de l'équipe saoudienne présente au consulat étaient des proches du Prince Mohamed Ben Salmane.

    « Je suis très surpris. Je n'aurais pas cru qu'ils iraient jusqu'à ce type de crime, admet-il. Neuf membres de cette équipe au consulat sont proches des plus hauts responsables du gouvernement ou des services de sécurité, et il y en a six qui sont directement liés à MBS, Mohamed Ben Salmane lui-même. Donc il est très clair que ça a été planifié par MBS, et il est très clair qu'ils ont décidé de tuer Jamal. Cela n'a pas été une erreur. Certains gouvernements occidentaux tentent d'insinuer que le gouvernement saoudien essayait de faire une piqûre à Jamal pour l'enlever, que cela a mal tourné et qu'il est mort. Cela ne peut pas être vrai. Ils l'ont planifié. Si cela n'avait pas été planifié, alors pourquoi ont-ils envoyé un médecin et son matériel, dont la spécialité est la médecine légale ? »

    Il espère que les pressions sur le régime saoudien ne baisseront pas tant que la vérité ne sera pas connue. « On dirait que cette fois ils se sont attaqués à un journaliste saoudien, et on se demande qui sera le prochain ? Si le gouvernement n'est pas puni pour ce qu'il a fait, il ne dira rien, et qui sera le prochain sur la liste ? s'inquiète-t-il. Tous ceux qui critiquent MBS peuvent subir ces attaques s'il n'y a pas de pression suffisante. »

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