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    Moyen-Orient

    Yézidis en Irak: la FIDH réclame des poursuites pour «crimes contre l'humanité»

    media Un groupe de Yézidis fuyant l'avancée des jihadistes dans le nord de l'Irak, le 13 août 2014. PHOTO/AHMAD AL-RUBAYE

    La Fédération internationale des droits de l'homme a demandé aux juridictions nationales et internationales de poursuivre pour « crimes contre l'humanité » les jihadistes étrangers impliqués dans les crimes sexuels commis contre la minorité yézidie.

    La Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) a publié ce jeudi 25 octobre un rapport qui témoigne du rôle prépondérant des combattants étrangers dans la traite sexuelle des captives yézidies par l’organisation Etat islamique en Irak et en Syrie. Pour l'ONG, les jihadistes étrangers doivent être poursuivis pour génocide et crime contre l’humanité. Pour l'heure, ces jihadistes sont jugés par la justice expéditive irakienne et kurde syrienne.

    Amal Nassar est représentante de la FIDH auprès de la Cour pénale internationale et a participé à la réalisation de cette enquête auprès des Yézidis.

    Quand on parle de ces crimes aujourd'hui, il est important de rappeler qu'ils sont toujours en cours. Plus de la moitié des femmes et des enfants sont toujours portés disparus, ils sont toujours esclaves des combattants de l'organisation Etat islamique, dont certains sont étrangers. Nous exhortons les gouvernements des pays d'origine de ces individus à partager la responsabilité de poursuivre et mener devant la justice ceux qui ont perpétré les pires crimes contre les Yézidis.

    Amal Nassar, représentante de la FIDH à la CPI 26/10/2018 - par Oriane Verdier Écouter

    Maître Patrick Baudouin, président d'honneur de la FIDH, a appelé la France et ses voisins européens à prendre en charge le jugement de ses ressortissants partis rejoindre l'organisation Etat islamique, qu'ils soient prisonniers en Irak ou rentrés dans leur pays.

    « L'honneur d'un pays occidental, quelle que soit la gravité des crimes commis par ses ressortissants dans un pays étranger, c'est d'exiger que le procès dans le pays étranger où les crimes ont été commis, soit équitable, affirme-t-il sur RFI. Si ce n'est pas le cas – et aujourd'hui ce n'est pas le cas –, les autorités françaises devraient se montrer davantage respectueuses des notions de droits de l'homme. »

    On ne répond pas à la barbarie par la barbarie. Se laver les mains de cette manière, ce n'est pas acceptable. Mais pour ceux qui sont revenus en France, d'origine française, aujourd'hui les poursuites sont fondées sur la base des actes terroristes. C'est une condamnation quasiment acquise est une instruction relativement facilitée. C'est insuffisant. On est dans le cadre des crimes contre l'humanité.

    Maître Patrick Baudouin, président d'honneur de la FIDH 25/10/2018 - par Oriane Verdier Écouter

    « Rendre publiques les horreurs qu’ils ont vécues »

    Nadia Murad, porte-voix des femmes yézidies aux Nations unies et prix Nobel de la paix 2018 s’est unie à cette demande de justice. Contactée par RFI, elle rappelle qu'il est difficile pour les survivants de témoigner, car cela met leur vie en danger. Pour elle, cette réclamation est aussi « une manière de rendre publiques les horreurs qu’ils ont vécues. Comme il est important pour nous de nous assurer que justice soit faite, beaucoup de Yézidis acceptent de parler ».

    Précisant qu'elle travaille depuis près de deux ans avec les Nations unies dans le but de recueillir des témoignages de Yézidis, elle souligne que « des milliers de survivants et survivantes ont confié leur témoignage, mais des milliers d’autres sont restés dans l’ombre ».

    Nadia Murad rappelle que de nombreux pays ont reconnu « le génocide subi par les Yézidis de la part de l’organisation Etat islamique. Mais jusqu’à présent, nous n’avons vu aucun membre de l’EI jugé dans un tribunal. Pourtant nous avons apporté toutes les preuves nécessaires. Il y a même des vidéos et des photos qui prouvent ce qu’il s’est passé. Nous insistons pour que justice soit rendue ».

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