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    Moyen-Orient

    Khashoggi étranglé puis démembré de manière préméditée, selon la justice turque

    media Un manifestant tient un portrait du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à l'extérieur du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, le 25 octobre 2018. REUTERS/Osman Orsal

    Après avoir passé trois jours à Istanbul, le procureur saoudien est rentré à Riyad sans faire d'annonce. La justice turque, elle, a donné des éléments très importants qui renforcent les accusations envers l'entourage du pouvoir saoudien, et le parti de Recep Tayyip Erdoğan a affirmé mercredi 31 octobre que le plus « haut niveau » du pouvoir saoudien aurait commandité le meurtre du journaliste saoudien.

    Avec notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette

    Une nouvelle fois, les responsables de l’AKP, le parti de Recep Tayyip Erdoğan, vont plus loin que la justice : leur porte-parole Omer Celik a affirmé mercredi 31 octobre que le journaliste n’aurait pas pu être exécuté sans des ordres au plus « haut niveau » du pouvoir saoudien. Selon lui, Riyad sait forcément où se trouve le corps du journaliste assassiné.

    Le pouvoir politique turc prend chaque jour moins de précautions pour pointer du doigt le royaume saoudien et exige toujours l’extradition des suspects vers la Turquie. Et Ankara accuse de plus en plus ouvertement les autorités saoudiennes de ne pas coopérer « sincèrement ».

    On l’avait vu déjà mardi 30 octobre lorsque M. Erdoğan avait lui-même demandé au procureur saoudien des résultats concrets au plus vite, mais cet officiel est parti d’Istanbul mercredi 31 sans faire d’annonce, d’où ces réactions outrées du parti au pouvoir. Réactions aussi violentes dans la presse progouvernementale jeudi 1er novembre, qui comme à l’habitude se fait le porte-voix du palais présidentiel, qui accuse le procureur saoudien d’être venu à Istanbul non pas pour découvrir la vérité, mais au contraire, pour dissimuler les preuves de l’assassinat.

    L'enquête saoudienne « n’a donné aucun résultat concret », selon le procureur

    Dès que le procureur saoudien a quitté le territoire turc, le procureur en chef d’Istanbul a émis un message lapidaire : l’enquête saoudienne « n’a donné aucun résultat concret » selon lui.

    Le procureur a surtout confirmé officiellement les informations glaçantes déjà diffusées dans les médias turcs : Jamal Khashoggi a été étranglé dès son arrivée au consulat saoudien d’Istanbul le 2 octobre. Son corps a ensuite été démembré avant qu’on ne le fasse disparaître. Il s’agissait d’un assassinat clairement prémédité, poursuit le communiqué.

    Le procureurajoute qu’il n’y a aucune preuve concrète de la présence d’un complice turc qui aurait appuyé l’équipe saoudienne, comme l’assure pourtant le pouvoir de Riyad.

    Ankara officialise en quelque sorte ce qui avait déjà été largement sous-entendu notamment par le président Recep Tayyip Erdogan, qui pointe du doigt la responsabilité de l’entourage immédiat du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman.


     Difficile coopération entre Turcs et Saoudiens

    Mercredi, un éditorialiste proche du pouvoir turc accusait la justice saoudienne de travailler uniquement pour « sauver le prince héritier saoudien en manipulant cette enquête au lieu de faire lumière sur ce meurtre ».

    Comme pour appuyer cette affirmation, le porte-parole du parti turc au pouvoir, l'AKP, a renchéri en affirmant que le meurtre n'aurait pas pu être mené sans instructions de « haut niveau » de Riyad.

    En réponse à ces accusations, le procureur saoudien a invité son homologue turc à venir lui-même interroger les 18 suspects arrêtés à Riyad. Parmi eux figurent des membres des services de sécurité directement rattachés au prince ben Salman.

    RFI

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