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    Moyen-Orient

    Yémen : bataille cruciale pour Hodeïda

    media Le port d'Hodeïda, enjeu stratégique du conflit au Yémen. REUTERS/Abduljabbar Zeyad

    Une accalmie semblait se dessiner mardi 13 novembre 2018, après d’intenses combats qui ont fait plusieurs centaines de morts depuis le 1er novembre à Hodeïda, dans l’ouest du Yémen. Les forces gouvernementales appuyées par une coalition arabe sous commandement saoudien tentent de reprendre la ville portuaire aux mains de rebelles, les Houthis.

    L’accalmie est-elle due aux pressions diplomatiques ? La situation semblait s’être en tout cas apaisée sur le plan militaire ce mardi 13 novembre à Hodeida. Dès lundi, une habitante de la ville jointe par RFI confirmait cette accalmie, après un déluge de feu dimanche. « Les bombardements ont été très violents, selon Manel Quaïd, surtout autour de l’hôpital de la Révolution, proche des positions houthies, le personnel a dû être évacué ». La peur s’est emparée de la population, confiait cette habitante.

    L’offensive des forces pro-gouvernementales sur Hodeïda a commencé en juin dernier pour tenter de reprendre cette ville portuaire des mains des rebelles houthis qui la contrôlent depuis 2014. Les combats s’étaient calmés cet été pour laisser une chance à une médiation. L’ONU a tenté de réunir les deux partis au conflit à Genève en septembre pour relancer des pourparlers de paix. Mais les discussions ont avorté, les rebelles ne s’étant pas déplacés, faute de garanties suffisantes.

    Les combats ont donc repris et ils ont redoublé d’intensité depuis le 1er novembre, faisant environ 600 morts, des combattants des deux camps, selon des sources pro-gouvernementales et médicales citées par l’AFP. Une dizaine de civils auraient également péri, victimes essentiellement de tirs collatéraux et d’éclats d’obus. « Ils sont en danger par le simple fait de sortir de chez eux pour pouvoir subvenir à leurs besoins », témoigne Hassan Basja, responsable de la sécurité de l’ONG Save The Children, joint par RFI à Sanaa, la capitale du Yémen.

    Le port de Hodeïda accueille les trois quarts de l’aide humanitaire

    La bataille autour de Hodeïda revêt une importance stratégique, car son port est le point d’entrée des trois quarts de l’aide humanitaire internationale qui arrivent dans le pays. « La destruction du port pourrait engendrer une situation absolument catastrophique », a prévenu lundi António Guterres, le secrétaire général de l’ONU, alors que 14 millions de Yéménites, la moitié de la population, est déjà proche de la famine, selon le Programme alimentaire mondial.

    La guerre a plongé le pays dans une grave crise humanitaire. Elle oppose depuis 4 ans le gouvernement yéménite à des rebelles, les Houthis, qui se sont emparés de la moitié nord du pays dont la capitale Sanaa. En mars 2015, une coalition menée par l’Arabie saoudite est entrée en action pour prêter main-forte au gouvernement et lutter contre les rebelles houthis, des chiites soutenus par l’Iran, ennemi juré de l’Arabie saoudite. Sur le terrain, ce sont surtout les Saoudiens qui sont à la manœuvre, à travers des frappes aériennes. 

    Les pressions diplomatiques s’accentuent sur l’Arabie saoudite

    Ces derniers ont souvent été critiqués pour leurs bavures sur les civils. Mais cela n’a pas empêché les pays occidentaux comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France de continuer à fournir des armes à l’Arabie saoudite. Ce n’est que récemment qu’un changement de ton s’est opéré. L’affaire Khashoggi, du nom du journaliste saoudien tué au consulat de son pays à Istanbul, a considérablement terni l’image de l’Arabie saoudite. Du coup, les pressions diplomatiques s’accentuent. Washington, Paris et Londres ont multiplié ces derniers jours les appels au cessez-le-feu et à un règlement politique du conflit au Yémen. Ce mardi, les Nations unis ont également appelé à un cessez-le-feu autour du Port d'Hodeïda.

    Jeremy Hunt, le chef de la diplomatie britannique, était en visite lundi en Arabie saoudite et aux Emirats Arabes Unis, autre belligérant actif aux côtés des forces loyalistes. Selon la Grande-Bretagne, Riyad a accepté l’évacuation de blessés houthis vers Oman, une demande de longue date des rebelles. Londres parle également d’une nouvelle série de pourparlers de paix qui pourrait se tenir en Suède ce mois-ci.

    ► À la Une de la revue de presse : Vers la fin de la guerre au Yémen ?

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