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    Moyen-Orient

    Liban: Saad Hariri accuse le Hezbollah de bloquer la formation d'un gouvernement

    media Le Premier ministre libanais Saad Hariri lors d'une conférence de presse le 13 novembre 2018 à Beyrouth. REUTERS/Mohamed Azakir

    Le Liban est toujours sans gouvernement, six mois après les élections législatives, qui avaient conforté la place du camp pro-Hezbollah, et vu son rival, Saad Hariri, affaibli. Le leader sunnite a été désigné comme Premier ministre, mais de multiples rivalités ont entravé la formation du cabinet d’unité nationale. Lors d’une conférence de presse mardi 13 novembre à Beyrouth, Saad Hariri a dit refuser de faire de nouvelles concessions au Hezbollah, qu’il accuse de bloquer la mise sur pied du gouvernement.

    Avec notre correspondante à Beyrouth, Laure Stephan

    Mine fermée, employant des formules au passé : pendant quelques minutes, le Premier ministre désigné Saad Hariri a laissé planer le suspense sur ses intentions, mais il n’a pas annoncé qu’il jetait l’éponge, il a au contraire défendu son action, malgré les rivalités qui ont miné les négociations.

    « J’ai fait ma part, et le plan du gouvernement est prêt. Le président Michel Aoun et le chef du Parlement Nabih Berri le savent. Que chacun prenne ses responsabilités pour que le pays se remette en marche », a lancé Saad Hariri.

    Cette prise de parole est une réponse à un discours prononcé il y a quelques jours par le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Le parti pose comme condition à la formation du gouvernement la nomination comme ministre de l’un de ses alliés sunnites. Ce serait un revers pour Saad Hariri, selon qui cette exigence n’est qu’un prétexte.

    « Si vous m’aviez demandé il y a un mois qui est responsable du blocage, j’aurais désigné un tout autre parti politique, explique-t-il. Mais aujourd’hui, c’est le Hezbollah qui bloque. Et c’est lui qui porte la responsabilité des conséquences à venir du blocage pour le pays ».

    De nouvelles tractations sont en cours pour qu’un gouvernement voie le jour. Ce n’est pas la première fois que le processus de formation dure des mois au Liban mais le retard est cette fois d’autant plus critiqué dans le pays que la situation économique est jugée catastrophique.

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