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    Moyen-Orient

    Syrie: des combats entre factions pro-turques font au moins 25 morts à Afrin

    media Des soldats de groupes armés pro-turcs surveillent la ville d'Afrin, le 19 novembre 2018, après les affrontements de dimanche 18. Bakr ALKASEM / AFP

    Dans le nord de la Syrie, des combats ont paralysé la ville ce week-end, faisant au moins 25 morts dans des affrontements inédits entre factions censées être rassemblées sous le commandement d'Ankara. Les forces turques ont en effet pris le contrôle de la ville début 2018 des mains des Kurdes, qu'ils considèrent comme terroristes.

    Officiellement, les forces turques ont mené une opération nécessaire à la sécurité de la ville. Ainsi entre samedi et dimanche, des combats à l'arme lourde ont secoué Afrin et ses habitants. Leur but était de neutraliser un des nombreux groupes armés présents dans la région : les Martyrs de Al-Sharqyia.

    Ceux-ci sont pourtant censés répondre aux ordres d'Ankara, mais ils sont accusés d'avoir commis des vols et des pillages. Ils font partie des nombreuses factions armées par la Turquie afin de reprendre la région d'Afrin. Face à elle, en mars dernier, les milices kurdes étaient contraintes d'abandonner la ville après deux mois d'intenses combats.

    Depuis, les habitants ne cessent de dénoncer les crimes commis par les groupes armés soutenus par Ankara. Pillages, expropriations de familles kurdes, disparitions forcées et tortures. En août 2018, Amnesty International appelait « la Turquie à mettre fin aux graves violations des droits de l'Homme imputables à ses propres forces et aux groupes alliés à Afrin ». Un appel resté sans réponse.

    Trois mois plus tard, les militaires turcs ont décidé soudainement d'agir contre un seul des groupes accusés de crimes. Sur place, certaines sources affirment que cette opération n'a en réalité été montée que dans le but de punir une milice trop indépendantiste au goût d'Ankara.

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