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    Moyen-Orient

    Syrie: la gestion «opportuniste» des renseignements français avec Lafarge

    media Les auditions d'un membre de la DGSI révèle que les renseignements n'auraient pas demander à l'entreprise Lafarge de rester en Syrie entre 2011 et 2014. REUTERS/GONZALO FIENTES

    Face à la justice, un officier des renseignements français (DGSI) a avoué une collecte d’information « opportuniste », mais assuré n’avoir donné « aucune consigne » à Lafarge. L’entreprise est soupçonnée d’avoir participé au financement de l’EI pour maintenir sa production en Syrie entre 2011 et 2015. Elle a été mis en examen en juin pour « financement d’une entreprise terroriste » et « complicité de crimes contre l’humanité ».

    « On a fonctionné de manière totalement opportuniste, profitant de leur maintien sur place, mais personne ne leur a demandé de rester », a déclaré un policier de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), interrogé le 18 novembre par la juge d’instruction Charlotte Bilger. 

    « On a fonctionné de manière totalement cynique »

    « Mon travail n’a consisté qu’à récupérer de l’information pour détecter des individus », en particulier les Français partis pour le jihad en Syrie a expliqué l’ex-officier de contact du cimentier, initialement chargé de conseiller les entreprises sur la protection de leur patrimoine, une pratique courante.

    Il s’est justifié en ajoutant : « On a fonctionné de manière totalement cynique, c’est vrai. Il faut se rendre compte que c’est un boulot énorme, de fourmi, mais qui est essentiel ».

    Cet ex-officier était à l’époque l’interlocuteur de Jean-Claude Veillard, alors directeur de la sûreté de Lafarge. Ce dernier, un ancien militaire, a relaté aux juges avoir régulièrement transmis sans « aucun tri » des informations sur la situation dans la région aux différents services de renseignement français.

    Laurent Fabius « jamais saisi » sur la question

    L’enquête soulève des questions sur ce que savaient ou non les autorités françaises sur les agissements de Lafarge et si la diplomatie a ou non laissé faire, voire encouragé le cimentier. Auditionné cet été, l’ancien ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius a assuré n’avoir « jamais été saisi » de cette question.

    Huit ex-cadres ou anciens dirigeants, dont l’ex-PDG Bruno Lafont, ont été mis en examen pour « financement d’une entreprise terroriste » et « mise en danger de la vie » de salariés. Deux intermédiaires locaux au cœur de l’enquête, Amro Taleb et Firas Tlass, sont par ailleurs visés par un mandat d’arrêt. Lafarge, qui a fusionné en 2015 avec le Suisse Holcim, avait fini par abandonner sa cimenterie en septembre 2014 quand l’organisation jihadiste EI s’en était emparée.

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