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    Moyen-Orient

    En Irak et en Syrie, les Kurdes craignent une vaste offensive turque

    media Des combattants Kurdes membres de l'Unité de protection du peuple (YPG) patrouillent dans les rues de Qamichli, au nord-est de la Syrie, en avril 2016. REUTERS/Rodi Said/File Photo

    L’incertitude demeure au Kurdistan Irakien, après l’annonce du départ imminent des 2 000 soldats américains présents en Syrie, qui œuvraient jusque-là en appui de la coalition arabo-kurde contre l'organisation Etat islamique. Cette nouvelle crise diplomatique et militaire préoccupe beaucoup les Kurdes dans la région.

    De notre correspondant à Erbil,

    Le départ des troupes américaines va changer l’équilibre des forces dans la région. Toujours en guerre contre les jihadistes, les Kurdes craignent désormais l’ouverture d’un nouveau front au nord avec la Turquie.

    En Syrie, où les Kurdes contrôlent encore un tiers du territoire, la guerre contre Daech n’est pas terminée. Certes, le territoire des jihadistes a considérablement diminué et se résume désormais à quelques villes dans la province de Deir-Ezzor au sud-Est. Toutefois, les cellules dormantes demeurent très actives un peu partout.

    Une première menace à laquelle pourrait s’ajouter une attaque de l’armée turque. Recep Tayyip Erdogan a déclaré à plusieurs reprises ces dernières semaines vouloir se débarrasser des Kurdes dans les zones frontalières du nord de la Syrie.

    Sentiment d’abandon

    C’est cette menace turque qui effraie le plus les Kurdes syriens car tous ont en tête le souvenir de l’invasion d’Afrine au printemps dernier. Afrine, c’est cette province à majorité kurde du nord-ouest de la Syrie, aujourd’hui occupée par les turcs et des milices islamistes. Selon plusieurs organisations internationales, ils y auraient pratiqué une épuration ethnique de la population kurde.

    En première ligne depuis quatre ans dans la bataille contre l’organisation État islamique, les Kurdes sont la principale, pour ne pas dire la seule force militaire au sol à se battre contre les jihadistes. Beaucoup de réfugiés syriens en Irak sont très en colère après l’annonce du retrait des forces américaines.

    Jusque-là, les 2 000 soldats américains stationnés en Syrie faisaient office de bouclier aux Kurdes : Recep Tayiip Erdogan ne pouvant se risquer à une confrontation militaire directe avec son allié de l’OTAN. Avec le retrait des États-Unis, le bouclier saute. Les Kurdes se sentent abandonnés par les Occidentaux et livrés à la Turquie.

    L’armée syrienne en renfort au Nord

    Pour l’instant, Ankara n’a pas dit quand elle mettrait ses menaces à exécution. Néanmoins, les mouvements de troupes laissent penser qu’une attaque pourrait être imminente, notamment du côté des villes de Kobané, de Manbij ou encore de Tel Abyad. Une crise qui pourrait provoquer de nouvelles vagues de réfugiés vers le nord de l’Irak, alors que 200 000 Syriens se sont déjà réfugiés dans la région.

    Les gouvernements français et britannique, également présents sur le terrain, ont déjà annoncé qu’ils resteraient aux côtés des Kurdes dans la lutte contre Daech. Mais cette petite présence militaire de quelques centaines d’hommes seulement est provisoire.

    Les Kurdes syriens, qui avaient profité de la guerre civile pour créer un Etat indépendant, le Rojava, doivent donc désormais discuter avec Bachar el-Assad. Leur but, négocier avec lui une région semi-autonome à l’image du Kurdistan Irakien. Une solution dont Ankara pourrait s’accommoder, mais qui reste conditionnée à une stabilisation de la situation en Syrie.

    Un premier pas dans ce sens a peut-être été franchi. L’armée syrienne a annoncé ce vendredi son entrée dans la région de Manbij au nord du pays, répondant ainsi à l’appel à l'aide des forces kurdes face à la menace turque.

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