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    Moyen-Orient

    Quel avenir pour la coalition anti-Daech?

    media Le général Joseph Leonard Votel, le chef des forces américaines au Moyen-Orient (CentCom), a déclaré mardi 5 février 2019 ne pas avoir été consulté par le président Donald Trump avant l'annonce surprise du retrait de l'armée américaine de Syrie. Yasser Al-Zayyat / AFP

    Washington accueille ce mercredi 6 février 2019 la 10e conférence ministérielle des pays membres de la coalition qui combat depuis 2014 l'organisation Etat islamique au Moyen-Orient (ISIS). Une coalition forte de 75 nations contributrices, mais alors que le président américain Donald Trump annonce le retrait de forces américaines de Syrie, la question de l'avenir de cette force reste en suspens. La coalition devrait à l'avenir se consacrer d'avantage à des missions de formation et de reconstruction, particulièrement en Irak. Côté syrien, en revanche, la question d'un maintien d'une présence occidentale est plus délicate.

    Avec les Etats-Unis, la Jordanie, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Egypte et l'Arabe saoudite, la France fait partie du petit groupe des nations en pointe dans le lutte contre l'Etat islamique. En Syrie et en Irak, le démantèlement du califat territorial ne signifie pas la fin de Daech, rappelle-t-on à Paris. « Nous n'en avons pas fini avec le terrorisme, et nous n'en avons pas fini avec le jihadisme, parce que Daech est toujours là, il y a encore des Français, des Belges, des Tunisiens, qui combattent encore dans la zone », prévenait en début de semaine le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, interviewé sur la radio France Inter.

    Pour Elie Tenenbaum, chercheur au centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri) à Paris, « nous sommes confrontés à une mouvance jihadiste parmi laquelle Daech n'est que l'un des groupes les plus actifs. Il y a encore la poche d'Idleb, où Hayat Tahrir al-Cham, une ancienne filiale d'al-Qaïda en Syrie, opère toujours. Et puis, en Irak, Daech s'est complètement reconfiguré, en entrant dans la clandestinité, dans les provinces de Diyala, Salah ad-Dine et Kirkouk. Faute d'un projet politique solide et viable, on voit mal comment les opérations actuelles viendraient à bout de la menace. »

    Rester pour quelles missions ?

    La diplomatie américaine reconnaît qu'il faut maintenant créer les conditions d'une « défaite durable » de Daech. La France y participera comme l'a assuré dès le 17 janvier dernier le président français Emmanuel Macron lors de ses vœux aux armées : « Nous resterons militairement engagés au Levant au sein de la coalition internationale, nous adapterons notre dispositif global en fonction des opérations et de la situation politique, mais toute précipitation à se retirer serait une erreur », avait alors affirmé le chef de l'Etat.

    Pour l'expert Elie Tenenbaum, « la France, au même titre qu'un certain nombre d'alliés, devrait rester dans la région pour continuer d'accompagner l'Irak, dans sa reconstruction, dans sa transition, dans sa réforme du secteur de la sécurité, et potentiellement au travers des structures de l'Otan qui a des capacités d'encadrement des missions de formation. » Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo assure pour sa part que la réunion permettra d'évoquer « la prochaine phase de la campagne en Irak afin d'éviter une réapparition de l'EI grâce à l'assistance en matière de stabilisation et de sécurité ».

    Présence occidentale en Syrie

    Depuis 10 ans, l'Irak est un partenaire stratégique des Etats-Unis, mais ce n'est pas le cas de la Syrie, dont le régime est militairement tenu à bout de bras par la Russie. A Moscou, le 20 décembre dernier, le président russe Vladimir Poutine s'est empressé de saluer le départ annoncé des Américains : « Le retrait des troupes américaines est une excellente chose (...) Je ne crois pas que la présence de soldats américains en Syrie soit utile, et n’oublions pas que cette présence n’a été approuvée ni par le Conseil de sécurité de l’ONU, ni par le gouvernement syrien. Nous, nous sommes en Syrie parce que nous y avons été invités par les autorités syriennes, et ce n’est pas le cas des Américains. Donc, s’ils décident de retirer leurs troupes, c’est une décision juste », avait affirmé devant les journalistes le chef du Kremlin.

    A ce stade, « les Américains n'ont pas encore quitté la Syrie », font remarquer les militaires français. « Un départ progressif et en bon ordre est possible, et les opérations pourraient encore durer jusqu'au printemps. » Mais la question qui se pose à présent dans le camp occidental est de savoir comment ne pas laisser une victoire totale aux Russes et à leurs alliés dans la région. Les Occidentaux s'interrogent aussi sur les moyens de protéger les partenaires kurdes des FDS face à l'armée turque, tout en maintenant une capacité anti-terrorisme dans le nord-est de la Syrie. Donald Trump a évoqué une « zone tampon » dans le nord de la Syrie, en France on évoque aussi la mise en place d'une « zone d'exclusion aérienne ».

    « Un tel dispositif ne me semble possible que si des négociations diplomatiques ou politiques ont eu lieu au préalable entre les différents acteurs, (...) une présence occidentale sur le théâtre syrien reste quand même la meilleure manière de conserver une place à la table des négociations dans ce pays », affirme Elie Tenenbaum, qui souligne enfin que dans le sud de la Syrie, cette fois, « les Etats-Unis pourraient maintenir leur base à al-Tanf », dans une zone à cheval entre avec la Jordanie et l'Irak, un axe qui permet aux milices iraniennes présentes sur le sol irakien de rejoindre directement le mouvement Hezbollah en Syrie. A Washington, la diplomatie américaine rappellera d'ailleurs son attachement à la pleine souveraineté de l'Irak voisin.

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