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    Moyen-Orient

    Iran: les grandes dates des 40 ans de la République islamique

    media Sur cette photo datant du 15 janvier 1979, à Téhéran, des soldats de l’armée iranienne se rangent aux côtés du peuple réclamant la chute du Shah. Kaius Hedenström / EPU / AFP

    Après plusieurs mois de manifestations massives contre le pouvoir impérial, Mohammad Reza Pahlavi, le dernier shah d’Iran, quitte son pays le 16 janvier 1979. Le 1er février, l’ayatollah Rouhollah Khomeini, rentre en Iran après 15 ans d’exil. A la suite de la proclamation de neutralité des forces armées dans les affrontements entre la rue et le régime, le 11 février, Khomeini déclare la fin de la monarchie et la formation d’un gouvernement provisoire. Le 31 mars, un référendum est organisé à l’issue duquel, le lendemain, 1er avril, une République islamique est instaurée dont Khomeini devient le Guide suprême.

    ►1979

    Le 4 novembre 1979, environ 400 « étudiants musulmans adeptes de la ligne politique de l’imâm Khomeini » prennent d’assaut l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran et prennent en otage 52 Américains auxquels s’ajouteront 3 autres capturés au ministère des Affaires étrangères. La crise va durer 444 jours et conduira l’administration du président Carter à rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran et à lui imposer des sanctions économiques.

    ►1980

    L’affaiblissement de l’armée iranienne à la suite des purges que lui fait subir le nouveau régime islamique donne l’occasion à Saddam Hussein d’attaquer l’Iran. Le 22 septembre, l’armée irakienne envahit l’Iran dans le but de s’emparer des champs pétroliers du Khouzistan. La guerre va durer 8 ans.

    ►1981

    Le 20 juin à Téhéran et dans plusieurs grandes villes du pays, des Moudjahidines du peuple (OMP) manifestent violemment contre le limogeage du président Abolhassan Bani Sadr. L’ayatollah Khomeini donne l’ordre aux Gardiens de la révolution de tirer sur la foule. Plus de 100 manifestants sont tués, et il s’ensuit une vague d’arrestations et d’exécutions de membres de l’OMP. Trois semaines après les manifestations, 195 partisans de Bani Sadr seront jugés et exécutés. Certains historiens estiment que ces violentes manifestations ont apporté au régime le prétexte pour légitimer sa répression permanente envers ses opposants.

    ►1982

    Le 4 juillet, lors de l’invasion du Liban par Israël, trois diplomates iraniens et un reporter de l’Agence de Nouvelles Iranienne (IRNA) sont kidnappés par les phalangistes libanais. Leur sort restera inconnu. En mai 2016, Hossein Dehghan, ministre iranien de la Défense, déclare que le reporter d’IRNA et les trois diplomates iraniens enlevés sont en captivité en Israël.

    ►1983

    Le 23 octobre, durant la guerre du Liban deux attentats-suicides, revendiqués par le Mouvement de la révolution islamique libre puis par l’Organisation du Djihad islamique affiliée au Hezbollah, provoquent un carnage. Le premier tue 241 soldats américains et le deuxième 58 parachutistes français ainsi que la famille du gardien de l’immeuble. En juillet 2012, un juge fédéral de Washington condamne l'Iran à payer plus de 813 millions de dollars de dommages et intérêts à des familles de victimes américaines.

    ►1984

    En 1984 en pleine guerre Iran-Irak, 71 cargos commerciaux de diverses nationalités sont attaqués dans le Golfe persique par l’Iran, raison pour laquelle la Force navale américaine va commencer à escorter les navires commerciaux et pétroliers dans les eaux du golfe Persique.

    ►1985

    Le 16 juillet, l’ayatollah Hossein Ali Montazeri est désigné par l’Assemblée des experts comme successeur de l’ayatollah Khomeini. Il sera déchu de ses fonctions par la même Assemblée à la demande de Khomeini en raison de sa dénonciation de la répression du régime.

    ►1986

    Le 21 juin, deux otages français détenus au Liban sont libérés après des concessions faites à l’Iran : deux semaines auparavant, le 7 juin, Massoud Radjavi, chef des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMP), opposant au régime, qui vivait depuis 1981 en exil en France avait en effet rejoint l’Irak après de fortes pressions du gouvernement français.

    ►1987

    Le 31 juillet, lors du pèlerinage à La Mecque (le hadj), un affrontement entre les manifestants pèlerins chiites et les forces de sécurité saoudiennes cause la mort de plus de 400 personnes. Cet événement est le point d'orgue de l'escalade des tensions entre l'Iran chiite et l'Arabie saoudite sunnite.

    ►1988

    Au cours de l’été 1988, la République islamique organise sur ordre de Khomeini l’exécution de milliers de prisonniers politiques. Ces exécutions sommaires sont considérées par certaines organisations telles que Human Rights Watch comme un crime contre l’humanité. Le massacre de prisonniers politiques commence au lendemain du 18 juillet 1988, date à laquelle Khomeini accepte à contrecœur le cessez-le-feu exigé par l’ONU dans la guerre Iran-Irak.

    ►1989

    Le 3 juin, Khomeini meurt à 87 ans à Téhéran. Ali Khamenei lui succède en tant que Guide suprême. Avant sa mort, le 14 février, Khomeini avait réclamé par une fatwa l’exécution de Salman Rushdie pour la publication de son livre Versets sataniques qu’il considérait comme blasphématoire envers l’islam.

    Le 28 juillet 1989, lors d’un référendum constitutionnel, la révision de la Constitution de la République islamique d’Iran est approuvée par 97,6% des votants. Il s’agit de la première et, pour l’instant, de la seule révision de la Constitution sous la République islamique. Plusieurs modifications ont été apportées à de nombreux articles, et deux articles (176 et 177) y ont été ajoutés. La nécessité pour le Guide suprême d'être un « marja’ » (source d’imitation) a été éliminée. Le poste du Premier ministre a été également supprimé et un Conseil suprême de sécurité nationale a été créé.

    ►1990

    Le 14 août, Saddam Hussein accepte de revenir au traité conclu en 1975 à Alger entre l’Iran et l’Irak, connu sous le nom des Accords d’Alger qui avait mis fin au conflit sur la démarcation de la rivière frontalière d'Arvandroud (Chatt-el-Arab). Ce traité avait été remis en cause par l’Irak après la chute du shah, d’où le déclenchement de la guerre Iran-Irak.

    ►1991

    Le 6 août, Shapour Bakhtiar, le dernier Premier ministre du shah, est assassiné chez lui à Suresnes, en France, par des hommes envoyés par le régime iranien.

    ►1992

    Le 17 septembre 1992, dans un restaurant grec de Berlin appelé Mykonos, quatre dirigeants kurdes, dont Sadegh Sharafkandi, secrétaire général du parti démocratique du Kurdistan iranien, sont assassinés. Cinq ans après, le 10 avril 1997, le tribunal régional de Berlin déclare qu’un « comité des opérations spéciales » a commandité ce quadruple attentat, et qu’il est composé notamment du chef des services secrets, Ali Fallahian, visé par un mandat d’arrêt international depuis mars 1996, mais aussi du président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani et du Guide suprême Ali Khamenei. Un mois après, le parquet fédéral allemand annonce qu’il renonce à poursuivre les deux dirigeants iraniens, en un geste d’apaisement, invoquant des « intérêts supérieurs ».

    ►1993

    Au début de cette année, la République islamique durcit par une nouvelle législation la répression des Bahaïs. Le Guide suprême ordonne aux Forces de police et au commandement des Gardiens de la révolution d’identifier les personnes qui adhèrent aux principes du Bahaïsme et de surveiller les activités des fidèles de cette religion.

    ►1994

    Le 20 juin, une explosion a lieu dans le sanctuaire de l'imam Reza, 8e imam des chiites, à Machhad. Ce jour coïncidait avec l'Achoura, l’un des jours les plus saints des chiites. L’attaque a fait 25 morts et des centaines de blessés. L’événement provoque des troubles politiques en Iran. L’auteur de l’attentat, un certain Youssef, a été en contact avec un jeune religieux radical pakistanais.

    Cette année quatre morts suspectes heurtent les consciences : celles d’Ali-Akbar Sa’idi Sirjani, écrivain réfractaire, de Hossein Barazandeh, ingénieur et enseignant dissident du Coran, de Mehdi Dibaj, enseignant converti au christianisme, et de Ahmad Khomeini, fils du Guide de la révolution.

    ►1995

    Le 4 avril, la grève des chauffeurs de minibus à Eslamshahr, une immense banlieue sud de Téhéran, provoque de vastes manifestations de sa population mais aussi de celle d’Akbarâbâd, une autre banlieue sud de Téhéran. Plus de 50 000 manifestants, qui protestent aussi contre l’augmentation de 30% des coûts de transport, s’acheminent vers Téhéran détruisant sur leur chemin des bâtiments publics. Pour les réprimer, le régime utilise même des hélicoptères de combat. Certaines sources évoquent plus de 50 morts et des centaines de blessés.

    ►1996

    Le 22 février, les États-Unis acceptent de payer à l'Iran 61,8 millions de dollars en dédommagement des 248 Iraniens décédés le 3 juillet 1988 lors du crash de l’Airbus d’Iran Air abattu par le tir d'un croiseur américain.

    A l'été 1996, la République islamique d’Iran participe avec 18 athlètes aux Jeux olympiques à Atlanta et remporte 3 médailles. C'est la première fois après la révolution islamique de 1979 que l'équipe iranienne compte une athlète féminine.

    ►1997

    Le 23 mai 1997, Mohammad Khatami, considéré comme un religieux modéré, est élu président de la République islamique. C’est une surprise car il n’est pas soutenu par des chefs religieux influents. Beaucoup d’analystes diront qu’en lui apportant leurs suffrages, les Iraniens lui ont confié leurs espoirs en une transformation profonde de la société que le Guide suprême et les tenants du pouvoir voudront empêcher.

    ►1998

    Le 22 novembre 1998, Daryush Forouhar, ancien ministre de la République islamique et une personnalité de l’opposition nationale, est assassiné avec son épouse à Téhéran de la même façon dont Shapour Bakhtiar, le dernier Premier ministre du shah, avait été tué en France, en août 1991. Certains observateurs diront que ce double assassinat avait pour but de déstabiliser le président Mohammad Khatami qui tentait de libéraliser le régime. Au mois de décembre, trois intellectuels proches de l’opposition seront eux aussi assassinés. Les Iraniens sont très affectés par cette vague d'assassinats d'intellectuels et d'écrivains qu’ils nommeront « assassinats en chaîne » du fait qu’ils ont été perpétrés l'un après l'autre.

    ►1999

    Le 5 janvier, le ministre des Renseignements admet que des « éléments irresponsables » de son ministère sont à l’origine des assassinats de novembre et de décembre 1998. Comme à l'accoutumé, il les accuse d'avoir agi « pour des intérêts étrangers »

    Le 9 juillet, éclatent à Téhéran des protestations estudiantines connues sous le nom de « 18 Tir ». Elles font partie des plus violentes manifestations après l’avènement de la République islamique. D’autres grandes villes comme Tabriz, Chiraz, Ispahan et Machhad connaîtront elles aussi des scènes d’affrontements violents. Les manifestants scandent des slogans contre le Guide suprême. Ils seront violemment réprimés par les policiers en civil (Basidji) et des militants du groupe Ansar Hezbollah.

    ►2000

    En août 2000 une organisation proche du président Khatami appelée « Bureau de la consolidation de l’Union » organise une réunion de trois jours à Khorramābād, ville à l’ouest de l’Iran. Malgré l’autorisation dont bénéficiaient les organisateurs, les sbires en civil du régime perturbent la réunion provoquant des affrontements non seulement dans cette ville mais aussi à Machhad, à tel point que les Gardiens de la révolution et des forces de sécurité assiègent les aéroports pour empêcher les adeptes de Khatami de rejoindre les organisateurs de cette réunion. Cet événement est un signe fort d’une scission au sein du régime. Plusieurs personnalités de ce mouvement seront arrêtées et emprisonnées.

    ►2001

    Le 8 juin 2001, Mohammad Khatami est réélu pour un second mandat. La tension entre les deux fractions du régime continue.

    ►2002

    En mars 2002 le rapporteur spécial des Nations unies sur les violations des droits de l'homme dénonce une augmentation de lapidations, de flagellations et d’exécutions publiques en Iran ainsi qu’une « suppression radicale » de la presse et l’emprisonnement de journalistes. Il accuse le pouvoir judiciaire et ses partisans conservateurs d’être le principal obstacle à la réforme.

    Le 14 août 2002, lors d’une conférence de presse à Washington, l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI) révèle pour la première fois l’existence des sites nucléaires iraniens à Natanz et à Arak.

    ►2003

    Le 10 juin, des étudiants manifestent à Téhéran. Des milliers de manifestants envahissent une zone autour des dortoirs de l'université de Téhéran pendant la nuit, criant des slogans contre le Guide de la Révolution avant d'être violemment dispersés par les forces de sécurité.

    Le 26 décembre, un séisme particulièrement meurtrier secoue la ville de Bam et la province de Kerman (sud-est de l'Iran) causant 26 271 morts et 30 000 blessés. Les effets du séisme sont redoublés parce que la plupart des structures n'étaient pas aux normes parasismiques établies en 1989.

    ►2004

    Le 18 février 2004, une catastrophe ferroviaire dans le village de Khayyâm près de Nichapour au nord-est de l’Iran tue plus de 300 personnes. Le village est rasé de la carte. C’est le désastre ferroviaire le plus meurtrier en Iran. La cause en est l’explosion de substances hautement explosives et inflammables transportées dans les wagons sans que les autorités ferroviaires iraniennes les aient classées comme « dangereuses ».

    ►2005

    A la suite de l'élection présidentielle, Mahmoud Ahmadinejad, le maire conservateur et populiste de Téhéran, succède à Mohammad Khatami en tant que sixième président de la République islamique d’Iran.

    ►2006

    Le 8 décembre, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, déclare que les Occidentaux ont inventé le mythe du massacre des juifs et propose que l'Etat israélien déménage en Europe, aux Etats-Unis, au Canada ou encore en Alaska. Le Conseil de sécurité de l’ONU condamnera ses propos.

    Le 23 décembre, les Nations unies mettent en place un embargo sur les armements contre l’Iran au travers notamment de la résolution 1737.

    ►2007

    Le 24 mars 2007, le Conseil de sécurité adopte à l’unanimité une résolution alourdissant les sanctions contre l’Iran en raison du refus de ce pays de suspendre ses activités d’enrichissement de l’uranium, une résolution que l’Iran juge injuste et inacceptable. Le texte adopté indique que le Conseil de sécurité suspendra ses sanctions si l'Iran cesse d'enrichir de l'uranium. Il encourage l'Iran à renouer ses liens avec la communauté internationale, notamment avec l'AIEA.

    ►2008

    Le 8 avril 2008, Ahmadinejad déclare à propos des attentats du 11 septembre 2001 qu’un bâtiment s'est effondré et que l’on prétend que 3 000 personnes auraient été tuées bien que l’on n’ait jamais publié leurs noms.

    ►2009

    Le 12 juin, l’élection présidentielle reconduit au pouvoir, pour quatre ans, Mahmoud Ahmadinejad, le président sortant. Il est crédité, selon les résultats officiels, de 62,6 % des suffrages exprimés contre 33,7 % pour son principal adversaire Mir Hossein Moussavi. La participation s'élève à 85 %. Les candidats malheureux, en particulier Mehdi Karoubi et Mir Hossein Moussavi, ainsi que de nombreux Iraniens contestent immédiatement les résultats. D'importantes manifestations rassemblant des millions d'Iraniens, à Téhéran et dans tout le pays, se déroulent dans les jours qui suivent. La répression sera atroce.

    Le 7 décembre 2009, lors de la journée de l’étudiant en Iran, le mouvement vert, mouvement de soutien à Mir Hossein Moussavi, candidat malheureux, organise une vaste manifestation à Téhéran qui aboutit à des affrontements avec la police et les forces de sécurité.

    ►2010

    Le 12 janvier, Massoud Ali Mohammadi, un physicien nucléaire iranien meurt à Téhéran après l'explosion d'une moto piégée devant son domicile. Le 29 novembre, Madjid Shahriari, fondateur de la Société nucléaire d'Iran et en charge d'un projet de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, est tué à Téhéran par l'explosion d'une bombe placée contre sa voiture à l'aide d'un aimant.

    En octobre 2010, quatre géants du pétrole, le français Total, l'anglo-néerlandais Shell, le norvégien Statoil (aujourd’hui Equinor) et l'italien Eni, décident de se conformer aux nouvelles sanctions contre l'Iran et de cesser toute activité avec ce pays. Ils promettent de liquider leurs investissements et de renoncer à toute nouvelle activité dans le secteur de l'énergie en Iran. Ainsi, l’étau se resserre autour du régime iranien accusé de cacher un programme nucléaire militaire.

    ►2011

    En 2011, le conflit entre les différentes factions du régime islamique s’accentue. Ahmadinejad continue ses provocations à l’égard de la communauté internationale mais aussi vis-à-vis de ses adversaires politiques au sein du régime et entre même en conflit avec le Guide suprême.

    Le 15 octobre 2011, à l’issue d’un vote, la Troisième Commission des Nations unies chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles condamne les violations persistantes des droits de l’homme en Iran.

    ►2012

    Le 20 février 2012, deux navires de guerre iraniens arrivent au port syrien de Tartous en Méditerranée .

    Le 6 août, la rébellion accuse l'Iran de secourir le régime syrien, notamment par l'envoi de Gardiens de la révolution islamique auprès de l'armée régulière syrienne.

    Le 16 septembre, le chef des Gardiens de la révolution reconnait leur présence en Syrie, et au Liban, propos officiellement démentis le 18 septembre.

    Le 15 octobre, l'Union européenne renforce l'arsenal de ses sanctions financières et commerciales contre l'Iran, essayant de pousser Téhéran à reprendre les négociations sur son programme nucléaire, au point mort depuis trois ans.

    ►2013

    Le 5 avril 2013, l'Iran entame au Kazakhstan de nouveaux pourparlers avec les grandes puissances sur son programme nucléaire controversé.

    Le 14 juin 2013, Hassan Rohani, le conservateur modéré soutenu par les réformateurs, remporte la présidentielle face à plusieurs conservateurs durs.

    En novembre 2013, le président Rohani signe un accord intérimaire sur le nucléaire iranien qui engage l’Iran à la transparence et la coopération avec les pays occidentaux.

    ►2014

    Le 23 janvier 2014, le discours du président iranien à Davos, marque une rupture avec la rhétorique belliqueuse des dirigeants iraniens depuis la révolution islamique. Il indique la volonté de son pays de sortir de son isolement et d’améliorer ses relations avec la « communauté internationale », y compris les États-Unis.

    ►2015

    Mardi 14 juillet 2015, l'Iran et les pays du « P 5+1 » (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) parviennent enfin à un compromis sur le nucléaire iranien. C’est un accord historique après douze ans de négociations.

    L’accord incite certains investisseurs à investir dans la Bourse de Téhéran, dont la capitalisation atteint 100 milliards de dollars, avant même que les sanctions soient levées. Ils sont nombreux à investir dans ce pays à revenu moyen-supérieur, avec une population de 78 millions d'habitants et une production annuelle supérieure à celles de la Thaïlande ou des Emirats Arabes Unis.

    ►2016

    Le 16 janvier 2016, la levée des sanctions internationales est effective. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) certifie dans un rapport que l’Iran respecte les engagements de l’accord de juillet 2015 sur son programme nucléaire.

    Le 29 avril 2016, les résultats du second tour des élections législatives confirment la victoire de la « liste de l’espoir » qui regroupe les candidats modérés et réformateurs proches du président Rohani.

    ►2017

    Au printemps 2017, Hassan Rohani est réélu à la présidence de la République islamique d'Iran. L'accord nucléaire qu’il a conclu n'a pas amélioré les conditions de vie. La fermeture des sociétés de crédit, croulant sous les dettes, provoque un fort mécontentement. Le chômage touche toujours 12,5 % de la population active, dont 27 % de jeunes.

    Le 28 décembre 2017, une série de manifestations éclatent dans plus de 100 villes principalement dans des villes reculées du pays. Elles durent jusqu’au 1er janvier 2018 et donnent lieu à des scènes de violence entre forces de l'ordre et manifestants.

    ►2018

    Le 8 mai, dans une allocution télévisée, le président américain Donald Trump fait part de sa décision de se retirer de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien comme il l'avait promis lors de sa campagne présidentielle. Des sanctions nouvelles sont amorcées.

    Le 5 novembre, la deuxième série des sanctions américaines contre l'Iran devient effective. Les Etats-Unis déclarent mettre en œuvre tous les moyens pour empêcher la vente du pétrole iranien. Ils autorisent toutefois huit pays, parmi lesquels la Chine, l'Inde, le Japon, la Corée du Sud et l'Italie, à continuer de l’acheter temporairement.

    ►Notre dossier sur les « 40 ans de la Révolution islamique en Iran »

    Dossier complet sur les 40 ans de la Révolution islamique en Iran sur notre site en persan  

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