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    Le président Erdogan «prévoit bel et bien de rencontrer la délégation américaine», a déclaré le directeur de la communication de la présidence turque, Fahrettin Altun, sur Twitter. Le président turc avait affirmé plus tôt ce mercredi sur Skynews qu'il ne s'entretiendrait pas avec le vice-président américain Mike Pence et le secrétaire d'Etat Mike Pompeo attendus à Ankara pour exiger l'arrêt de l'offensive turque en Syrie. «Je ne les rencontrerai pas», avait déclaré M. Erdogan à Sky News, «ils rencontreront leurs homologues. Moi, je ne parlerai qu'à Trump, s'il vient», avait-il ajouté.

    Moyen-Orient

    Jordanie: un camp de réfugiés pour animaux sauvages

    media Lions du centre animalier Al Mawa Al Mawa accueille dix-neuf lions. Les animaux vivent dans de grands enclos arborés dont on ne voit pas toujours les limites ni les grillages. RFI/Jérôme Boruszewski

    Entouré de pays en conflit, le royaume jordanien est un îlot de stabilité qui accueille plus de trois millions de réfugiés, principalement palestiniens et syriens. Au nord du pays, le sanctuaire d’Al Mawa recueille des animaux menacés par les guerres en Syrie, en Irak et à Gaza.

    Le poil luisant, la crinière épaisse, Sultan semble vigoureux. Il donne de puissants coups de patte sur la porte à barreaux de son abri pendant que des employés du centre animalier d’Al Mawa, de l’autre côté de la grille, nettoient son espace. Mais les apparences sont trompeuses. Ce lion âgé de 9 ans est en réalité un grand peureux. « S’il entend un avion dans le ciel, il court immédiatement dans son abri pour se cacher », explique Munjid, un gardien, occupé ce matin-là à changer la litière de l’animal. Sultan vient de Gaza. « Quand il est arrivé ici, il avait des cicatrices sur le corps à cause des bombes qui étaient tombées près de son zoo, reprend Munjid. Maintenant, il va mieux. »

    Sultan partage son enclos avec Sabreen, la lionne la plus âgée d’Al Mawa. Tous deux ont été sauvés par l’ONG internationale Four Paws après le conflit de 2014 dans la bande de Gaza. Le zoo d’Al Bisan, où ils vivaient jusqu’alors, avait été bombardé puis laissé à l’abandon. Quatre-vingts animaux avaient alors péri. Les deux fauves survivaient dans un minuscule réduit fait de bric et de broc au milieu des mouches, et à proximité de cadavres d’autres animaux, singes et crocodiles notamment. Ils ont été soignés, vaccinés puis endormis et transportés jusqu’en Jordanie où ils mènent maintenant une existence tranquille.

    Vingt-trois animaux vivent au sanctuaire d’Al Mawa, perché sur les hauteurs de Jerash dans le nord de la Jordanie. Étendue sur 110 hectares et située à 1 200 mètres d’altitude, la colline où sont regroupés ces lions, tigres et ours, parfois enneigée l’hiver, offre un cadre de vie paisible à cette faune traumatisée par les conflits. « La Jordanie a toujours accueilli des gens en provenance de différentes zones de guerre, explique Mustafa Khraisat, qui gère le sanctuaire. Cela fait partie de notre mission en tant que Jordaniens. Nous accueillons toujours tout le monde, qu’il s’agisse d’êtres humains ou d’animaux. »

    Lorsque cela est possible, les bêtes recueillies sont remises en liberté, notamment celles qui vivent à l’état sauvage en Jordanie, comme les loups, les hyènes et les tortues de terre. D’autres sont envoyées dans des parcs animaliers d’Afrique du Sud. D’autres encore restent à Al Mawa où la politique du sanctuaire veut qu’il n’y ait pas de naissances au parc. L’espace disponible est réservé en priorité à ceux qui ont besoin d’être sauvés, victimes des combats des hommes ou du commerce illégal d’animaux sauvages.

    Vingt-huit personnes, gardiens, hommes d’entretien, vétérinaires et personnels administratifs, sont aux petits soins pour ces pensionnaires. Elles leur ont donné des noms, faisant preuve d’imagination et d’humour. Un lion s’appelle Kahrabah - « électricité » en arabe - parce qu’il avait pour habitude de malmener la clôture électrifiée de son enclos à son arrivée au centre. Les employés n’obligent jamais les animaux à se montrer aux visiteurs. Cet hiver, ils éloignent même les touristes de l’abri d’un ours en hibernation afin de préserver sa tranquillité.

    Sauver ces bêtes et les ramener en terrain sécurisé n’a pas été chose aisée. Des équipes de sauveteurs sont allées chercher les animaux survivants de la bataille d’Alep en Syrie alors que la situation était toujours périlleuse sur place. « Quand elles sont arrivées au zoo, les animaux avaient soif, et certains étaient forcés de dévorer leurs congénères pour survivre. D’autres devaient manger leurs propres excréments », se désole Mustafa Khraisat. Plusieurs fauves ont été convoyés par camion via la Turquie avant d’être transférés par avion jusqu’en Jordanie. « Mais les secouristes ont été menacés en chemin par des hommes armés, se rappelle Mustafa Khraisat. Le trafic d’animaux est une activité juteuse. Les gens qui ne respectent pas l’humanité ne respectent pas le bien-être des animaux non plus. »

    Trois fois par semaine, les fauves sont nourris avec de la viande en provenance des abattoirs de la région. «  Nous savons quelle quantité donner à chacun. Cela dépend du poids et de la santé de l’animal », explique Saif Rawashdeh, le responsable des gardiens. L’homme s’approche des enclos avec un grand seau contenant des découpes fraîches. Habitués, les lions font les cent pas et rugissent de plaisir alors qu’il lance de gros morceaux de mouton par-dessus les hauts grillages. « Par exemple, Max, nous lui donnons 14 kg de viande à chaque fois. Mais Simba, seulement 10 kg », détaille Saif.

    Les dix-neuf lions et deux tigres du Bengale d’Al Mawa consomment chaque semaine une demi-tonne de viande. Les soins qui leur sont dispensés sont coûteux. Le budget annuel du sanctuaire avoisine le demi-million d’euros. « Ce n’est pas simple mais nous parvenons à lever des fonds pour financer nos activités  », se réjouit Malek Trela, le directeur du centre animalier. Al Mawa devrait accueillir prochainement trois lionceaux et trois ours.

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