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    Moyen-Orient

    Iran: au moins 27 morts dans un attentat contre les Gardiens de la révolution

    media Des membre de l'unité d'élite des Gardiens de la révolution, le 22 septembre 2013 à Téhéran. AFP PHOTO/ATTA KENARE

    Au moins vingt-sept personnes tuées dans un attentat-suicide contre un bus transportant des Gardiens de la révolution, selon un bilan de l'armée d'élite du régime. Le groupe jihadiste Jaïch al-Adl a revendiqué l'attentat, selon l'agence de presse iranienn Fars.

    L'attaque s'est produite sur la route reliant les villes de Zahedan et Khash, dans la province du Sistan-Balouchistan, dans une région proche de la frontière du Pakistan, a précisé Irna, en citant une «source informée» non identifiée. « Vingt personnes sont tombées en martyrs et 20 ont été blessées dans cette attaque terroriste », a rapporté l'agence. Quelques heures plus tard, un nouveau bilan a été publié par les Gardiens de la révolution qui fait état de 27 morts.

    Un attentat suicide contre un bus transportant des membres des Gardiens de la révolution a fait au moins 20 morts, le 13 février 2019. La photo diffusée par l'agence de presse iranienne Fars montre sur les lieux de l'attaque un amas de tôles. Handout / fars news / AFP

    L'attentat a visé un bus des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime en Iran. Dans un communiqué, les Gardiens de la révolution ont confirmé une « attaque-suicide » contre un bus qui ramenait des membres de ce corps d'élite de la frontière avec le Pakistan, en faisant état d'un nombre indéterminé de victimes.

    Selon les Gardiens de la révolution, une voiture bourrée d’explosifs s’est approchée d’un bus qui transportait une unité des forces terrestres, le kamikaze a alors actionné sa bombe, rapporte notre envoyé spécial à Téhéran, Nicolas Falez.

    Le groupe Jaïsh al-Adl revendique l'attaque

    Le groupe terroriste Jaïsh al-Adl, qui signifie en arabe « Armée de la Justice », a revendiqué l'attentat, indique l'agence de presse iranienne Fars.

    Selon l'agence, ce groupe a « diffusé un communiqué officiel affirmant être responsable de l'attaque ». Jaïch al-Adl, considéré comme un groupe « terroriste » par Téhéran, est formé d'ex-membres d'une organisation sunnite extrémiste ayant mené une rébellion sanglante dans la province du Sistan-Baloutchistan.

    Jaïsh al-Adl, un groupe formé en 2012

    Ce groupe avait déjà revendiqué l’attentat qui a coûté la vie à un Gardien de la révolution au début du mois. En octobre dernier, le groupe Jaïsh al-Adl avait  revendiqué l'enlèvement d'une douzaine de militaires iraniens dans le sud-est du pays.

    Le groupe Jaïsh al-Adl a été formé en 2012 par d'anciens membres d'un autre groupe extrémiste sunnite, le groupe Joundallah, qui signifie « soldats de Dieu ». Joundallah avait mené des actions sanglantes dans la province du Sistan-Balouchistan entre 2005 et 2010. Le chef de ce groupe Abdolmalek Righi a été arrêté en 2010 lors d'une opération spectaculaire.  Abdolmalek Righi avait été arrêté avant d'être jugé et exécuté ensuite. Après l'exécution de Righi, le groupe Jïsh al-Adl a été créé.

    Depuis, ce groupe est de plus en plus actif dans la région frontalière avec le Pakistan. En avril 2017, le groupe avait également tué dix militaires iraniens à la frontière pakistanaise.

     L'attaque est survenue le jour du démarrage de la conférence de Varsovie

    La région iranienne du Sistan-Balouchistan est régulièrement le théâtre d'accrochages entre les forces de l'ordre et des séparatistes baloutches ou des groupes jihadistes. Les autorités iraniennes accusent les pays étrangers comme l'Arabie saoudite et les Etats-Unis d'aider ce groupe et le Pakistan de fermer les yeux.

    Cette attaque a lieu le jour même du démarrage à Varsovie de la conférence sur le Moyen-Orient, organisée sous la houlette des Etats-Unis, dont l'un des objectifs est de mettre la pression sur l'Iran accusé par Washington « d'influence déstabilisatrice » au Moyen-Orient.

    Dans la province du Sistan-Balouchistan, les musulmans sunnites d'ethnie baloutche sont majoritaires, dans un pays à grande majorité chiite.

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