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    Moyen-Orient

    [Reportage] Les Iraniens face aux sanctions

    media Une monnaie qui a perdu 70% de sa valeur en un an, ce qui fait exploser le prix des importations, des entreprises étrangères qui font leurs cartons… le tableau est bien sombre en ce début d’année pour les Iraniens (photo d'illustration). REUTERS/Morteza Nikoubazl/File Photo

    Le vice-président américain Mike Pence, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu seront les têtes d’affiche de la réunion sur le Moyen-Orient, qui a lieu ce mercredi 13 février 2019 et jeudi à Varsovie. Selon les Etats-Unis et la Pologne, qui organisent l’évènement, il s’agit de promouvoir « un avenir de paix et de sécurité au Moyen-Orient ». Pour Washington, ce devrait être l'occasion de réaffirmer la politique de « pression maximale » que l’administration Trump entend exercer sur l’Iran. Cette pression a déjà des effets au quotidien puisqu’en mai dernier, les Etats-Unis ont rétabli les sanctions économiques contre Téhéran.

    De notre envoyé spécial à Téhéran,

    Une monnaie qui a perdu 70% de sa valeur en un an, ce qui fait exploser le prix des importations, des entreprises étrangères qui font leurs cartons. Le tableau est bien sombre en ce début d’année pour les Iraniens. « Pitoyable. C’est vraiment pitoyable, les ventes ont chuté de moitié », se lamente ce vendeur de pizzas de Téhéran. « Dans mon magasin, je vois bien que le pouvoir d’achat est très bas, la situation s’est dégradée et ça va être de pire en pire », explique-t-il.

    C’est dans ce climat que l’Iran vient de fêter le 40e anniversaire de sa révolution. Le slogan « Mort à l’Amérique » a résonné pendant les festivités, mais dans la rue à Téhéran on entend aussi des critiques adressées aux dirigeants iraniens, pour leur gestion de l’économie par ces temps de crise. Et il n’est pas rare de rencontrer de jeunes Iraniens qui disent vouloir émigrer pour chercher un avenir meilleur loin de leur pays.

    « Pression maximale »

    Les sanctions américaines qui asphyxient l’économie iranienne ont été rétablies lorsque Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis sortaient de l'accord nucléaire conclu en 2015 avec l’Iran. Cette politique américaine de « pression maximale » sur l'Iran ne vise pas seulement les transactions financières ou le pétrole, elle a aussi des conséquences indirectes. Par exemple, elle fait fuir les touristes et leurs devises, ce qui déçoit Omid, 29 ans, guide touristique à Téhéran.

    « Depuis 2015, après l’accord nucléaire, il y avait un flot touristique en Iran, surtout des Français, c’était une ouverture. Chaque saison, j’avais six-sept groupes français. Mais pour le printemps, je n’ai que deux groupes français. » Il y a quelques mois, Omid a participé à un salon touristique à Berlin : « Les Allemands ne veulent pas venir ils disent qu’il va peut-être y avoir la guerre », nous raconte le jeune homme.

    Il s’est écoulé moins de trois ans entre l’accord nucléaire et le retour des sanctions américaines. Les Iraniens retrouvent une situation d’isolement qu’ils avaient déjà connue. Mais de nouveaux obstacles apparaissent : dans le passé par exemple, l’émirat de Dubaï, de l’autre côté du golfe Persique, servait de plateforme financière à l’Iran pour contourner les sanctions. Beaucoup plus difficile à présent, car désormais Dubaï et ses banques se plient aux sanctions américaines.

    « Les anciens circuits ont été bloqués », reconnaît Morteza Miri, qui nous reçoit dans les bureaux de la Chambre de commerce de Téhéran. Egalement en charge de l’entreprise familiale de tapis, le trentenaire assure que les entrepreneurs iraniens ne manquent pas d’imagination pour rechercher d’autres partenaires régionaux ou d’autres procédés pour contourner les sanctions. Morteza Miri affirme que les crypto-monnaies, comme le bitcoin, servent déjà pour des transactions. « Ça on ne peut pas le détecter ! », lance-t-il.

    Système européen de troc

    De son côté, l’Union européenne met en place un système de troc. Il s’appelle Instex et doit permettre à des entreprises européennes de poursuivre leurs échanges commerciaux avec l’Iran sans subir les foudres américaines.

    Ce que veulent les Européens, c’est éviter que l’Iran sorte à son tour de l’accord nucléaire. « On n’a pas encore le mode d’emploi », constate Rebecca Guyot, directrice Iran du cabinet d’avocat Cohen-Amir Aslani, qui ne s’attend pas à « un boom » des transactions grâce à ce nouvel outil européen. D’autant que pour fonctionner, cet outil doit être complété côté iranien et que les autorités de la République islamique semblent plutôt méfiantes.

    ► Écouter sur RFI : Vivre en Iran en 2019

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