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    Moyen-Orient

    Législatives en Israël: les tâtonnements de Gantz face aux offensives Netanyahu

    media Benny Gantz en conférence de presse à Tel Aviv, le 21 février 2019. REUTERS/Amir Cohen

    A sept semaines des élections législatives israéliennes, la campagne monte en tension. Les principaux candidats interpellent directement leurs rivaux. Et sur les réseaux sociaux comme dans les rassemblements électoraux, ils se lancent des attaques très personnelles.

    De notre correspondant à Jérusalem,

    Au début de la campagne, le Likoud de Benyamin Netanyahu concentrait ses attaques sur Avichaï Mendelblit, le procureur général qui entend annoncer une décision sur une éventuelle mise en examen du Premier ministre avant le scrutin, et sur la presse.

    Il avait notamment imprimé une affiche avec les photos de quatre journalistes enquêtant sur les affaires de corruption auxquelles le nom du chef du gouvernement est mêlé, accompagnées du slogan : « Ils ne vont pas décider. Vous décidez. »

    Mais ces dernières semaines, les attaques ont visé son principal rival : Benny Gantz. A en croire les sondages, c’est lui qui est le plus menaçant pour le Premier ministre sortant. Et l’équipe de campagne de Benyamin Netanyahu a réalisé plusieurs courtes vidéos qui ciblent l’ancien chef d'état-major.

    Etat palestinien

    Le Premier ministre sortant, qui relaye ses vidéos sur les réseaux sociaux, critique surtout la politique sécuritaire de son adversaire. Le chef du gouvernement aime se présenter comme le seul capable d’assurer la sécurité du pays. C’était sa ligne d’attaque contre l’Union sioniste, formation de centre gauche, en 2015. Il la reproduit cette fois-ci face à un ex-général qui peut venir le défier sur ce terrain.

    Dans ces vidéos, le ton est grave et les effets sonores angoissants. Le but recherché est de créer une crainte au sein de l’électorat de droite, capable de dépasser les préoccupations sur l’intégrité de Benyamin Netanyahu en cas de mise en examen dans des affaires de corruption.

    Le Premier ministre fait d’ailleurs appel à une figure honnie de la droite israélienne : Barack Obama. Il accuse Benny Gantz d’avoir collaboré, à son insu, avec l’ancienne administration américaine en vue d’établir un Etat palestinien en Cisjordanie. Le slogan : « Netanyahu. Droite. Fort. Gantz. Gauche. Faible. »

    Nouvelle cible

    Dans une autre vidéo, Benyamin Netanyahu accuse également Benny Gantz d’être prêt à conclure des accords avec le principal ennemi d’Israël : l’Iran. Et maintenant que l’ancien chef d’état-major s’est allié à l’ex-journaliste Yair Lapid, il cible le second : le chef du parti Yesh Atid a effectué son service militaire dans une unité non combattante.

    La liste « Bleu et blanc » du centre a beau être menée par Benny Gantz, le Likoud parle de duo Lapid-Gantz plutôt que Gantz-Lapid, pour souligner que s’il l’emporte, le pays est censé avoir durant la deuxième moitié de mandat un Premier ministre sans grande expérience sur les questions sécuritaires.

    Face à ces attaques, Benny Gantz a tout d’abord cherché à marquer sa stature d’homme d’Etat en prenant le contrepied du Premier ministre. Sur le fond, il accuse Benyamin Netanyahu d’avoir dévoyé les institutions de l’Etat pour son propre bénéfice et d’avoir divisé la société israélienne. Lui promet de gouverner pour le bien du peuple et de tout le peuple.

    Sur la forme, il a aussi recours aux vidéos de court format. Mais elles ne font aucune référence directe à Netanyahu.

    Maquillage et tailleurs

    La critique est indirecte. « L’Etat, ce n’est pas moi », écrit Benny Gantz en introduction de cette vidéo. Les images, mixées sur la chanson de son parti, le montrent au contact d’Israéliens de différents âges, différentes origines, différents milieux sociaux. Et le refrain martèle : « Israël avant tout. »

    Mais sa stratégie a évolué. La semaine dernière, Benny Gantz a opté pour une position plus offensive. Au cours d’un rassemblement électoral, il a attaqué Netanyahu nommément et frontalement. Il raillait son expérience aux Etats-Unis qui l’a amené, jugeait-il, à passer des studios de maquillage des plateaux de télévision aux grands tailleurs lorsque lui dormait dans la boue avec ses soldats.

    Un discours auquel Benyamin Netanyahu a répondu par une nouvelle vidéo dans laquelle il interpelle son adversaire : « Benny Gantz, tu devrais avoir honte ! », lui lance-t-il, avant de relater ses faits d’armes.

    Benyamin Netanyahu est rodé à l’exercice de ces attaques personnelles et c’est pour lui une stratégie qui a déjà fait ses preuves. En 2015, il ciblait alors Tzipi Livni et Isaac Herzog : les chefs de la défunte Union sioniste, formation de centre gauche, étaient alors ses principaux rivaux. Les sondages les donnaient même en tête. Finalement, le Likoud s’est imposé.

    Stratégie

    Le Premier ministre sortant espère avoir les mêmes résultats face à Benny Gantz. Et pour cela, il est prêt à s’arranger avec les faits. Les rencontres de l’ex-général avec les responsables de l’administration Obama se faisaient à la demande du gouvernement Netanyahu.

    Quant à l’Iran, Benny Gantz a assuré au Forum de Munich sur les politiques de défense, mi-février, qu’il est sur la même ligne que son rival. Mais les craintes sur lesquelles joue Benyamin Netanyahu lui permettent de souder sa base électorale avant une possible mise en examen.

    Pour Benny Gantz, en revanche, la stratégie est plus compliquée. Lui se trouve obligé de composer avec un électorat plus composite. Au-delà du centre droit et du centre gauche, il faut arriver à rallier une partie de la droite pour espérer devenir Premier ministre. Et son succès dépendra de sa capacité à ne pas se laisser définir par son adversaire mais à imposer sa propre narration sur sa personnalité et la politique qu’il entend mener.

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