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    Moyen-Orient

    Le procureur général lance une procédure de mise en examen visant Netanyahu

    media Dans la lettre accompagnant sa décision, le procureur général attaque le Premier ministre Benyamin Netanyahu. Gali Tibbon/Pool via REUTERS

    La décision était attendue. Le procureur général israélien a annoncé ce jeudi 28 février le lancement d’une procédure de mise en examen de Benyamin Netanyahu. Le Premier ministre israélien doit être convoqué à une audition préalable en vue de sa mise en examen. Mais les conclusions de l’enquête du procureur sont lourdes pour le chef du gouvernement. Le procureur général a retenu les chefs d’accusation de « fraude et abus de confiance » dans trois affaires mais aussi celui de « corruption » dans l’une d’entre elles.

    Pour le procureur général, c’est dans le dossier dit « 4000 » que les faits reprochés à Benyamin Netanyahu sont les plus lourds, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil.

    Dans cette affaire, le Premier ministre est soupçonné d’avoir tenté de négocier une couverture favorable de la part d’un influent site d’information, Walla, en contrepartie de faveurs gouvernementales accordées au propriétaire de ce site, le géant des Télécommunications Bezeq.

    C’est dans ce dossier qu’Avichaï Mandelblit veut mettre en examen Benyamin Netanyahu pour « corruption, fraude et abus de confiance ». Dans les deux autres affaires arrivées sur son bureau, il n’a pas retenu l’ensemble des charges recommandées par la police. Le chef d’accusation de corruption ne figure pas dans les enquêtes sur les cadeaux offerts par de riches hommes d’affaires ni dans celle sur une tentative d’accord avec le propriétaire d’un grand journal, Yediot Aharonot.

    Décision non définitive

    Dans la lettre accompagnant sa décision, le procureur général attaque sévèrement le Premier ministre. « Vous avez abusez de votre autorité en prenant en compte d’autres considérations liées à vos intérêts personnels et à ceux de votre famille » écrit-il. Avichaï Mandelblit précise toutefois que sa décision n'est pas « finale ». Avant qu’elle ne le devienne, Benyamin Netanyahu sera convoqué à une audition au cours de laquelle il pourra répondre aux chefs d’accusation. Celle-ci ne devrait pas avoir lieu avant les élections.

    « Les avocats de Netanyahu ont reçu toutes les accusations, explique l’avocat Tomer Naor, chef du service juridique du Mouvement pour un gouvernement de qualité. Ils ont aussi reçu quelques documents issus des enquêtes. L'audition sera une rencontre entre eux et le procureur général. C'est comme un petit tribunal: ils vont essayer de lui donner de nouvelles explications qu'ils n'ont pas donné avant. Ils vont tenter de pointer un doute raisonnable. Ce n'est pas une simple formalité. Mais je veux dire que le procureur général met sa réputation en jeu, particulièrement dans ce cas. Et je pense que nous aurons une mise en examen définitive autour de janvier 2020. »

    Netanyahu réplique

    Le Premier ministre a rapidement réagi, estimant que cette décision relevait d’une « chasse aux sorcières » aux objectifs politiques. « La gauche sait qu’elle est incapable de nous battre dans les urnes. Et c’est pourquoi voilà trois ans que nous sommes l’objet d’une véritable persécution politique. Une chasse aux sorcières sans précédent dont le seul but est de faire tomber le régime de droite que je dirige et de permettre à un gouvernement de gauche dirigé par Gantz et par Lapid d’accéder au pouvoir. »

    Il estime que l'objectif « est d’influer sur les élections même lorsque l’on sait que ce château de cartes va s’effondrer complètement au lendemain des législatives. » Benyamin Netanyahu continue de rejeter en bloc les accusations portées contre lui, souligne notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Il parle d’une cabale savamment orchestrée en amont de la consultation électorale du 9 avril prochain.

    « La pression exercée par la gauche a réussi. Il s’est produit aujourd’hui quelque chose d’une grande gravité qui touche en plein cœur la démocratie israélienne. Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, on entame une procédure judiciaire quelques jours avant les élections. Chaque citoyen comprend que cette décision à ce moment est scandaleuse. Et que son but est de faire tomber la droite et monter la gauche. Il n’y a pas d’autre explication. »

    Le chef du gouvernement met en avant les rapports privilégiés qu’il entretient avec les présidents Trump et Poutine et d’autres dirigeants qui ont permis de « transformer Israël en une force mondiale montante », dit-il encore. Et se tournant vers les électeurs Benyamin Netanyahu conclut : « j'ai l'intention de continuer à vous servir en tant que Premier ministre pendant de longues années, cela ne dépend que de vous ».

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