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    Moyen-Orient

    Rapport de l’ONU sur la Syrie: les violations des droits de l’homme continuent

    media Les secouristes transportent un blessé après un bombardement des forces gouvernementales, le 26 février 2019, sur Khan Sheikhoun, dans la province d'Idleb. ReutersTV/via REUTERS

    Si les combats ont globalement diminué en Syrie ces derniers mois, les violations des droits de l'homme, elles, continuent : détentions arbitraires, pillages, enlèvement... La commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie dénonce l'absence totale d’Etat de droit pour les civils. Dans ces conditions, dit l'ONU, le retour des réfugiés est tout simplement illusoire.

    Avec notre correspondant à Genève,  Jérémie Lanche

    Même si le régime de Bachar el-Assad a repris de larges portions du territoire syrien l'an passé, on aurait tort de croire, dit l'ONU, que la guerre est terminée pour autant. Les combats font toujours des victimes parmi les civils. Et les enlèvements deviennent monnaie courante, notamment dans la province d'Idlib, contrôlée par les jihadistes.

    « On voit de tout [ à Idleb ] : il y a des pillages, des vols, des enlèvements, rapporte Hanny Megally l'un des membres de la commission d'enquête. Ce que souligne le rapport, c'est cette absence d’Etat de droit. Peu importe où vous vous trouvez en Syrie, la loi ne vous protégera pas. Elle ne vous protégera pas dans les zones contrôlées par le gouvernement, ni dans celles contrôlées par les Forces démocratiques syriennes [ dominées par les Kurdes ], ni dans la province d'Idleb contrôlée par [ les jihadistes de ] Hayat Tahrir al-Cham. »

    Preuve que la guerre n'est pas finie : les violences ont augmenté ces dernières semaines à Idleb, note la commission dans son énième rapport publié alors que la révolte en Syrie entre bientôt dans sa 9e année.

    Aggravation de la situation humanitaire

    Ces derniers jours, le front d'Idleb est en effet très actif. La poche était contrôlée par des milices soutenues par la Turquie, Ankara avait annoncé un cessez-le-feu avec la Russie et le régime syrien, mais parmi cette multitude de groupes armés le mouvement terroriste Hayat Tahrir al-Cham a pris le dessus. L'ancienne branche d'al-Qaïda contrôle maintenant toute la région d'Idleb et combat le régime syrien à sa frontière. Une situation qui pourrait aggraver un peu plus encore la situation humanitaire.

    « C’est devenu beaucoup plus compliqué aujourd’hui avec le contrôle de Hayat Tahrir al-Cham, estime Panos Moumtzis, coordinateur régional pour la crise syrienne de l'Ocha, le bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires. Du fait que c’est une organisation listée dans les groupes terroristes. Nous essayons de tout faire pour qu’il y ait un respect du travail humanitaire. Ce qui est important pour Idleb, c’est aussi de maintenir l’accord russo-turc pour le cessez-le-feu, la protection des civils pour éviter une catastrophe. »

    « A Idleb, actuellement, il y a des combats sur place, rappelle Panos Moumtzis. Sur la première ligne, nous avons eu plus d’une quinzaine de milliers de déplacés dans les semaines passées. La protection des civils, la liberté des mouvements de la population, l’accès à l’aide humanitaires sont des points très importants à idleb aujourd’hui. »

    Mais l’Ocha s’inquiète aussi de la situation dans le Nord-Est de la Syrie. Car les Forces démocratiques syriennes se préparent à lancer l'assaut sur le village de Baghouz, proche de la frontière irakienne, dernière poche officielle de combattants de l'organisation Etat islamique. Les acteurs humanitaires sur le terrain s'attendent à de nouvelles vagues de déplacés.

    Il y a encore des milliers de civils qui se trouvent dans la zone sous contrôle de l'Etat islamique...

    Panos Moumtzis

    coordinateur régional pour la crise syrienne de l'Ocha, le bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires

    28/02/2019 - par Oriane Verdier Écouter
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