Chose promise, chose faite : le plateau du Golan, territoire situé au nord-est d'Israël, au sud-ouest de la Syrie et au sud-est du Liban, est désormais reconnu comme territoire israélien par les Etats-Unis. Cela fait suite à l'annonce de Donald Trump il y a quelques jours et de la signature d'un décret ce lundi 25 mars. Le Golan est occupé par cette puissance depuis 1967 après sa conquête sur la Syrie et annexé depuis 1981.
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Cette décision a été formalisée par le président américain à l'occasion d'une visite du Premier ministre Benyamin Netanyahu à Washington. Ce dernier brigue un cinquième mandat à la tête du gouvernement lors des élections du 9 avril, mais est très contesté dans son pays et englué dans différentes affaires de corruption. Cette reconnaissance américaine est un véritable coup de pouce offert par la Maison Blanche au chef du gouvernement, deux ans après la reconnaissance de Jérusalem comme capitale et le transfert de l'ambassade de Tel Aviv dans la Ville sainte.
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Juste après l'annonce de la signature, Benyamin Netanyahu a déclaré qu'Israël « ne renoncerait jamais » à ce territoire.
Le plateau du Golan, un territoire disputé depuis 1967.
RFI
Donald Trump montre le décret qu'il vient de signer reconnaissant la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, sous les applaudissements du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, le 25 mars 2019, à Washington.
SAUL LOEB / AFP