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    Les mots de Nasrin Sotoudeh, par-delà les barreaux

    media Nasrin Sotoudeh (g) et Shirin Ebadi. AFP/Behrouz Mehri/Joël Saget/Montage RFI

    L’avocate iranienne condamnée à plusieurs peines d’emprisonnement et à des coups de fouet a pu dicter une lettre à son mari. Nasrin Sotoudeh y réaffirme son engagement en faveur des droits des femmes. L’avocate a été arrêtée après avoir défendu des Iraniennes qui ont bravé – en public – le port du foulard islamique obligatoire. À Paris cette semaine, la lauréate du prix Nobel de la paix Shirin Ebadi a réaffirmé son soutien à Nasrin Sotoudeh et aux autres avocats iraniens emprisonnés.

    La lettre est signée de Nasrin Sotoudeh qui l’a rédigée dans le quartier des femmes de la prison d’Evine à Téhéran. L’avocate emprisonnée a pu la dicter à son mari qui l’a transmise au Barreau de Paris, mobilisé pour demander la libération de Nasrine Sotoudeh, dont le portrait est affiché sur la façade du bâtiment des avocats parisiens, sur l’île de la Cité, au cœur de la capitale française.« Vous connaissez les motifs de mon accusation aujourd’hui, il s’agit de la défense des droits des femmes de l’avenue Enghelab », écrit Nasrin Sotoudeh qui a effectivement défendu plusieurs Iraniennes arrêtées sur cette célèbre avenue de Téhéran où elles avaient ostensiblement ôté leur voile en défiant ainsi la loi en vigueur en Iran.

    « J’ai été condamné à 148 coups de fouet et à 38 années et demie d’emprisonnement, dont 12 ans pour la défense des jeunes femmes de l’avenue Enghelab », poursuit l’avocate iranienne. Selon son mari, Nasrin Sotoudeh a été condamnée pour sept chefs d’accusation distincts, parmi lesquels « incitation à la débauche », « conspiration », « propagande contre le système » ou encore « atteinte à l’ordre public ». L’entourage de l’avocate estime que seule la peine la plus longue devrait s’appliquer.

    Convictions réaffirmées

    Dans sa lettre écrite en prison, Nasrin Sotoudeh réaffirmer ses convictions : « La liberté de se vêtir pour les femmes fait partie des libertés fondamentales. Le développement de la démocratie dans la société est conditionné au développement du droit des femmes ». Dans ce texte, lu en public ce jeudi 11 avril à Paris par l’avocat et vice-bâtonnier du Barreau de Paris Basile Ader, Nasrin Sotoudeh conclut : « J’espère du fond du cœur que par des voies pacifiques nous pourrons mettre fin à la privation du droit des femmes dans tous les pays où l’on prive la moitié de la population de ses droits humains au nom d’une idéologie, d’une religion ou d’une éthique ».

    Comme Nasrin Sotoudeh, Shirin Ebadi est Iranienne, avocate, militante des droits humains et féministe. Lauréate du prix Nobel de la paix 2003, Shirin Ebadi était de passage à Paris cette semaine pour évoquer la situation des avocats en Iran. « Cette peine n’est pas encore définitive, notre espoir c’est que les protestations internationales permettent qu’elle ne le devienne pas », explique Shirin Ebadi à propos de la condamnation de Nasrin Sotoudeh.

    « Plus le régime se sent affaibli, plus il répond de façon brutale et violente »

    Shirin Ebadi rappelle que quatre autres avocats iraniens sont aujourd’hui en prison et dénonce la pression judiciaire sur cette profession : « Cela menace l’engagement des avocats auprès des prisonniers d’opinion et des prisonniers politiques puisque les avocats craignent pour leur propre liberté ». Selon la prix Nobel de la paix, le retour des pressions et des sanctions américaines visant l’Iran risque d’aggraver la situation des droits de l’homme, car « plus le régime se sent affaibli, plus il répond de façon brutale et violente. À chaque fois que quelqu’un se prononce pour la démocratie ou pour un régime égalitaire, on l’accuse d’être aligné sur les positions de l’Europe ou des États-Unis ».

    Nasrin Sotoudeh est en prison, Shirin Ebadi, elle, a quitté l’Iran et vit en exil à Londres depuis 2009. « Je rentrerai en Iran le jour où je pourrai de nouveau exercer ma profession d‘avocate défendant les droits humains, le jour où je pourrai rouvrir mon cabinet dans ce but », dit-elle.

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