GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 20 Juin
Vendredi 21 Juin
Samedi 22 Juin
Dimanche 23 Juin
Aujourd'hui
Mardi 25 Juin
Mercredi 26 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Reuven Rivlin, un anti-Netanyahu au sein de la droite israélienne

    media Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et le président Reuven Rivlin lors de la cérémonie de nomination, le 25 mars 2015. REUTERS/Ammar Awad

    Le président israélien a entamé ce lundi 15 avril les consultations des représentants des différents partis politiques représentés à la Knesset, le parlement national. Ces rencontres doivent durer deux jours. Chaque parti recommandera la désignation d'une personnalité pour former le prochain gouvernement. Au terme de ces consultations, Reuven Rivlin doit désigner l'un des députés comme Premier ministre. Ce sera certainement Benyamin Netanyahu, même si le président israélien ne cache pas ses désaccords avec lui.

    De notre correspondant à Jérusalem, 

    Reuven Rivlin et Benyamin Netanyahu sont issus du même parti: le Likoud, la principale formation de droite. Mais les divergences entre les deux hommes sont profondes et leur inimitié refait régulièrement surface. Leurs styles sont tout d’abord très différents : si le Premier ministre est flamboyant et aime occuper la scène médiatique, le président, lui, est humble et discret. L’un se pose en chef de clan, l’autre en grand-père de toute la nation. Mais bien qu’appartenant au même camp politique, les deux hommes s’opposent aussi souvent sur le fond. Et même si ses fonctions sont essentiellement honorifiques, Reuven Rivlin a déjà marqué publiquement ses désaccords avec le Premier ministre.

    Signature en arabe

    Durant la campagne électorale, Benyamin Netanyahu a ainsi jugé qu’ « Israël est l'État-Nation du peuple juif et seulement de lui ». « Israël n’est pas l’État de tous ses citoyens », avait jugé le Premier ministre, visant les Arabes israéliens. Des propos critiqués dès le lendemain par Reuven Rivlin qui, sans citer le Premier ministre directement, a jugé ces remarques « totalement inacceptables ». « Il n'y a pas, et il n'y aura pas de citoyens de seconde classe », a rétorqué Reuven Rivlin.

    Ce n’était pas la première fois que Reuven Rivlin marquait son désaccord avec le Premier ministre sur le statut des citoyens arabes, descendants des Palestiniens restés sur leurs terres à la création d’Israël en 1948. L'été dernier, alors que la Knesset débattait de la loi Etat-Nation, un texte controversé faisant d'Israël « le foyer national du peuple juif » et retirant à l'arabe son statut de langue officielle, le président avait écrit à la commission des lois du Parlement pour le mettre en garde contre une loi qui pouvait « soutenir la discrimination ». L’envoi de ce courrier concernant un texte en débat était un acte inédit pour un président. Mais la loi a été adoptée et elle est finalement arrivée sur son bureau pour promulgation. Limité par un rôle protocolaire, Reuven Rivlin a alors manifesté son opposition à la loi en la signant en arabe, révélait la semaine dernière le Daily Beast.

    La loi État-Nation signée en arabe par Reuven Rivlin. Noga Tarnopolsky pour le Daily Beast

    Egalité de droits

    Au cours de sa carrière politique, Reuven Rivlin a pourtant adopté des positions très à droite. Il a notamment manifesté une constante opposition à la création d’un Etat palestinien. Mais s’il est attaché à l’identité juive d’Israël, il en défend aussi le caractère démocratique et défend une égalité de droits entre juifs et non-juifs. « Il est préférable d'accepter les Palestiniens comme des citoyens israéliens plutôt que de diviser Israël et la Cisjordanie dans une solution de paix future à deux États », avait-il ainsi déclaré en 2010.

    Plusieurs mois durant, Benyamin Netanyahu a accusé Reuven Rivlin de chercher à manœuvrer pour désigner un autre Premier ministre. Il assurait que le président voulait tout d’abord choisir un de ses rivaux au sein du Likoud, Gideon Saar, puis ensuite son principal opposant, l’ancien chef d’état-major Benny Gantz. La dénonciation d’une persécution nourrie par l'inimitié notoire entre les deux dirigeants mais qui relevait aussi de la stratégie politique afin de mobiliser ses partisans. Et Benyamin Netanyahu a réussi son pari: arriver en tête à l’issue des législatives de la semaine dernière pour forcer un président sans grande marge de manœuvre politique à le désigner chef du prochain gouvernement. Malgré leurs rivalités.

    Chronologie et chiffres clés
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.