GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 14 Novembre
Vendredi 15 Novembre
Samedi 16 Novembre
Dimanche 17 Novembre
Aujourd'hui
Mardi 19 Novembre
Mercredi 20 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Crise sociale au Chili : le président Piñera condamne les violences policières
    • Hong Kong: grand incendie à l'entrée du campus où se trouvent les manifestants (AFP)
    • Foot/Euro-2020: les Bleus, vainqueurs en Albanie (2-0), terminent en tête de leur groupe
    Moyen-Orient

    Français condamnés à mort en Irak: une justice vivement critiquée

    media Des prisonniers suspectés d’appartenance au groupe État islamique au tribunal de Bagdad, en mai 2018. Ammar Karim / AFP

    Deux jihadistes français ont été condamnés à la peine capitale, mardi 28 mai à Bagdad. Déjà, dimanche et lundi, quatre autres ressortissants français avaient été condamnés à la peine capitale. La liste pourrait encore s'allonger, car la France estime que ses ressortissants adultes doivent être jugés en Irak, un pays dont le système judiciaire et carcéral est régulièrement critiqué.

    Brahim Nejara, 33 ans, accusé par le renseignement français d'avoir facilité l'envoi de jihadistes vers la Syrie, et Karam El Harchaoui, qui aura 33 ans jeudi, avaient été transférés fin janvier de Syrie, où ils étaient détenus par une alliance arabo-kurde anti-jihadistes, vers l'Irak pour y être jugés, rapporte l'Agence France-Presse. Ces nouveaux verdicts interviennent après les condamnations à mort dimanche et lundi de Kévin Gonot, Léonard Lopez, Salim Machou et Mustapha Merzoughi.

    Tous ont 30 jours pour faire appel.

    Six autres Français transférés de Syrie vers l'Irak seront jugés dans les prochains jours à Bagdad pour appartenance au groupe État islamique. La liste des Français condamnés pour appartenance à l'organisation jihadiste pourrait donc s'allonger.

    Inquiétude au Quai d'Orsay

    Des milliers d'Irakiens et plus de 500 combattants étrangers de l'EI ont déjà été condamnés par la justice irakienne, certains d'entre eux à la peine capitale, dans un pays où plus de 50 exécutions ont été recensées l'année dernière. Mais, précise encore l'AFP, la justice irakienne, qui a déjà condamné plus de 500 étrangers de l'EI - hommes et femmes -, n'a encore fait procéder à l'exécution d'aucun condamné.

    Dans un communiqué hier lundi, le ministère français des Affaires étrangères assure que des démarches sont en cours pour rappeler aux autorités de Bagdad que la France est opposée à la peine de mort.

    Pour Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, il s'agit bien de s'opposer par principe à la peine capitale, sans pour autant remettre en cause la justice irakienne ou sa légitimité à juger des Français.

    Il y a deux principes, qui ne sont pas contradictoires. Le premier, c’est que ces terroristes-là – parce qu’il s’agit bien de terroristes, qui nous ont attaqué et qui ont été aussi semeurs de mort en Irak – doivent être jugés là où ils ont commis leur crimes. […] [Le deuxième, c’est que], nous sommes tout à fait opposés à la peine de mort et nous le disons. […] Nous multiplions les démarches pour éviter la peine de mort à ces quatre Français.

    Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, mardi matin sur France Inter 28/05/2019 - par Sami Boukhelifa Écouter

    Coupables même sans avoir combattu

    Les avocats des Français condamnés dénoncent « une justice expéditive ». L'Irak est régulièrement critiqué par les organisations de défense des droits de l'homme.

    Des témoignages attestent de l'usage de la torture dans les prisons. L'un des Français ayant comparu ces derniers jours s'est plaint d'avoir été frappé pendant ses interrogatoires.

    Par ailleurs, la loi antiterroriste de l'Irak considère comme coupable quiconque a rejoint une organisation terroriste, même sans avoir combattu.

    Les 12 Français actuellement jugés en Irak ont été arrêtés en Syrie et remis aux autorités de Bagdad en janvier par les forces kurdes de Syrie.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.