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    Moyen-Orient

    Israël: la Cour suprême valide la vente de biens orthodoxes à Jérusalem-Est

    media L'hôtel Petra, porte de Jaffa, à Jérusalem, le 11 juin 2019. AHMAD GHARABLI / AFP

    La Cour suprême israélienne a validé en début de semaine la vente de trois bâtiments situés à Jérusalem-Est. Ces biens appartenaient à l'Église orthodoxe et avaient été rachetés en 2004 par une organisation qui milite pour une judéïsation des quartiers arabes. 

    Avec notre correspondant à Jérusalem,  Guilhem Delteil

    Deux des bâtiments sont des repères iconiques à l'entrée du quartier chrétien de la Vieille ville de Jérusalem : l'hôtel Imperial et l'hôtel Petra. La révélation de leur vente en 2004 avait suscité un mouvement de colère parmi les fidèles de l'Église orthodoxe. D'autant que derrière les entreprises qui avaient racheté ces trois biens se cachait Ateret Cohanim, une organisation israélienne qui milite pour réimplanter des communautés juives dans les quartiers aujourd'hui arabes.

    Le mécontentement des fidèles avait entraîné le départ du patriarche grec orthodoxe de l'époque. Son successeur, Theophilos III, avait promis de faire annuler ces ventes, assurant qu'elles s'étaient déroulées dans l'obscurité la plus totale.

    Il affirmait que son prédécesseur n'avait pas obtenu l'accord du conseil synodal et que le directeur financier de l'Église avait reçu des pots-de-vin. Des arguments rejetés par un tribunal de Jérusalem puis pour la Cour suprême israélienne pour faute de preuve.

    Theophilos III, dont la démission est également réclamée aujourd'hui par des fidèles palestiniens pour d'autres ventes de biens immobiliers de l'Église, n'a pour l'instant pas réagi à ce jugement. Mais après cette défaite judiciaire, l'archevêque de Sébastia, dans le nord de la Cisjordanie, appelle lui désormais à une campagne civile pour faire annuler ces ventes.

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