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    Moyen-Orient

    Pour l’Égypte, l’ONU veut politiser la mort de l’ancien président Morsi

    media L’ancien président égyptien, Mohamed Morsi, est décédé lors d'une audience au tribunal. L'ONU souhaite de son côté avoir une enquête indépendante. AFP/Ahmed Gomaa/NurPhoto

    L’Égypte a accusé mercredi 19 juin l’ONU de vouloir « politiser » la mort de Mohamed Morsi. Le gouvernement égyptien réagit à la demande par le bureau des droits de l’Homme des Nations unies d’une enquête « minutieuse et indépendante » sur le décès de l’ancien président islamiste lundi.

    Dans un communiqué, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères égyptien, Ahmed Hafez, a dénoncé ce 19 juin « dans les termes les plus vifs » la demande onusienne après la mort en plein tribunal de l’ex-président Mohamed Morsi, estimant qu’il s’agissait d’une « tentative délibérée pour politiser un cas de décès naturel ».

    De son côté, Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme, avait déclaré mardi 18 juin : « Toute mort soudaine en prison doit être suivie d’une enquête rapide, impartiale, minutieuse et transparente menée par un organe indépendant afin de faire la lumière sur la cause du décès ».

    ►À lire aussi : Turquie : Erdogan utilise la mort de Morsi pour mobiliser son électorat

    Mohamed Morsi était détenu depuis près de six ans et maintenu à l’isolement lorsque sa mort est survenue. Lundi 17 juin, alors qu’il s’exprimait devant un tribunal, il s’est effondré et n’a pu être ranimé. « Comme l’ancien président Mohamed Morsi était détenu par les autorités égyptiennes au moment de sa mort, l’État à la responsabilité de s’assurer qu’il était traité humainement et que son droit à rester en vie et à être soigné a été respecté », avait rappelé M. Colville.

    Des conditions de détentions dénoncées

    En mars 2018, une commission britannique indépendante, dirigée par le député conservateur Crispin Blunt, avait dénoncé le maintien à l’isolement 23 heures par jour de l’ex-président, qui souffrait d’antécédents diabétiques et d’insuffisance rénale. Des organisations de défense des droits de l'Homme, comme Amnesty International et Human Rights Watch (HRW), ainsi que le député Crispin Blunt, ont également réclamé une enquête « indépendante » sur la mort de l’ancien président islamiste de 67 ans.

    Mohamed Morsi, destitué en 2013 par l’armée à la faveur de manifestations populaires après une courte mandature d’un an, avait été condamné à un total de 45 ans de prison pour incitation à la violence contre des manifestants fin 2012 et espionnage au profit du Qatar. Il était rejugé après l’annulation de deux verdicts prononcés contre lui une condamnation à mort et une réclusion à perpétuité.


    ► Erdogan affirme que Morsi a été « tué »

    Après avoir participé mardi à une prière funéraire pour Mohamed Morsi, le chef d'État turc a affirmé lors d'un meeting électoral à Istanbul, ce mercredi, que l'ancien président égyptien Mohamed Morsi avait été « tué », imputant donc la responsabilité de sa mort aux autorités égyptiennes. Recep Tayyip Erdogan est très lié à l’ex-dirigeant égyptien.

    Au sein l'Organisation de la coopération islamique, lors du prochain G20 dans quelques jours au Japon, à chaque fois, le président turc entend soulever la question de la responsabilité de la mort de Mohamed Morsi. Erdogan veut voir les autorités égyptiennes, dit-il, devant la justice internationale.

    L’ex-président islamiste, c’est pour l’homme fort de la Turquie « un frère ». Les relations entre les deux dirigeants chantres de l’islam politique ont toujours été étroites. Après le bannissement du mouvement en Égypte, les Frères musulmans ont été nombreux à se réfugier en Turquie.

    C’est d’ailleurs à Istanbul que l’organisation avait fêté l'année dernière ses 90 ans. Entre Ankara et Le Caire, le dialogue est au point mort depuis l’arrivée au pouvoir en Égypte d’al-Sissi. Un coup d’État, avait dénoncé Erdogan. Le président turc qui ne rate pas une occasion de polariser sur la scène politique intérieure et de désigner ses opposants comme des putschistes.

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