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    Moyen-Orient

    Israël: la justice expulse une famille palestinienne de Silwan à Jérusalem-Est

    media Un tribunal israélien a ordonné l'expulsion d'une famille palestinienne d'une propriété située dans le quartier de Silwan, à Jérusalem-Est, situé et en se prononçant en faveur de l'organisation de colons Elad. Getty Images

    C'est la fin d'un combat judiciaire de 24 ans. Un tribunal de Jérusalem a ordonné cette semaine l'éviction d'une famille palestinienne du domicile dans lequel elle habitait dans le quartier de Silwan, à Jérusalem-Est. Cette famille va devoir quitter les lieux et ce sont des colons israéliens qui vont emménager à sa place.

    De notre correspondant à Jérusalem,

    Le bras de fer entre la famille Siyam et l'organisation Elad a commencé après un décès en 1991. La défunte possédait une propriété dans le quartier de Silwan, à Jérusalem-Est, bassin historique de la ville situé aux pieds de l'esplanade des Mosquées et du Mur des Lamentations. Elad est une organisation israélienne qui dit vouloir préserver la cité du roi David, évoquée dans la Bible, et mener ce qu'elle appelle une « revitalisation résidentielle ». Pour cela, elle rachète des logements dans ce quartier palestinien de Jérusalem et y installe des familles juives.

    Au décès de cette femme, ce sont ses enfants qui ont hérité de la maison : huit héritiers en tout. Trois ont revendu leur part dès le début des années 90 à un acheteur qui a lui-même revendu ce bien nouvellement acquis. Une quatrième a, elle, vendu directement à l'organisation. Au bout du compte, la moitié du bien est devenue propriété d'Elad.

    L'État peut s'approprier les biens des absents

    Le bras de fer a ensuite porté sur la part héritée par deux filles qui ne vivent plus à Jérusalem. L'une est installée en Jordanie, l'autre en Arabie saoudite. Et Israël a appliqué une loi adoptée en 1950, après la première guerre contre les pays arabes, qualifiée de guerre d'indépendance par les Israéliens. Celle-ci a entraîné l'exode de plus de 700 000 Palestiniens. Et Israël a fait alors passer une loi confisquant la propriété des biens des Palestiniens partis, que ce fut de gré ou de force, vers un pays ennemi. L'expression, à l'époque, regroupait tous les pays voisins.

    Dans le cas de la famille Siyam, l'État a fait valoir cette loi pour obtenir la propriété des parts des deux soeurs, soit un quart de cette résidence. Mais l'État a ensuite soumis ses parts aux enchères entre les deux occupants: la famille Siyam et l'organisation Elad. La seconde, richement dotée, a été plus généreuse dans sa proposition. Le rachat de ces parts par Elad vient d'être confirmé par un tribunal de Jérusalem. L'organisation et le ministère israélien des Finances, qui gère la Custodie des absents, organisme en charge de l'administration des biens confisqués, affirment avoir respecté la loi. Le tribunal de Jérusalem vient de leur donner raison. Mais le recours à la « loi des absents » à Jérusalem fait débat. Un panel de hauts magistrats a considéré qu'il devait être fait avec parcimonie dans la ville. Dans le quartier de Silwan, une centaine de familles palestiniennes est menacée d'expulsion, la plupart en vertu de l'application de cette « loi des absents ».

    Un mur pour séparer la propriété entre colons et palestinien

    En l'occurrence, des enfants des deux soeurs considérées comme absentes habitent à Jérusalem, un fils et une fille. Tous deux se sont vus refuser la propriété du bien de leur mère. L'homme n'habite pas sur place, mais la femme, elle, est installée dans cette maison avec ses 4 enfants. Elle doit désormais partir. Et seul un quart de la propriété reste aujourd'hui dans la famille Siyam. C'est l'un des petits-fils de la défunte qui y vit. Un mur doit désormais être construit pour séparer sa partie du reste de la propriété qui sera habitée par des Israéliens.

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