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    Moyen-Orient

    Plan de paix américain sur le Proche-Orient: un projet mort-né ?

    media A Gaza, une banderole dénonce la conférence sur la paix et la prospérité présidée par les États-Unis qui s'ouvrira demain à Bahreïn, le 25 juin 2019. MOHAMMED ABED / AFP

    Les Etats-Unis présentent le volet économique de leur plan de paix pour le Proche-Orient, mardi 25 et mercredi 26 juin à Bahreïn. Cette conférence baptisée « De la paix à la prospérité » par Jared Kushner, le gendre de Donald Trump chargé de la question du Proche-Orient, est boycottée par les Palestiniens. Ils estiment qu’elle n’a aucun sens, en l’absence de règlement politique. Les pays invités, eux, n’enverront que des délégations de second rang.

    L’administration américaine ambitionne de lever 50 milliards de dollars de fonds sur dix ans pour les Palestiniens. Dans un document de 40 pages publié samedi 22 juin, ils détaillent leurs projets que ce soit dans les infrastructures, l’éducation ou le tourisme. Un programme à la fois « ambitieux », estime Elisabeth Marteu, chercheuse associée à l’Institut international d’études stratégiques, mais aussi « très flou », surtout que les principaux intéressés, les Palestiniens n’ont pas été consultés. « On voit mal dès lors comment un tel programme pourrait être mis en œuvre », affirme Elisabeth Marteu.

    Les Palestiniens n’ont pas été consultés. Ils ont rompu leurs contacts avec les Américains depuis que ces derniers ont reconnu en décembre 2017 Jérusalem comme capitale d’Israël. Ils ont tout naturellement décidé de boycotter la conférence de Bahreïn. « Nous ne pouvons accepter que l’Amérique transforme cette cause qui est politique en une cause économique », a martelé le président palestinien Mahmoud Abbas, dimanche à Ramallah.

    « La dignité n’est pas soluble dans la prospérité »

    De fait, le programme économique proposé par Jared Kushner n’aborde pas les questions fondamentales inhérentes au conflit israélo-palestinien : l’occupation des territoires palestiniens par Israël, la colonisation, la question de Jérusalem, les réfugiés, etc. « On se contente de promettre un flot d’investissements et on pense qu’on peut ainsi acheter la paix », commente Karim Bitar, professeur de relations internationales à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, pour qui « la dignité n’est pas soluble dans la prospérité » et de conclure : « ce projet à toutes les chances d’être mort-né ».

    Un projet mort-né si on s’en tient à un volet économique mais Donald Trump et son gendre Jared Kushner ont promis un volet politique à leur plan de paix, pour l’automne peut-être. Un plan dont on ne sait pas grand chose, sauf qu’il ne mentionnerait pas la solution à deux Etats, longtemps défendu par Washington et qui entérinerait de fait la colonisation israélienne des territoires occupés.

    Des Palestiniens marginalisés

    « C’est tout ce que la droite et l’extrême droite israélienne ont toujours souhaité, analyse Philip Golub, professeur en relations internationales à l’Université américaine de Paris, c’est-à-dire l’acceptation de la réalité sur le terrain de l’occupation israélienne. D’autant plus que Jared Kushner a affirmé récemment que les Palestiniens n’étaient pas prêts encore aujourd’hui à se gouverner eux-mêmes (…) » rappelle Philip Golub qui dénonce « une pensée aux relents coloniaux ».

    Les Palestiniens marginalisés, le but de la conférence de Bahreïn ne serait-elle pas de rapprocher les pays arabes, et notamment ceux du Golfe, d’Israël ? La question est souvent posée, mais selon Elisabeth Marteu, « c’est un échec », les pays arabes n’envoient d’ailleurs pas de représentations de haut niveau à Bahreïn. Les Américains ont franchi certaines lignes rouges. « La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël a été une grosse erreur des Américains, si tant est qu’ils veulent faire avancer la question israélo-palestinienne », analyse Elisabeth Marteu « et je ne suis pas certaine que l’administration américaine cherche une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens ».

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