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    Moyen-Orient

    Le plan de paix de Trump ne suscite pas l'enthousiasme au Proche-Orient

    media De gauche à droite: Donald Trump, son gendre Jared Kushner, en première ligne côté américain concernant le Proche-Orient, et Benyamin Netanyahu, en mars 2019 à Washington. REUTERS/Carlos Barria/File Photo

    À Manama, au Bahreïn, les États-Unis organisent, à compter de ce mardi 25 juin, un « atelier » de deux jours pour développer l'économie du Proche-Orient, sorte de première étape du plan de paix israélo-palestinien voulu par Trump.

    De notre correspondant à Jérusalem,

    La rencontre organisée par Washington a été baptisée « Peace to Prosperity », « De la paix à la prospérité ». Elle doit mettre en valeur les bienfaits économiques d'une paix à trouver entre Israéliens et Palestiniens.

    Proche allié de Donald Trump, Benyamin Netanyahu ne pouvait que se montrer bienveillant face au plan américain. « Nous allons écouter les propositions américaines, les écouter avec justesse et ouverture d’esprit », a-t-il promis.

    « Je ne peux pas comprendre comment les Palestiniens peuvent, avant même d’avoir entendu le plan, le rejeter d’emblée. Ce n’est pas la bonne façon de faire », considère le chef du gouvernement israélien en réponse à M. Abbas.

    « L’Autorité palestinienne est au bord de l’effondrement économique »

    Une bienveillance renforcée par un intérêt stratégique du point de vue israélien : encourager le développement économique des Territoires palestiniens pour abaisser les tensions est en effet une stratégie déjà utilisée par Israël.

    Or, dans le contexte actuel, ce développement économique est encore plus crucial, estime Michael Herzog, ancien négociateur israélien : « Je pense que la priorité absolue actuellement est de prendre des mesures pour stabiliser la situation. »

    Et ce en Cisjordanie comme à Gaza, selon lui : « Dans les deux territoires, elle est très volatile, explosive. L’Autorité palestinienne est au bord de l’effondrement économique à cause de la crise sur les taxes, et Gaza est très fragile. »

    Soumise à un blocus depuis 12 ans, l’économie gazaouïe est au bord de l’asphyxie. Mais la situation s’est aussi dégradée ces derniers mois en Cisjordanie : l’Autorité palestinienne est engagée dans un bras de fer avec Israël sur le reversement des taxes prélevées en son nom.

    Un risque en pleine campagne électorale

    Certaines attentes israéliennes ont cependant été déçues. Face au boycott palestinien et aux réserves de la communauté internationale quant à l’absence de volet politique, aucun responsable israélien n’est invité. En l’absence d’invités arabes de haut niveau, faire venir des dirigeants israéliens était prendre le risque d’afficher un déséquilibre du plan.

    Par ailleurs, ayant échoué à former une coalition, Benyamin Netanyahu n’est actuellement Premier ministre que par intérim. Une faiblesse politique qui se conjugue mal avec la négociation d’un accord de paix.

    D’autant que le Premier ministre israélien ne prendra pas le risque de s'engager dans un processus de paix en pleine campagne législative. Pour lui, cet atelier ne sera donc pas l’occasion espérée de marquer le rapprochement entre Israël et les pays du Golfe.

    « Quand la solution à deux États sera mise en place », pointe Abbas

    Depuis la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël par Donald Trump, la direction palestinienne a coupé tout contact avec l'administration américaine. Son refus de se rendre à Manama était donc attendu.

    Il ne s'agit pas que d'une posture, assure le président de l'Autorité palestinienne : « Nous avons besoin de développer l’économie et nous avons besoin d’argent, en effet. Mais avant tout, il doit y avoir une solution politique. »

    Mahmoud Abbas se fait plus précis sur les attentes des Palestiniens : « Quand il y aura une solution politique, dit-il, quand la solution à deux États sera mise en place, alors nous dirons au monde "venez, nous avons besoin d’aide". »

    Fatah et Hamas au diapason

    Fait notable ; alors qu'ils sont divisés depuis 12 ans entre le Fatah au pouvoir à Ramallah et le Hamas qui contrôle Gaza, les dirigeants palestiniens sont cette fois-ci unis. Ismaïl Hanyeh, le chef du Hamas, rejette lui aussi cette initiative.

    « Il est très clair qu'il existe des tentatives de transformer le cas palestinien d'un dossier politique en dossier économique et de traiter la question palestinienne comme celle d'une société cherchant une vie économique », explique-t-il.

    En cela, dit-il, « cet atelier a beau avoir un intitulé économique, il est politique ». Les deux dirigeants palestiniens appellent donc les pays arabes à ne pas normaliser leurs relations avec Israël en l'absence de solution politique au conflit.

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