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    Moyen-Orient

    Une Irano-Britannique emprisonnée en Iran transférée en service psychiatrique

    media Richard Ratcliffe, le mari de Nazanin Zaghari-Ratcliffe, devant l'ambassade d'Iran à Londres, le 31 mars 2019. REUTERS/Simon Dawson

    L'Irano-britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe détenue par Téhéran depuis 2016 pour sédition a été transférée dans le service psychiatrique d'un hôpital de Téhéran où elle est surveillée par des Gardiens de la révolution, a annoncé mercredi 17 juillet sa famille.

    « Je déteste être utilisée au milieu d'un jeu politique » aurait confié à ses proches Nazanin Zaghari-Ratcliffe, l'Irano-Britannique emprisonnée en Iran depuis 2016 pour sédition, juste avant son transfert de sa prison à un hôpital psychiatrique.

    « C'est possible que ce soit un prélude à sa libération » mais c'est aussi « possible qu'autre chose soit en train de se passer », a averti son mari Richard Ratcliffe sur la radio BBC 4.

    Surveillée par les Gardiens de la révolution

    Selon un communiqué du groupe « Free Nazanin » militant pour sa libération, la femme de 40 ans a été transférée lundi 15 juillet de la prison d'Evin à l'hôpital Imam Khomeini, où son père, qui a attendu en vain mardi de la voir pendant près de quatre heures, a constaté qu'elle était surveillée par des Gardiens de la révolution, armée idéologique du régime iranien.

    La durée et la teneur de son traitement n'ont pas été précisées, a indiqué le groupe, pointant aussi qu' « il est inhabituel que des prisonniers politiques soient gardés, lors de traitements à l'hôpital, par des Gardiens de la révolution plutôt que par des gardes de prison ordinaires ».

    Tensions entre le Royaume-Uni et l’Iran

    Les relations entre le Royaume-Uni et l’Iran ont toujours été difficiles et se sont particulièrement tendues ces dernières semaines.

    Cette détention menée par les Gardiens de la révolution pourrait être aussi une manière pour la milice conservatrice de mettre en péril l'accord sur le nucléaire iranien qu'elle a toujours rejeté. Un accord défendu par les plus modéré à Téhéran.

    Difficile donc de savoir si l'état physique et psychique de Nazanin Zaghari-Ratcliffe a réellement poussé à son transfert, ou si le gouvernement cherche à isoler la quarantenaire pour lui faire signer des aveux et faire monter la pression.

    Elle avait été arrêtée à l'aéroport de Téhéran alors qu'elle était venue présenter sa fille à ses parents. L'employée humanitaire de Thomson Reuters a été accusée d'espionnage et condamnée à 5 ans de prison.


    Témoignage de Richard Ratcliffe

    « Je lui ai parlé juste avant son transfert en service psychologique. Et ce que je sais c'est qu'elle était inquiète, car les responsables de la prison ne lui ont donné aucune garantie qu'elle pouvait voir sa famille iranienne ou les contacter. Elle n'a pas non plus reçu de garantie qu'elle ne sera pas menottée à l'hôpital et pendant son transport. Tout ce qu'on sait c'est qu'elle a été transférée à l'hôpital Imam Khomeini. Hier son père a essayé de lui rendre visite. Il a passé toute la journée devant l'hôpital, mais on lui a refusé l'accès. Les Gardiens de la révolution ne l'ont pas laissé rentrer. Normalement ce sont des gardiens de prison qui surveillent un détenu à l'hôpital. Aujourd'hui sa mère est allée à l'hôpital. À elle aussi on lui a refusé l'accès. Donc cela fait trois, quatre jours qu’on ne l’a pas vue. Ce qui commence à nous inquiéter beaucoup. Car on ne sait jamais ce qui peut se passer dans un service psychiatrique. Ils ne nous expliquent pas quel type de traitement elle reçoit, ses parents ne peuvent pas la voir, donc cela devient vraiment très inquiétant. »

    « Ce que j'attends du gouvernement britannique c'est d'essayer que le personnel de l'ambassade peut lui rendre visite. Ou de faire en sorte que la famille puisse la voir. C'est vraiment très suspect lorsque quelqu'un est détenu et qu'on refuse tout accès à cette personne. Alors on s'imagine que toutes sortes de choses peuvent arriver. Pour l'instant c'est notre seule requête. De façon plus générale, nous demandons au gouvernement de faire pression sur les autorités iraniennes pour qu'elles prennent soin de Zazanin et pour qu’elles trouvent une solution. Lors de nos discussions avec le gouvernement britannique, nous avons également précisé qu'il ne s'agit pas seulement de Nazanin. Il y a beaucoup de personnes détenues, une Franco-Iranienne vient tout juste d'être arrêtée. Mais il y a d'autres Européens emprisonnés ainsi que des Américains et des Canadiens. En fait c'est une diplomatie d'otages. Les autorités iraniennes prennent des gens pour qu’ils leur servent de monnaie d'échange. Et cela n'est pas acceptable. J'ai demandé au secrétaire d'État aux Affaires étrangères de travailler avec d'autres gouvernements en vue d'une position commune présentée aux Nations unies. Il faut réaffirmer que les États ne doivent pas prendre des otages. On ne peut pas accepter une diplomatie d'otages. » 

    ► À lire aussi : L’Irano-Britannique emprisonnée à Téhéran cesse sa grève de la faim

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