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    Moyen-Orient

    Sécuriser le détroit d’Ormuz: une mission impossible?

    media Une patrouille maritime iranienne dans le détroit d'Ormuz, le 30 avril 2019. ATTA KENARE / AFP

    Alors que le détroit d'Ormuz est depuis plusieurs semaines le théâtre de vives tensions entre les États-Unis et l'Iran, une réunion internationale de travail était prévue entre responsables militaires ce mercredi 31 juillet à Bahreïn. Objectif : établir une stratégie pour garantir la sécurité des navires dans la zone.

    Depuis deux mois, le détroit d'Ormuz concentre les tensions entre l’Iran et les États-Unis suite aux attaques -imputées par Washington à Téhéran- et arraisonnements de pétroliers dans la zone.

    Mardi 30 juillet, les États-Unis ont demandé à l'Allemagne de se joindre à la France et au Royaume-Uni pour mettre sur pied une mission protection maritime pour garantir la sécurité de la navigation dans la zone, située à l'extrémité des eaux du golfe Persique, entre l'Iran au Nord, Oman et les Émirats arabes unis au Sud. Cette mission est néanmoins difficile à mettre en œuvre.

    Désaccord sur la stratégie

    Le vice-chancelier allemand et ministre des Finances Olaf Scholz s'est déclaré ce mercredi 31 juillet « très sceptique » quant à la participation de l'Allemagne à la mission militaire commune proposée par les États-Unis. Une mission de ce genre risquerait, selon lui, d’aggraver les tensions et de conduire à un conflit plus large. « C'est pourquoi je pense que ce n'est pas une bonne idée », a expliqué le social-démocrate, invité sur la chaîne de télévision ZDF.

    La France exclut pour sa part de déployer des moyens militaires supplémentaires. La ministre française des Armées Florence Parly a souligné qu'il ne s'agirait pas de déployer des moyens militaires supplémentaires. « Nous ne voulons pas contribuer à une force qui pourrait être perçue comme aggravant les tensions », a-t-elle souligné le 26 juillet, les Européens espérant encore sauvegarder l'accord sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015.

    « On peut imaginer que si des pays comme la France ou l’Allemagne décidaient de renforcer leurs moyens dans la région, ils seraient également pris pour cible par les forces iraniennes. Cela peut expliquer les réticences à participer à une mission de sécurisation du détroit », explique Morgan Paglia, chercheur au Centre des études de sécurité de l’Ifri (Institut français des relations internationales), joint par téléphone par RFI.

    ► À lire aussi : Nucléaire iranien: réunion cruciale à Vienne pour tenter de sauver l’accord

    Une mission militaire compliquée à mettre en œuvre

    Le 22 juillet, le gouvernement britannique, de son côté, avait proposé la mise en place d'une mission de protection maritime européenne. Une décision perçue par le gouvernement iranien, quelques jours plus tard, comme un « message hostile » et un acte « provocateur ».

    Dans le passé, des missions militaires dans le but d’escorter des navires ont déjà été mises en œuvre avec un certain succès. « Les missions d’escorte dans le golfe d’Aden, où la piraterie a sévi pendant des années, visaient à escorter les navires, les tankers qui transitaient par le détroit de Bab-el-Mandeb. Cela a été assez efficace », rappelle Morgan Paglia.

    Néanmoins, dans le contexte actuel, l’Iran dispose de moyens militaires plus importants, laissant craindre une escalade militaire dans la zone. D’où la difficulté de se mettre d’accord sur une stratégie.

    Ce qui est compliqué, c’est l’ambiguïté entre d’un côté une menace qui peut être basse, difficile à prévenir et à dissuader, et en même temps la nécessité d’anticiper un scénario dans lequel on serait face à un État avec des moyens militaires plus importants.

    Morgan Paglia

    Chercheur au Centre des Études de Sécurité de l'Ifri

    31/07/2019 - par David Pauget Écouter

    « Les Gardiens de la révolution disposent de navettes très rapides qui peuvent intervenir rapidement pour perturber la liberté de navigation. C’est difficile de dissuader cette menace avec des moyens plutôt dédiés à du combat de haute intensité, comme les navires de guerre – les frégates, les destroyers – dans le cadre de l’opération proposée par les États-Unis », explique le chercheur de l’Ifri.

    Le 19 juillet, l'Iran avait saisi un pétrolier suédois battant pavillon britannique dans cette zone stratégique où les tensions ne cessent de monter depuis le retrait américain, en mai 2018, de l'accord sur le nucléaire iranien, suivi du rétablissement par Washington de lourdes sanctions contre l'Iran. Cette saisie faisait suite à celle, le 4 juillet, d'un pétrolier iranien au large de Gibraltar par les forces britanniques.

    ► À lire aussi : Tension Iran-États-Unis: vers une coalition militaire dans le Golfe?

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