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    Moyen-Orient

    Yémen: les failles de l'alliance stratégique entre Saoudiens et Émiratis

    media Un «checkpoint» tenu par les forces séparatistes du sud à Aden, au Yémen, le 12 août. REUTERS/Fawaz Salman

    La prise de la ville d'Aden par des séparatistes soutenus par les Émirats arabes unis au détriment du gouvernement appuyé par l'Arabie saoudite témoigne des failles dans la relation entre alliés saoudiens et émiratis.

    Riyad et Abou Dhabi ont cherché à faire preuve d'unité face à la crise, mais les combats meurtriers de la semaine dernière entre leurs protégés à Aden, dans le sud, minent le front commun dans la guerre contre les rebelles Houthis, appuyés par l'Iran.

    Cette bataille d'Aden a opposé des unités loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenu à bout de bras par Riyad, aux forces séparatistes qui veulent l'indépendance du Sud-Yémen, soutenues par Abou Dhabi. Tous sont pourtant théoriquement alliés contre les Houthis, qui contrôlent la capitale Sanaa, au nord.

    Riyad et Abou Dhabi ont appelé les parties en conflit à Aden au « dialogue » et à « la raison », selon un communiqué émirati. Ce texte a aussi souligné que l'Arabie saoudite était « un pilier essentiel à la sécurité et à la stabilité régionales ». Mais, derrière cette cohésion affichée, il y a avant tout de la realpolitik, soulignent des experts.

    Objectifs divergents

    Dans sa guerre contre les Houthis, « l'Arabie saoudite a besoin de la force de combat du sud » entraînée par les Émirats, dit à l'AFP Fatima Abo Alasrar, analyste yéménite basée à Washington. Si les Saoudiens veulent remporter ce conflit contre les Houthis, « ils devront encourager un cessez-le-feu et la réconciliation entre le gouvernement et les séparatistes », ajoute-t-il.

    Les divisions dans le sud du Yémen résultent en partie d'objectifs divergents entre Saoudiens et Émiratis. Les Émirats considèrent depuis longtemps le sud comme une base vitale pour étendre leur influence en mer Rouge et dans la Corne de l'Afrique. Ils ont financé et formé divers groupes qui leur sont aujourd'hui favorables. Leur grand voisin saoudien considère de leur côté les Houthis comme une menace existentielle à sa frontière sud.

    L’annonce en juillet par les Émirats d'une réduction de leurs troupes au Yémen a constitué un premier revers pour Riyad, malgré les assurances d'Abou Dhabi qu'il ne s'agissait pas d'un retrait complet. A présent, Riyad a plus que jamais besoin du soutien émirati pour amener les séparatistes du sud du Yémen à la table des négociations.

    Retour au calme après les affrontements

    Le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré qu'il avait invité les parties en conflit à Aden à des pourparlers dans le royaume. Mais aucune date n'a été annoncée. Sur le front humanitaire, Mathias Kempf, responsable du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), rapporte que le calme est revenu à Aden pour le moment.

    « Globalement en ville, on peut dire que c’est très calme. Ce qui s’est passé pendant les affrontements, c'est que tout était bloqué, les mouvements, le trafic notamment pour les ambulances. Il y avait un grand afflux, les patients sont arrivés assez tard dans les hôpitaux. Il y avait beaucoup de monde, beaucoup de patients, de blessés de guerre arrivant en même temps. On a pu aider avec des matelas additionnels juste pour pouvoir mettre les gens quelque part. On a aussi donné des sacs mortuaires. On peut dire que, généralement, il n’y a plus de morts dans les rues. On aide les hôpitaux et les autorités, les institutions ici avec la gestion des morts s’ils nous le demandent ».

    (avec AFP)

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