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    Moyen-Orient

    Législatives en Israël: Netanyahu et Gantz à égalité

    media Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et le général à la retraite Benny Gantz. JACK GUEZ, Oded Balilty / AFP

    À l'issue des élections législatives en Israël, les partis du Premier ministre sortant Benyamin Netanyahu et de son rival Benny Gantz sont à égalité et dans l'incapacité chacun de former un gouvernement après la quasi totalité des votes dépouillés aux élections législatives, indiquent les médias israéliens.

    Avec nos envoyés spéciaux à Tel Avivet notre correspondant à Jérusalem,

    Les résultats de ces élections législatives s'annonçaient serrés et c'est ce qui se confirme. Le Likoud de Benyamin Netanyahu (droite) et le parti Bleu-blanc de son rival, Benny Gantz, sont à égalité et dans l'incapacité chacun de former un gouvernement, selon les médias israéliens. Après plus de 92 % des bulletins dépouillés, les partis des deux rivaux obtiennent chacun 32 sièges sur les 120 de la Knesset, le Parlement israélien, et ne parviennent pas, avec leurs alliés respectifs, à franchir le seuil des 61 députés pour obtenir une majorité en chambre.

    Les Israéliens votaient ce mardi pour la seconde fois en cinq mois, après un scrutin en avril à l'issue duquel Benyamin Netanyahu avait échoué à former un gouvernement de coalition. Si les sondages se confirment, il devrait encore faire face aux mêmes difficultés. Mais cette fois, le Premier ministre est soumis à une pression inédite.

    Des journaux prudents

    Ce matin, les réactions en Israël ce mercredi matin étaient de toute façon prudentes, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Les commentateurs ont bien appris la leçon des législatives précédentes en avril dernier. « Pas de décision », titrait un journal. « Ex-aequo », avancait un autre. À la une des journaux, à droite la photo de Benyamin Netanyahu,  à gauche, celle de Benny Gantz, et au milieu, Avigdor Lieberman, le faiseur de roi. Avec dans Yediot Aharonot cette mention : « L’imbroglio politique ».

    Israël Hayom, le journal proche du pouvoir donnait la direction: l’union nationale. Et c’est l’analyse que l’on retrouve le plus souvent ici ce matin. Les Israéliens souhaitent cette union. C’est le message de la consultation, estime-t-on. Un journaliste fait remarquer qu’à la veille du Nouvel an juif le temps du pardon est arrivé. « Le magicien Netanyahu n’a plus de lapins dans son chapeau », estime un éditorialiste.

    Il est aussi beaucoup question du très bon score marqué par la liste arabe unifiée. Ses électeurs n’ont pas boycotté cette fois-ci les élections. Et ils n’ont pas cédé face aux menaces proférées à leur égard. « Une lueur d’espoir », proclame un commentateur arabe israélien.

    Autre analyse dans la presse : le centre se renforce, les partis de gauche ont survécu de justesse. Les kahanistes n’ont pas franchi le seuil électoral. Et aussi cet éditorial du quotidien libéral Haaretz, qui estime que les Israéliens ont dit non à l’immunité de Netanyahu dans ses affaires de corruption.

    Le discours de Benyamin Netanyahu, auprès de ses supporters, à Tel Aviv. REUTERS/Ronen Zvulun

    Netanyahu veut « un gouvernement sioniste »

    Ce mardi, à l’heure de la fermeture des bureaux de vote, les militants du Likoud étaient encore très peu nombreux au siège électoral du parti. Et lorsque les premières tendances ont été publiées, les visages se sont crispés, rapporte notre envoyé spécial sur place, Guilhem Delteil.

    Mais l’espoir demeurait. « Cela pourrait être nettement mieux, mais je pense que les vrais résultats, vers minuit, nous serons beaucoup plus favorables », estimait David. Certains reconnaissaient que la situation s’annonçait compliquée, comme elle le fut après le scrutin du mois d’avril. Mais impossible d’imaginer un gouvernement sans Benyamin Netanyahu. « Ce sera la même chose. Il y aura une coalition, mais on ne sait pas avec qui », confie une sympathisante. Une coalition avec Benyamin Netanyahu ? « Oui, bien sûr. » Alors que les heures passaient, seule une centaine de militants étaient venus pour exprimer leur joie, et leur fidélité à Benyamin Netanyahu.

    « Raq Bibi », « seulement Bibi », chantait un petit groupe de cinq membres du parti tout en diffusant sur un haut-parleur une chanson en faveur du Premier ministre. Le volume de la sono montait, mais il a fallu attendre 3 heures du matin pour que Benyamin Netanyahu apparaisse. Devant une salle très largement vide, le chef du gouvernement sortant a fait l'éloge des réussites de son gouvernement. S'il propose d'attendre les résultats officiels avant de réagir, il a déjà prévenu qu'il ne voulait pas d'un gouvernement qui verrait le jour grâce aux voix des partis arabes.

    À lire aussi : Benyamin Netanyahu, crépuscule ou rebond ?

    « Israël a besoin d’un gouvernement fort et stable, d’un gouvernement sioniste, a lancé Benyamin Netanyahu. Un gouvernement pour qui Israël est l’État-Nation du peuple juif. Il ne peut y avoir un gouvernement qui repose sur des partis arabes antisionistes. Des partis qui nient le droit à l’existence d'Israël, qui chantent les louanges de terroristes assoiffés de sang, qui assassinent nos soldats, nos civils et nos enfants. Cela ne peut pas être, c’est impensable. »

    Appels à l'union

    Au QG du parti Bleu-blanc, rapporte notre envoyé spécial sur place, Nicolas Falez, si on s'est dit favorable à la formation d'un gouvernement d'union avec le Likoud, hors de question que ce soit avec Benyamin Netanyahu, qui a rendez-vous le mois prochain avec la justice dans le cadre de plusieurs affaires de corruption. On imagine cependant que l'intéressé n'ait pas l'intention de se laisser faire. Rien ne dit que le scénario rêvé par la liste Bleu-blanc se réalise.

    Devant ses partisans, Benny Gantz n'a pas revendiqué la victoire, mais s'est félicité des résultats qui se dessinent. « D’après les projections, Netanyahu n’a pas réussi à atteindre ses objectifs. Nous, par contre, avons prouvé que Bleu-blanc a réussi sur toute la ligne et nous sommes là pour rester. Pour la seconde fois, les Israéliens nous ont apporté leur confiance. Plus d’un million de personnes ont dit "non" à l’incitation à la haine et à la division. Oui à l’union. Non à la corruption et oui à la probité. Ce soir et quoi qu’il arrive, nous commençons à réparer la société israélienne. »

    Le discours de Benny Gantz, auprès de ses supporters, à Tel Aviv. RFI/Nicolas Falez

    « Je pense que nos collègues du Likoud doivent se montrer raisonnables, et lui indiquer la sortie, estime Yoel Razvozov, un député de la liste Bleu-blanc. C’est un nouveau chapitre pour Israël. Je pense que les gens sont fatigués de ce genre de politique. Ils veulent et ils attendent quelque chose de neuf, et c’est ce que nous allons faire. » Quoi qu'il en soit, d'intenses tractations politiques vont avoir lieu dans la foulée de ces élections. Le parti Israel Beitenou pourrait d'ailleurs y jouer un rôle déterminant. La formation de l'ex-ministre de la Défense Avigdor Lieberman, qui avait fait échouer les négociations en avril, est créditée de huit à dix sièges selon les sondages.

    Sans même attendre la publication des résultats officiels, le chef de file d'Israel Beitenou propose au président israélien de rencontrer ensemble les dirigeants des deux grands partis. « Tout ce que nous avons proclamé avant les élections, nous le réaffirmons après la consultation… Nous n’avons qu’une seule option : un gouvernement national libéral large, composé de notre parti, du Likoud et de la formation Bleu-blanc. »

    Peu de temps avant la fermeture des bureaux de vote, le taux de participation était de 63,7 %, un score légèrement supérieur à la même heure aux législatives d'avril.

    [Édition spéciale] Les législatives en Israël 18/09/2019 Écouter
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