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    Moyen-Orient

    Entre les Libanais et leurs dirigeants, un déficit de confiance

    media Des manifestants dans les rues de Tripoli la deuxième plus grande ville du Liban le 22 octobre 2019. REUTERS/Omar Ibrahim

    Le mouvement de contestation sociale au Liban est entré ce mercredi 23 octobre dans sa septième journée et ne donne pas de signe d’essoufflement. Mardi encore, ils étaient des dizaines de milliers de personnes à manifester à Beyrouth et dans l’ensemble du pays.

    De notre correspondant à Beyrouth,

    Les manifestants se divisent aujourd’hui en trois catégories : ceux qui sont satisfaits des mesures et des réformes proposées par le gouvernement ; ceux qui estiment que le plan de sauvetage du Premier ministre Saad Hariri mérite une dernière chance ; et enfin ceux qui le rejettent en bloc.

    Ce n’est donc pas le plan en lui-même qui suscite le mécontentement de la foule, mais ceux qui sont appelés à le mettre en œuvre. Il existe clairement un problème de confiance entre les Libanais et leurs dirigeants. Même les moins intransigeants des manifestants pensent que ceux qui sont au pouvoir soit videront les réformes de leur sens, soit ne les mettront jamais en application.

    Les plus radicaux réclament la démission du Premier ministre, voire du président de la République Michel Aoun, ou encore, le démantèlement du système politique basé sur la répartition entre les différentes communautés religieuses des postes au sein de l’État.

    Les partis politiques présents mais discrets

    Des personnalités politiques ont bien tenté de venir s’incruster dans le mouvement mais ne sont pas parvenues à leur fin. Certains politiciens ont été chassés des grands rassemblements organisés à Beyrouth et à Tripoli, la deuxième ville du Liban dans le nord du pays. Lors des manifestations qui ont lieu, on ne voit d’ailleurs que des drapeaux libanais, aucun fanion de parti politique.

    Cela ne signifie pas pour autant que les grandes formations traditionnelles n’essaient pas d’infiltrer ce vaste mouvement populaire pour l’orienter vers des objectifs servant leur propre agenda. Mais elles le font discrètement sans paraitre en première ligne.

    Il faut notamment faire une distinction entre les manifestants qui se rassemblent sur les places des grandes villes, et les groupes de jeunes qui coupent les routes, et qui appartiennent souvent à des formations politiques, notamment le parti chrétien des forces libanaises de Samir Geagea et le Parti socialiste progressiste du leader druze Walid Joumblatt.

    Un pays paralysé

    Le pays est paralysé depuis près d’une semaine avec la fermeture des autoroutes et des grandes artères, les écoles et les universités sont fermées, de même que de nombreux commerces et banques. Certaines familles commencent à manquer de liquidités, les distributeurs automatiques de billets n’étant plus alimentés.

    À lire aussi : Les réseaux sociaux, caisse de résonance de la colère des Libanais

    De nombreux syndicats professionnels et sectoriels ont exhorté les manifestants à laisser passer les véhicules de ravitaillement, comme les camions-citernes, les camions livrant le blé aux boulangeries, ou les médicaments aux hôpitaux et aux pharmacies. Des problèmes d’hygiène et de santé pourraient aussi apparaitre car les ordures ne sont plus ramassées depuis plusieurs jours.

    L’armée libanaise intervient parfois pour ouvrir une route ou empêcher le blocage d’une artère stratégique, mais elle n’as pas reçu l’ordre d’ouvrir de force toutes les routes du pays. La possibilité de décréter l’État d’urgence a été évoquée mardi par les médias mais des sources gouvernementales ont nié cette éventualité.

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