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    Moyen-Orient

    Incarcérée en Iran, l'anthropologue Fariba Adelkhah entame une grève de la faim

    media La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah détenue depuis le mois de juin en Iran. www.youtube.com

    La chercheuse franco-iranienne, Fariba Adelkhah, incarcérée depuis le mois de juin en Iran, a entamé une grève de la faim illimitée. Avec sa codétenue, une universitaire australienne, elles disent avoir été soumises à de « nombreuses violations de leurs droits humains fondamentaux ».

    Dans une lettre ouverte, Fariba Adelkhah et sa codétenue, Kylie Moore-Gilbert, disent avoir été soumises à des « tortures psychologiques » et à de « nombreuses violations de leurs droits humains fondamentaux ». Elles ont donc entamé une grève de la faim, mais aussi une grève de la soif pour protester contre leurs conditions de détentions à la prison d'Evin, à Téhéran.

    Selon Béatrice Hibou, directrice de recherche au CNRS CERI-Sciences Po et membre du comité de soutien de Fariba Adelkhah, l'anthropologue franco-iranienne réaffirme dans cette lettre les tortures psychologiques qu'elle subit. « Nous en avions entendu parler, mais nous n'en étions pas sûrs car nous n'avons eu aucun contact avec elle », précise la professeur au CERI à Sciences Po.

    L'anthropologue franco-iranienne, spécialiste du chiisme et sa codétenue, une universitaire de Melbourne, spécialiste du Moyen-Orient, sont toutes les deux accusées d'« espionnage ».« Nous lutterons au nom de tous les universitaires et chercheurs à travers l'Iran et le Moyen-Orient qui, comme nous, ont été injustement les cibles d'accusations forcées de toutes pièces », expliquent les deux femmes dans leur lettre ouverte.

    Les prisonniers de l'arbitraire 

    Fariba Adelkhah et Kylie Moore-Gilbert précisent également qu'elles sont « prisonnières des Gardiens de la révolution » et ce depuis un temps extrêmement long, 15 mois pour Kylie Moore-Gilbert et 7 mois pour Fariba Adelkhah.

    La ministre australienne des Affaires étrangères, Marise Payne, a appelé l'Iran à traiter Kylie Moore-Gilbert « avec équité, humanité et en accord avec les normes internationales ».

    Le comité dont fait partie Béatrice Hibou, au CNRS CERI-Sciences Po soutient Fariba Adelkhah mais aussi Roland Marchal, spécialiste de la Corne de l'Afrique et chercheur au CERI, incarcéré en Iran depuis le mois de juin. Pour affirmer la nécessité d'une compréhension de la liberté de la recherche et de la liberté scientifique en Iran et dans le Moyen-Orient, Béatrice Hibou affirme que le comité est en contact régulier avec le Quai d'Orsay. « Il nous tient informés et nous fait part des négociations qui pour l'instant n'ont donné aucun résultat ».

    Le CERI a également déclaré : « En ce jour de Noël, notre solidarité et nos pensées d'espoir vont vers Fariba, Roland et toutes les autres prisonnières et prisonniers de l'arbitraire ». 

    Le 10 décembre dernier, le président français, Emmanuel Macron, avait réclamé la libération « sans délai » des deux chercheurs français, dénonçant une situation « intolérable ».

    Le ministère français des Affaires étrangères a aussi annoncé avoir convoqué vendredi 27 décembre l'ambassadeur d'Iran à Paris pour dénoncer « l'emprisonnement intolérable » depuis plus de six mois de deux universitaires français, dont une a entamé une grève de la faim.

    Paris a rappelé à l'ambassadeur « l'exigence de la France que nos compatriotes Fariba Adelkhah et Roland Marchal soient libérés sans délai et que les autorités iraniennes fassent preuve d'une totale transparence sur leur situation », souligne le Quai d'Orsay dans un communiqué. Ce dernier a rappelé dans le même temps son « extrême préoccupation sur la situation de Mme Fariba Adelkhah qui a cessé de s'alimenter, et a réitéré (sa) demande d'accès consulaire, jusqu'ici refusée », ajoute ce communiqué.

    A écouter aussi Universitaires détenus en Iran: «leurs libérations dépendent de négociations géopolitiques, on est donc dans le flou»

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