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    Les journalistes français libérés en Syrie en route pour Paris

    media Les quatre otages français libérés à leur arrivée à l'hôpital. Devant: Edouard Elias (G) et Didier François (D). REUTERS/Dogan News Agency

    Enlevés en Syrie au mois de juin 2013, les quatre journalistes français Edouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torres ont été libérés. Ils ont quitté la Turquie pour rejoindre la France, ce samedi 19 avril 2014 en soirée. Les ex-otages avaient été retrouvés par des gendarmes turcs à la frontière. Ils sont attendus dans l'Hexagone ce dimanche matin.

    Suivez en direct sur les antennes de RFI le retour en France d’Edouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torres, ce dimanche à partir de 8 h 15, heure de Paris (6 h 15 TU). Romain Caillet, chercheur sur les questions islamiques, en direct de Beyrouth et Arnaud Danjean, eurodéputé et ancien de la DGSE, sont les invités de cette édition spéciale.

    Avec notre correspondant à Istanbul,  Jérôme Bastion

    Les premiers mots de Didier François 19/04/2014 - par RFI Écouter

    Ils sont libres, et seront de retour sur le sol français ce dimanche. Le président François Hollande se rendra au pied de leur avion, peut-être à Villacoublay, en compagnie de leurs proches. Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres, quatre journalistes français retenus en Syrie depuis le mois de juin 2013, ont été libérés ce samedi à la frontière turque. Les quatre ex-otages sont en bonne santé. Ils ont pu parler à leur famille au téléphone. « Nous sommes très heureux, c'est un bonheur de pouvoir voir le ciel, de marcher et de parler librement », a déclaré Didier François à la presse.

    « Ce matin, tôt, Monsieur le président de la République François Hollande m'a appelé pour m'annoncer la libération », a confié le père de Pierre Torres sur BFMTV. « J'ai ensuite eu mon fils au téléphone en Turquie, Pierre. Ca a été un appel très court, à cause de très mauvaises conditions. Mais le moral semblait bon, et il a l'air bien. »

    → À (RE)LIRE : Syrie, les quatre journalistes français sont libres

    Dans la soirée de samedi, vers 23h (heure locale), nos confrères ont embarqué à bord d’un avion spécialement affrété par l'armée française, depuis la ville de Gaziantep dans le sud-est de la Turquie. Au début de l’après-midi, dans leur hôtel sur place, ils avaient pu faire une solide toilette, se changer, se restaurer et se reposer, entre les allées et venues de divers officiels français et turcs. Mais depuis leur découverte, les formalités ont été longues : d'abord, des examens médicaux à l’hôpital de la ville d’Akçakale ; ensuite, le transfert à Sanliurfa, préfecture la plus proche.

    C’est là-bas que, seulement quatre heures après leur découverte, les agents de sécurité français ont été prévenus et ont pu les retrouver. Durant toute la matinée, ensuite, il a fallu toutes sortes de démarches pour leur octroyer un passeport provisoire et les ramener vers Gaziantep. Les quatre ex-otages sont d’ailleurs demeurés sous escorte policière turque jusqu’à l’aéroport où les attendaient d’ultimes formalités pour pouvoir quitter la Turquie. En effet, leur autorisation de séjour n’était pas en règle, puisqu’ils avaient quitté illégalement le territoire turc pour entrer en Syrie sans visa.

    Comment les otages ont-ils été libérés ?

    Selon un communiqué du ministère français des Affaires étrangères, cet épilogue est « le résultat d’un travail long, difficile, précis et nécessairement discret ». Mais que sait-on exactement des conditions de cette libération ? Une faction rebelle locale aurait déposé nos quatre confrères, pieds et poings liés, les yeux bandés, en plein champ au bord du chemin de garde. C’est là qu’ils ont été retrouvés par une patrouille de gendarmes, vendredi vers 16h00. Cette dernière les a remis aux autorités du poste frontière d’Akçakale.

    Pascal Guénée , membre du comité de soutien, se réjouit de la libération des quatre journalistes 19/04/2014 - par RFI Écouter

    Ce que l'on sait aussi, c'est que ce protocole a été mis au point lors de discussions directes, qui se tenaient depuis une quinzaine de jours environ entre les services secrets français et les islamistes de l'Etat islamique d'Irak et du Levant (EIIL). Ces derniers avaient reconnu, il y a quelques semaines seulement, détenir les journalistes enlevés en juin dernier. On ne connaît pas les termes exacts de cet accord, notamment le versement ou non d'une éventuelle rançon et, le cas échéant, son montant.

    On sait en revanche que les ravisseurs de Nicolas Hénin, Didier François, Edouard Elias et Pierre Torres ont remis leurs otages à un groupe rebelle basé près de la frontière de manière à ne pas être eux-mêmes inquiétés. Ce sont ces hommes qui ont laissé les Français côté turc, à un endroit où ils étaient sûrs que les autorités les trouveraient et les mettraient en lieu sûr avant de les remettre à la France.

    Le rôle des Emirats arabes unis pointés du doigt

    Des acteurs tiers ont-ils joué un rôle ? Sur ce point, le député UMP Alain Marsaud, représentant des Français de Syrie à l'Assemblée, n'a aucun doute : « Il y a de bonnes raisons de penser qu'un certain nombre d'Etats amis, ou un Etat ami en particulier, après avoir identifié nos preneurs d'otages, a pris langue avec eux et a obtenu cette libération », confie-t-il sur RFI.

    « Je me suis entretenu, il y a quelques jours, avec les responsables des services de sécurité des Emirats arabes unis, et j'ai cru comprendre, même si les choses n'étaient pas aussi claires,  qu'il y avait de bonnes raisons de penser qu'une issue favorable se déroulerait prochainement, explique l'élu. Je ne sais pas si c'est eux seuls directement. Mais dans tous les cas, nos amis des Emirats arabes unis ont eu, à un moment ou à un autre, des contacts positifs, vraisemblablement avec les gens d'al-Nosra, dont ils sont proches. C'est un secret pour personne que les pays de la zone soutiennent tel ou tel groupe ou tel sous-groupe au demeurant. »

    L'itinéraire incertain d'une partie des ex-otages

    Didier François et le photographe Edouard Elias travaillent pour la radio Europe 1. Ils ont été enlevés le 6 juin 2013 dans la région d’Alep. Nicolas Hénin et Pierre Torres, deux journalistes indépendants, ont été enlevés le 22 juin, bien que les autorités n’aient annoncé leur enlèvement qu’en octobre 2013. Il s'agit de journalistes aguerris, qui connaissent ce type de terrain. D'ailleurs, Nicolas Hénin se rendait pour la septième fois en Syrie.

    Si Didier François et Edouard Elias ont d’abord fait l’objet d’un enlèvement opportuniste de la part d’une famille qui souhaitait gagner de l’argent, ils ont ensuite été donnés à un groupe terroriste qui les a remis à l’EIIL. Le parcours syrien des deux autres otages est moins connu. Mais il semblerait que les quatre hommes, passé un certain temps, auraient été rassemblés. La dernière preuve de vie avait été reçue en octobre 2013. Dans une vidéo, ils apparaissaient tous vêtus de pyjamas orange, les mêmes que ceux que portent les détenus dans la prison américaine de Guantanamo. Depuis lors, plus de nouvelles.

    La libération de trois journalistes espagnols, le 30 mars dernier, avait redonné une lueur d’espoir aux proches des quatre journalistes français. Marc Marginedas, l’un des otages espagnols, avait affirmé les avoir vus avant sa libération. Pour l'instant, le récit de leur captivité sera réservé aux services de renseignement français. Un débriefing tout à fait habituel après toute libération d'otages.

    Le patron d'Europe 1 heureux que la mobilisation ait porté ses fruits

    Denis Olivennes répond aussi aux questions de la presse 19/04/2014 - par RFI Écouter

    Denis Olivennes, PDG d'Europe 1, a pris la parole sur l'antenne de sa radio. « On est tous, vous l'êtes et je le suis évidemment, bouleversés, explique-t-il. Quand je vois les images de Didier, que je vois que la malice dans ses yeux est toujours là, que dix mois de captivité ne l'ont pas atteint en apparence, il n'y a pas de mot pour vous dire la joie qu'on ressent. »

    « Je voudrais remercier le président de la République et les services du gouvernement grâce auxquels ces otages sont libres aujourd'hui, ajoute le PDG. Je dois dire qu'on a pu observer, au cours de ces dix mois, un engagement de leur part, et une efficacité qui se révèle dans toute sa grandeur aujourd'hui. [...] Merci aussi à tous ceux qui, au cours de ces dix mois, se sont mobilisés autour des familles de Didier, d'Edouard, de Pierre, de Nicolas ; familles qui ont été admirables. »

    La question du traitement journalistique de la guerre syrienne

    Autre réaction, sur RFI : celle de Benoît Schaeffer, photojournaliste indépendant et membre du comité de soutien. Il s'agit d'un ami de Nicolas Hénin, avec qui il a notamment travaillé en Irak et en Somalie. Selon lui, plus aucun journaliste occidental ne doit se rendre en Syrie, territoire devenu trop dangereux.

    Benoît Schaeffer : « La Syrie est indéniablement un conflit qu'il faut couvrir, dont il faut parler ; trois années de guerre, plus de 150 000 morts, cela ne peut pas rester comme ça, sans information. Mais aujourd'hui en tant qu'Occidental, partir sur zone, c'est du suicide, que l'on soit jeune, aguerri ou vieux. Il ne faut plus y aller. A moins d'être Franco-Syrien, prendre ce risque de partir là-bas, c'est totalement inconsidéré. Après trois ans de conflits, les gens se retrouvent sans rien. L'opportunité de prendre un otage occidental est trop tentante. »

    Sur RFI
    Réécouter notre édition spéciale consacrée ce samedi soir à la libération de nos confrères en Syrie (20 minutes) 19/04/2014 - par Philippe Lecaplain Écouter

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